jeudi 31 juillet 2014

BRASIER ET BAISERS



BRASIER ET BAISERS



Sapeur ! T’as peur
Pompier tu l’es
Papiers brûlés
Et l’incendie ?
Tu le sens – dis !?
Brasier et flammes

Baisers des femmes …
Suis leur sentier pour les enfants
Essuies en entier et défends
Le feu des larmes
Contre la foudre
Des armes

L’innocence est en sang !
C’est le non-sens
Indécent

La suie de ces laves
Dans les cratères de mort
Où sont écrabouillés les corps –
Tu viens la happer
Mais pour quelle paix ?

Sois incisif et
Laves pour ce peuple nié
La pulpe-acide qui
Lui est liée !

Et qui déterre ses arbres
Et use du sabre
Pour
Le déraciner de son sol
Pour qu’il disparaisse
En un vol de
Mémoire
Mise en sang par
Une mémoire déprise
De son sens

Ce qui demeure en travail
C’est le fruit de ces entrailles
Où l’Humanité trouve
Sa présence
Non détruite par
La brûlure de
Son essence

mercredi 30 juillet 2014

lundi 28 juillet 2014

L'AMITIE A L'ACCROCHE DU CIEL



L’AMITIÉ A L’ACCROCHE DU CIEL




Lentement  chaque temps passé –
Comme un multiple d’instants
A l’accroche du ciel
Qui varie –
Suinte des hauteurs

Voraces – nous mangeons
Les coins d’azur –
Nous dévorons la bruine
Et l’ami allemand est
Au bord des larmes
Où est passé
Son amour ?
Disparu sans trace …

Combien de temps à recompter ?
Combien à refaire vivre ?

La pluie gémit – grossit –
Elle s’installe – enfourchant
Nos cœurs

Plus aucun chant
A sillonner le vide
Pour entraîner notre écoute …
Rideau fermé sur les montagnes …

Tout à coup :
Cataracte au regard
Avec des gouttes comme des balles
Avec des éclairs chargés de poudre
Qui craquent avec un
Grand souffle
Pliant
Les arbres à les faire
Se briser

Mais la paix se cultive par grand vent
Et ici – l’amitié n’a pas
A se prouver
Elle s’éprouve et s’épouse
Par le plus tonitruant
Des cieux qui
Tombent
Jusqu’à
Se gonfler de brouillard

On laissera cet instant
Bâtir une éternité
Pour penser
Les bombardements sous l’azur
Ils cassent une Humanité …
Là-bas … Là-bas …
La paix appelle – appelle ! …
Le véritable et
Bel horizon
Est à cultiver avec les oliviers

dimanche 27 juillet 2014

RESONNANCE ET SOULEVEMENT

RÉSONANCE ET SOULÈVEMENT



Si je trempais mon cœur
Dans les arcanes de l’oubli
Les éclairs s’y jetteraient
Comme dans des flaques
Qu’ils soulèveraient

Non ! Ma patience n’est pas un tombeau
Elle  s’aiguise à dégager
Fidélité vitale dans
Le présent
En réorchestrant chaque moment
Avec la musique
Du souvenir

Ah ! Que le futur puisse jaillir
Avec les sarments de l’ivresse
Quand ils couronnent
Mon âge !

Tant j’ai vécu de nouveautés inattendues
Que je pourrais encore planter
Cent fleurs au creux de
Ma pensée actuelle

Aujourd’hui mon amour
S’épanouit en s’incrustant
Dans mon lointain
Passé de
Souk et de
Médina
Avec tant d’essences et de parfums
Il soulève l’horizon et parle
Aux neiges éternelles

A la porte du désert
Il n’y a pas plus rose qu’elle
Plongée au bord de source
Rafraîchissante

Je vole ses trésors et –
Toute entière pétrie de
Son histoire –
Elle m’embarque – piquant
Mon désir de la voir
Près de moi

Et je lui vole son souci –
Lui vole sa pensée –
Réinventant toute
Mon enfance

Ici – j’entends et je vois
S’y accorder : les pentes rudes
Qui – chaque jour –
Me portent à
Lutiner avec
Le souffle de
Ton amour

Ici – les forêts résonnent
De ton pas de fée
A l’approche de
Mon désir

J’imagine ô Combien tu touches
Les portes de mon âge
Avec tes mains
Burinées par
Le soleil

Je te devine cristalline
Comme la source au pied
Des glaciers
Garde cette fraîcheur
Pour désaltérer
La bouche de
Tes baisers

Aujourd’hui – j’ai pris encore une année
Je te l’offre comme si c’était
Le fruit sorti de mon
Enfance
Comme je t’offre les mille contes
De mes nuits empourprées par
Le songe monté de toi
Au plein éclat des
Étoiles allant vers
Toi !

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samedi 26 juillet 2014

NE PLUS SE LESTER DE VIDE



NE PLUS SE LESTER DE VIDE !!



Notre pensée est sur les nuages
Qui enrobent les montagnes
Elle suit le soleil remontant
Leurs pentes
Et se laisse couler
Dans sa lumière perçant
Le rideau cotonneux …
Elle ne moutonne pas
En rentrant dans
Le silence

Soudain ! O les trilles d’oiseaux
Qui vrillent au sein du
Manteau vermillon
Dont les membres
S’ouvrant au
Précipice –
Empêchent notre pensée
De courir à l’aveugle
Et la voilà
Se délestant du poids du vide
Et se laissant pénétrer
Par les trouées
D’azur – intermittentes –
Qui disparaissent
Maintenant

Deux coups de tonnerre
Indiquent le lointain
Des vallées où
Plonge un ciel
Rageur
Par-dessus nous :
Les troupeaux de nuages
N’en font plus qu’un
Menaçant

Cependant : clin d’œil
Du coin de quelques neiges éternelles
Désenfouies des nuages
Tiens ! Pensée
Dans cet écrin provisoire
Et roule-toi dans le
Pépiement des
Passereaux
Pour
Y marquer le sceau de ta voix …
Le moment où des brassées
De paroles lui font
Écho :
Saisis-le après t’être armé
De lumière et …
Qu’elle vacille dans le vent du soir
Ce sera comme le temps
Te gratifiant de tant
De métamorphoses
Imprévisibles !