vendredi 26 décembre 2014

DANS LE BLEUISSEMENT DE LA CONCORDE



DANS LE BLEUISSEMENT DE LA CONCORDE



Dans le ferme azur de l'amitié
Sourit ma solitude
En paix
Il s'enchevêtre à ma voix
Et encorde mes désirs
En ascension

Le mal-être avait suivi aveuglément
La rengaine du jour
Plongeant
Finalement dans la nuit

Le matin grisé par le soleil
Et ses doigts de feu -
Je pense au
Rendez-vous d'un amour
Demeuré loin

Il dicte de quoi toucher
La sortie du rêve
En plein jour

Au plus pressé de mes pas
J'imagine un clair
De terre

Atterri là
J'envoie ma plume
Racler les sensations
De l'étranger
Sur le tableau urbain que
J'aurais voulu
Apprivoiser

En son sein
Y a-t-il seulement
Un échappatoire au
Rythme du temps ?

S'y saisir peut-être corps
En apesanteur
Mais … L'oubli
Pour interrompre la chaîne
Des heures – des jours -
Est-ce vie ou
Mort ?

Ah ! Ne serais-je Pégase
Pour aller avec
L'enfant
Franchir l'horizon plombé
Dans la poussière
Mauve

J'y suis ? Là ?
Au sable des châteaux ?
Mais elle n'est qu'oasis :
Ma place dans
Le désert des
Solitudes

Tracer un sentier
D'avancée en ce monde
En pensant
Clair de
Terre

L'oublier ce mouvement incessant
Alors que s'y satellisent
Toutes les vies comme
Contingentes ?

Mais la respiration haletante
Dans ma plume
Voudrait tenir
Hauteur

Alors un chant de merle
Un roucoulement de
Pigeons
Me rappellent que les ailes
D'oiseaux ne franchissent que
Les murs créés
Par l'Humain

Une lucidité sauvage rapproche
L'envol de mon regard
Du bord d'où
S'enroulent
Des courses fauves

Alors sonne le moment
Pour cueillir ces baisers
Derrière les fenêtres
D'amoureux …

Ils seront mes roses et mes piquants
A la pointe levée du jour …
Car la lente perclusion
De nos rêves
S'arrête
A cet instant où
La pierre s'entrouvre
A l'or des amours
En éclairs imprévisibles

Le soleil même glacé les accompagne
Et surenchérit à nos désirs
De hauteur :
Pour la mémoire insomniaque

Je la recroise avec ma chair -
Elle est encore et
Toujours chaude
De tous les
Exils intérieurs
Elle tourne – tourne : la mémoire
Avec ce sursaut d'azur
Comme la colombe
De la concorde

Ma plume vorace la tient -
Avec elle – le ciel s'empare
Des ombres à l'équerre
Des rues

Et la pensée ne s'expatrie plus
Et laisse place au
Sourire qui
Égalise
Les distances pour sauter
Vers le clair de terre
D'où peut
S'entendre le chant du matin
Resserré autour
Des lumières
D'Humanité
Réelle

On l'entendra la patience
Comme la sève qui
Court dans les
Arbres nus

On la verra faire ses tours
Du côté des amours
Clandestines
Sous la haute vigie
Des passeurs
Ouvriers de l'humble vertu
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