lundi 28 avril 2014

CE QUE DEVIENT LE POURQUOI DE TON AMOUR



CE QUE DEVIENT LE POURQUOI DE TON AMOUR




A la lune …
   Reversé :
                  Le pourquoi de ton amour
Gravissant toutes questions
Pour qu’au plus loin
Où se tende
Le jour –
S’offre ta hauteur
Jusque sur
Les marches du couchant

Tu chantes un Vérone
Où un Roméo te supplie
De descendre dans la cour aux miracles
Pour un pas de deux
Avec lui

Que tout ton corps
Soit un oracle
Lancé dans
Sa nuit …

                                                                                Et l’on voit se sceller
Un serment enchanté
Sur une aile de papillon
D’où ton amant
Disparaît
Reste ta voix modulant
Son envol

Outre rive – Même lune
Outre montagne – Même écho

Et voilà que ces ailes fragiles d’un baiser
Dérivent vers toi

Voilà qu’elles ne peuvent retenir
Un soupir haletant
Devant ta fébrile
Beauté qui
Attend

Papillon d’un jour
Prince de toujours
Devant ta royale étendue de fleurs
Bordant un désert profond …

Arnold Schönberg-Wassily Kandinsky: Music and Art Get One

samedi 26 avril 2014

Jacqueline du Pre plays Elgar Cello Concerto BBCSO Barbirolli (1967 Live...

LEPARLEMENT DES ROSES



LE PARLEMENT DES ROSES


Villégiature du poème ?
Il entre au parlement des roses
Où il s’enroule de charmes chronophages
Le prodige de sa vigilance
Est de s’appuyer sur
L’irretournable
Vertu :

Pétale sur pétale tenue …
Malgré l’assaut toujours inattendu
Des abeilles et des papillons et …
La permanente défense
Des piquants

Blessure du provisoire
En exhaustion brillante livrant ainsi :
La lettre des ébats …
Celle d’un cœur écarlate
Sous les joues
Du levant

Aucune fleur cueillie – aucune cruelle
D’où la parole ouverte
Se sort de leur
Beauté
Lui extirpant le silence
De leurs tropismes :
Arme à défaire
Les oligarchies
Du désir  

A L'ALLUMOIR DES PALABRES



A L’ALLUMOIR DE PALABRES



Source d’amour :
Source du toujours
Que l’allumoir des palabres
Découvre sous un mot
Puisé dans son
Cours inattendu

Mais que l’on creuse
Ou que l’on gratte –
La terre relâche
En cascade ou
En filet
Les eaux vives d’un
Avenir non enjambé sans
Un pont de corps
En rencontre

Reprendre en fontaines
De quoi tenir
Ce cours
En longue haleine
De spasmes passionnés
Et habiter le pli
De terre où
A jailli le premier
Spray au visage
Des amants

Et si l’on pouvait inventer
Un jardin musical
Pour agrémenter de notes fleuries
Chaque reprise de rencontre
A l’infini de l’espace
Qu’elle ouvre –
Il ne pourrait advenir le temps
De l’oubli ou de la
Pétrification …
Toujours on entendrait
Courir les eaux de la
Première source
Intarissable

mercredi 23 avril 2014

LA VEILLE SOUS LA ROSE DES VENTS



LA VEILLE SOUS LA ROSE DES VENTS



Tu t’es déclaré de mille fêtes
Pour des paroles de mille et mille têtes
La roue du temps enlevée
Sous le rose des vents
Levée  -
Tu conduis ta veille
Aux furies portant
Ton chant varié
Dans l’oreille
De l’instant

Une chaîne affable de fleurs
Passe sous ton aile de
Papillon qui avale
Le suc de leurs
Chairs tout
En laissant
Transpirer le parfum
De leurs jeunes
Âmes

Du drame de leurs aspirations
Monte le doux air
Des amours
Qui parcourt
Le lieu clair de leurs respirations …

Un tango argentin
Accompagne leurs paroles qui tanguent
Puis regagnent un temps éteint
Rallumé avec le charme
De mots qui dansent –
Mutins contre
Tout silence

Métamorphose armée par
La paix des différences :
C’est une musique
Où se pense
Le lointain
Et s’embrasse ce qui y mène : souverain
Avec les mains à la grâce
Des choses enlacées
Prenant leurs
Essences
Du partage

Et l’âge de la jeunesse
Visant les courses du hasard
A travers toutes les ressources
De l’art rencontrant
La vie pour tant
D’autres  qui ne se lèvent pas
Ni dans le gué
Ni dans la veille

mardi 22 avril 2014

POUVONS-NOUS ENCORE FECONDER NOTRE HISTOIRE



POUVONS-NOUS ENCORE FÉCONDER L’HISTOIRE ?



Petit appendice à la porte dérobée de l’absence
Qu’un allumoir adventice enrobe d’une ouverte présence
Et tout ce qui – doucement – se réveille
En attendant le serment verni
Des halos du soleil

La tête encore dans le sable des songes
La fête aux accords de table
Qui les rallonge

Nous – ruminant du vers pour verser tout notre soûl
Nous acheminons nous tenus pour deux sous …
Quelle histoire allons-nous encore féconder
Au sens giratoire que nous devrions emprunter ?
De notre corps aucun recours ne peut nous amender
Ni à notre cœur retourner
Les faux battements
Hasardés

De fausses mains secourables arrachent notre peau
Ce sont pinces sauvages qui serrent comme un étau
Les rêves dont nous ne pouvons sortir
Qu’à ravaler ce qui suinte
De nos désirs

Les murs eux-mêmes pourraient-ils s’ouvrir
Quand la main impure taillade
L’espoir de découvrir

Le temps fétiche escalade tous nos sens
Et tous ses partants trichent à la parade d’un sens

Agioteurs de l’attente qui frappez au marteau
Dans le poids de nos paletots tendus
Sur nos pauvres corps fourbus
Il est un jour sans veine
Et sans halo à l’horizon
Où la haine  évide au galop
Toute raison
Et vous …


Vous déchirez les pages des sages
Avec l’impatience de voir
Mise à nue
L’Humanité sous vos oracles
Qui n’exercent pas
Des miracles

Votre Dieu est à nos yeux
Ce que l’enfer demeure
Pour tous ceux que
Vous mettez
Aux fers

Vous – les véritables parjures
Qui hypothéquez notre futur
Vous quêtez notre douleur
Pour l’enfoncer dans
Le malheur en
Effaçant notre
Passé avec
Les pièces que vous ramassez
Auprès des puissants

Si l’Humanité s’agenouille
Devant votre aparté
De fripouilles
C’est que
Vous l’avez irriguée
De négativité et fatiguée
De tant de courses
Sans sources

O gens des matins urbains ! Gens au blanc d’innocence !
Soyez les hôtes mutins dans ce bain d’existence !
Tant que la terre tricarde continue
De tourner autour de
Votre turbin

Il est toujours temps de mettre à nu
Toutes nos années perdues
Et quand l’aube tricote
Ses intrigues –
Jouons à ce qui nous irrigue
De terre en ciel !
Toujours du sang de la beauté
Pacifique et combattante
Nous avons semé
La musique de
Nos attentes

O gens au fardeau du temps
Il nous faut ôter le rideau
Qui suinte de suif
Sur les épaules
Des perdants
Que nous trouvions l’ailleurs : Ici
Avec nos paroles-alluvions
Pour aller – non hâtifs –
A l’envers des
Brailleurs ignares –
Vers nos droits à notre aurore –
Celle de chacun-chacune
Levée en chacun
De nos ports
Mais liés
A un seul rêve :

Celui de river la beauté
A ce qui jamais ne sévit à l’encontre
De l’étrange pour rencontre –
De ne plus s’habituer
A l’habit neuf
Du pouvoir –

Juste savoir qui ravisse
Les matins blêmes
Parce qu’il sème
Sans sévices :
L’accueil et le partage
Pourvu que notre soleil le veuille :
Celui de nos cœurs et
De nos âmes
Séduisant
Comme une femme et
Sans terreur à la
Clef – juste
La terre appelée à
Renaissance avec toute
La patience de nos passions …