samedi 31 mars 2012

A PLEINE JOUE

A PLEINE JOUE




Ai-je volé le cœur d’un désir
Pour qu’il me revienne
En soupirs hachés ?!


Mais … Vigilance ! Vigilance !
Ne pas sécher le souvenir
Aux vengeances
Du vent


L’argent – le nerf de l’oubli
Martèle le fer rouge
Où supplient
Les baisers
De ne pas être rongés
De ne pas être happés
Par la frappe du temps


Et c’est bon vent
Qui les rapporte
En neufs


Crie ! O crie ! Désir
Métamorphosé en prose
Coupante
Et travaille au larmier
Qui perle des fleurs


Germée au fendant des oracles
Inscrite dans le grain solaire
Où s’irisent tes lèvres –
Monte ! Verbeuse forêt des mots
Et tacle les pieds fous
Qui s’aventurent
Dans les brins d’herbes sauvages
Pour y inscrire un but


Mais oublie le vol de tes armures
Ne te caparaçonne plus
Dans tes arbres


S’il y pleut des chants d’oiseaux
Assouvissant la soif des hauteurs –
Qui aura pleine joue
Sur un sein de neige ardent
Qui se plonge dans le chuchotis
Où insiste une source
Qui la remonte pour chuter
Sur les pierres en avalanche
D’un poème
Se réveillera … Se réveillera
Comme dans une maison de fée
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