mardi 28 août 2012

LE LABELLE D'AMOUR


LE LABELLE D’AMOUR



Le cheminement de l’impossible
Dans la trame urbaine du matin gris :
Mon silence

Mais la part vaincue de l’indifférence
Entraîne comme une montée
Des égaux
Dans le regard qui se suspend
Au creux de la différence
Qui court

Il faudrait être dans l’ « Agon »
Pour éviter la démultiplication
Qui respire :
Ces scènes du monde
Au souffle hasardé
Dans l’arène
Du sens

Un labelle :
Ce théâtre retourné sur Babel
En coquille de paix
Mesurée aux vagues
D’impressions gravées
Dans la pulsation du moment …

On entend et l’on voit de nouveau
Se presser les passages et les paroles
Et les trains chaotiques du travail
Font le plein de la ville
Mais ils n’exténuent
En rien
La vacance
De l’âme

Le gouffre lui est compagnie
On voudrait voir battre
Le cœur des foules
Rien que pour avoir
A taire les dissociations
En son sein
Voilà où nous attendent
Les monstres froids
Pour qui
Tout est égal
Sauf leur puissance
Comparable à rien
Déchiffrable en aucun chemin

Ici – jeunesse et vieillesse
Sont comme en partage
De pensées
Mais …
Qui sont ces invisibles
Qui trament
Les trains séparés ?

Ce sont ceux-là
Radicalement séparés
Qui flambent la pensée
Et la tiennent pour discours
Toujours – à dix mille lieues
Infranchissables

Silence donc
Sur le règne des villes
Silence … mais …
Ouverture au monde
Sur leurs secrets désirs
De sourire à la lumière
Des temps nouveaux

Et que le mur glacé – isolé
D’un autre monde
Interpelle
Sur la vastitude concentrée
Sans la moindre vacance
Qu’il interpelle
Le théâtre magique
De nos villes 
Il ne le fermera jamais
Sauf à ouvrir - là aussi - entre leurs murs
Le chemin catastrophique
De la guerre perpétuelle

 
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