lundi 21 mars 2011

SILENCE A L'ECOUTE

SILENCE A L’ECOUTE

Voir et entendre le brouillard

Sur les chemins de la tempête

La suie du jour venir éclater

Dans un soleil qui se dévoile –

Comme il peut – sous ce bombardement


Notre liberté harnachée

Dans les hauteurs

Derrière cette lumière

Apparaissant – disparaissant


Il faudra du temps ?

Les grands corbeaux cherchent des trouées

Par où s’écartent les nuées …

Ils inventorient le ciel …

Voient-ils le monde entrer en convulsions ?

On entendait des chants …

On entendait la rumeur sur la ville …


Mais – là-bas – sur la route :

Des chaînes voraces cliquettent

Et – dans les cités : des maisons tranquilles

Sont explosées – emportées

Sous l’ombre furtive

D’oiseaux de mort

Sous la boue de déferlantes de mort


Qu’adviendra-t-il ?

Les foules de la liberté

Ne semblent plus rien attendre

Des caquètements de basses cours royales

Qui – de loin – les musellent

A coup de promesses


Frontalement exposées aux fracas de fureur

Elles ne chantent plus – ne dorment plus …

Cependant – les traces d’une histoire

Ne sont pas ensevelies

Un chemin peut se rouvrir

Aux semeurs d’espoir

Qui ne comptent sur aucune partition

Soufflée par les maîtres du monde

Ni sur aucune richesse putréfiante

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