dimanche 28 avril 2013

CHANT POUR LE FUTUR



CHANT POUR LE FUTUR



Si le mal s’enferre
Et si la vie s’endurcit
Nous irons passer les seuils de la nuit
Éteignant tous les enfers

Si le monde casse
Et si la ville sommeille
Nous dégagerons tout notre soleil
Allumant toutes nos traces

Cherchant notre but
Et que se brisent tous murs
Nous donnerons cible pour nos allures
Reprenant toutes nos luttes

La tête à l’errance –
Le bonheur dans nos bohèmes
Nous l’accrocherons à tous nos « Je t’aime »
Étreignant nos moindres alliances

Si le vent remue
Et si les feuilles s’allument
Nous éclairerons toutes nos enclumes
Pour tout ce qui sert de mue

Toi – drapeau en berne
Pour tout ce qui tient promesse –
Oui ! Tu pourras garder toute l’altiesse –
Chantant ce qui nous concerne

Portant ton désert
Dans ce qui ne fait que foule
Tu pourras passer toutes les grandes houles
Au sein de ce qui fait guerre

Avec la vertu
De ce qui porte la paix –
Tu feras vivre contre toute épée
Ce qui jamais ne nous tue

Éloigné domaine
De l’intelligence-force
Tu l’arracheras toujours à l’écorce
Quand elle pourrit ton chêne

Violence écartée
Sur les moindres pas de l’Homme –
Tu délivreras de tout ce qui tonne –
En poème d’aparté

Nul chant de victoire
Pour entrer en résistance
Seules – mille fleurs seront son essence
Découverte de leur moire

Il sera bien dit
Qu’à travers toutes les toiles
Elles rayonnent avec toutes les étoiles
Sans Saigneur en paradis

Les chaînes enlevées –
Il te faudra bien mouiller
Ton ancre aux ports qui ne se font briller –
Là – tu te seras levé

Arme rédemptrice
Que la terre entière en partage –
Tu contiendras la moindre de tes rages
En une paix captatrice

Le temps en vainqueur –
N’attendant que l’instant-phare –
Livrera ton poème en le bel art
Qui rentrera dans ton cœur

L’amour exalté
Tiendra tous ses paris
Réalimentant les sources taries
En beauté de majesté

Les pauvres sirènes
Pourront toujours appeler
Tu élèveras sans-cesse ton legs
A l’abri de leurs arènes

En navigation –
Balayant la belle écume
Jusque vers les hauts rochers et les dunes –
Tu défendras ta passion

Forant le passé
Avec le lointain futur –
Tu gageras toutes tes aventures
En horizons ramassés

Avec l’Héloïse
Au silence des amours
Tu escaladeras les grandes tours
En respirant à ta guise

Fondant ton désir
Sur le terreau de belles âmes
Tu iras rencontrer la gente dame
Qui grandira ton empire

Tout amour dressé
Dans la pure rébellion
Contre ce qui serre sa condition
Ne pourra être harassé

Ouvert – infini –
Il grandit tous ses parcours
Sans jamais s’adonner aux belles cours –
Il ne fabrique aucun nid

L’océan vorace
Campe ses îles en vainqueur
Aimer ne reste vraiment sans rancœur
Que séparé de leurs traces

A son fondement :
La capacité de l’Homme
A rompre avec tous les liens qui le somment –
S’extrait de tout ce qui ment

Voyage Ici
Menant toujours tes pas –
Sans jamais te prendre à tous ses appâts –
Dans ce monde sans merci   
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