samedi 27 août 2011

ENNUI ECORNIFLE

ENNUI ECORNIFLE

Sur le flanc des béatitudes

Le poème écornifle l’ennui

Il le soudoie

Et lui mange le cœur


O suppliante voix

Qui te lève

Dans les incertitudes du monde

Arme-toi du petit air de fête

Dégage-s-en sa sève

Comme d’un arbre au savoir

Et laisse plier l’oubli

Aux compositions serrées du désir


Tu entendras un air étranger

Aux parfums d’orient

Il sonnera les fins de l’Humanité –

Fruits inconnus à la pulpe douce

Tu toucheras aux palmes

Dans l’oasis de tes langueurs

Et deviendras l’Aladin

Ouvrant sa lampe de magie


Les surprises seront tiennes

Incarnant l’amour sans soupir

Langues de feu – toutes croiseront

Un vœu de renaissance

Langues de bohèmes – toutes

Assises là sur le ventre et les lèvres

De ville


Et la vasque d’un lieu élu d’un soir

S’ouvrira à la jeune Parque

Amorçant une danse funambulesque

Sur un fil serré reliant les toits


Poème – à cette place où tu te tiens -

Une clairière au milieu des murs

Laisse flasher la lumière

D’une espérance

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