vendredi 11 mars 2011

AVANT LA CREPUSCULE

AVANT LE CREPUSCULE

Un baiser d’air frais

Au-dessus des terres fendues

Ici – dans la montagne aplanie

Grimpe vers le soleil roussissant

Vers le plus haut – vers l’immaculé

Tête vide attachée à l’horizon blanc sur bleu

Cœur élancé aux doux gazouillis

Vers le creux béant et sombre

De la vallée

Et … Plus loin – plus loin

Mais se rapprochant :

La voracité de l’ombre

Attrapant tous les précipices

Jusqu’à ne subsiste

De la lumière

Que cette monumentale

Clarté de chaux

Bientôt bordée puis auréolée de roses

Arrondissant l’angle rentrant

De la nuit vers les étoiles

Le baiser – alors – aura tout emporté

Jazzant avec le merle

Sur la secrète obscurité

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