dimanche 19 décembre 2010

LIEN FLORILEGE

LIEN FLORILEGE

Mon chant – une fois dans l’exil –

Est brûlé par le presque rien

Dont il fait existence

Mais il prend soif

De la terre urbaine

D’où le vent soulève l’avenir

Solitude exultant – offrande

On l’entend vibrer

Dans le cœur du lointain

Lui qui- dans notre pays

Allume encore l’horizon

Il ne demande aucune prière

Mais se conforte

Dans la musique-oraison

Où transpire l’humide présence

Celle de la pierre

Ravalant sa salive de neige

Goutte par goutte …

Chant à la clef de l’accueil

Scellée aux fenêtres diamantées

Dans le gel

Au double seuil du désir et de l’étrange

Ouvert aux contreforts du temps qui défile

Dans la coulée où s’abolit l’étranger

Là-bas – les ponts sur la seine

Parmi des arcanes de lumière

Trament l’augure

De la toujours neuve traversée

Insaisissable chemin de silence

En travers de Paris :

L’horizon

Qui ne demande rien d’autre à savoir

Sauf peut-être :

La parabole à construire

D’un lien-florilège

Secret d’un chant qui n’en soit pas l’unisson

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