jeudi 29 mars 2012

PARE-FEU

PARE-FEU




Je paradais
Glue à la patte …
Chaux vive dans son âme –
Désembaumé fut mon corps
Au sortir d’hiver
Sous bon vent de Neptune
Aux lèvres d’Astrée


Ici : pluie sur neige
Puis – soleil … Soleil sciant
Ma plume
Jusqu’aux rhizomes d’une promesse
Il rit – chahute et chante
Plante fleurs et bourgeons
Là où tout fut transi
Par le gel


Cependant – ma parole
Etait encore embourbée
Comme charogne
Au bord de mon sourire

Rougie à la blanche lumière
Des citadelles blanches –
Elle entra en insurrection –
Se stupéfiant d’un long éclat d’os –
Elle sortit de sa chair élaguée
Et chiffonna son tronc
Contre la mort


Elle s’acharna – s’acharna –
Arme d’Armageddon –
Elle trancha – trancha
Au cœur d’Aphrodite
Et ses larmes ne s’asséchaient plus
Leurs crues délitées
Furent un poème à roses d’azur
Qui garda leurs plis recharnés
Pour le futur


Soupirant à la nasse de ses feux
Ses nerfs – lentement – s’assouplirent
Et – façonnant un corps neuf –
Se mirent à souffler le verre
Comme fragile il était !


Exécutant le flasque de ses laves –
Il se construit maintenant
Dans une durée de basalte
Comme un pare-feu


Plus tracées sont les lignes de l’instant
Plus s’effacent les signes du hasard
Et le passé insiste alors
A la porte noire
Du présent pétrifié
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