mardi 25 décembre 2012

UN FIL PRECIS LANCE PAR LA BEAUTE

UN FIL PRÉCIS LANCE PAR LA BEAUTÉ
Trois sonnets enchaînés


Terre n’est pas vestige pour les innocents
Monde n’est pas vertige pour les ignorants
Ville n’est que litiges pour le mauvais sang
De misère à colère on tient de brefs courants

Tout cela mature du détruit au construit
 Sur les ruines du temps – sans autres coups férir –
Un vrai royaume des ombres sort de la nuit
Sur laquelle Homme a du mal à se définir

Car terre et misère battent d’un seul grand cœur  -
Lumière diffractée d’un esprit  bien concis
Faisant irruption dans d’aussi fragiles demeures

Que Beauté résistante lançant  fil précis
Entre graves souffrances et très lourdes rancœurs
Sa sagacité abat les tristes rumeurs


Petites comme grandes leçons de la vie
Dorénavant sont éclairées dans leur domaine
Elles feront – dans leurs sillons – tomber d’envie
Les moindres comme les grands vampires à leur traîne

Cette nuit – un aréopage de passeurs
Laisse résonner – du large pont de sa voix
Qu’il véhicule – précipite et – là – envoie
Aux pauvres « soldats » qui se battent avec les heures

Alors – la guerre complètement désossée
Serpentant à terre – ne peut qu’essayer de mordre
Le temps des fêtes déployé dans la joie

Mais – même dans les ajoures maintenant glacées
La compagnie pousse les monstres à se tordre
Dans tous les nœuds de sa juste et claire loi





Terre – ville – monde – en un univers fusionnent –
L’homme-lige perd trace dans les différences
Qui montent au ciel et le poussent pour qu’il rayonne
De la majesté de l’exil et de l’errance

Une étincelle dans les yeux qui s’originent
De tous les pays – désobscurcit les regards
Qu’Ici – l’instant prolongé – sans-cesse illumine
Et donne au hasard toute la place de l’art

Mille et mille chansons pour couvrir ces domaines
Elles tournent autour des points que l’on veut cardinaux
Et font valser les feux du lointain carrefour

Et quand la fête s’est presque achevée – notre hymen
Rassemble ici et maintenant tous ses anneaux …
L’invisible étoile-muse aura fait son tour
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