dimanche 27 mars 2011

LE VENT D'AMOUR

LE VENT D’AMOUR

Le vent d’amour restant serein

Envoie ses ajoures au secret

Des grands monts toujours suzerains

Dans le bel horizon de craie


Posant l’azur indélébile

Il lance – telle une sibylle

Cette nature qui renaît

Aux oiseaux de sa destinée


Soir – un côté d’éternité

Clair- bâti comme cathédrale

Offre son graal tout vertical

Et – rose – côté liberté –


Vient clore le cycle du jour

En un horizontal séjour

Où court la carte des étoiles

Par-dessus la lumière en voile


Qui – là – ceint la vallée …

Au noir tout mont s’en est allé

Bientôt la lune si tardive

Dessinera les crêtes vives


Et celles-ci – comme embaumées

Jusque dans leurs plus hauts sommets –

Forceront le plus grand vertige :

Fantômes sans corps qui s’érigent

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