dimanche 21 décembre 2014

LA COMPAGNIE AU HASARD DANS LA NUIT



LA COMPAGNIE AU HASARD DANS LA NUIT



Le souffle par lequel se déroule compagnie
T'insuffle des airs où tu fabriques ton nid
Mais – malheureuse resterait cette promesse -
Si bien fabuleuse ne demeurait ta liesse

Et les écoutes-tu ces voix qui veillent -
Qu'elles ne sauraient traduire tout ton éveil
Sans ta juste bienveillance pour leur vertu
A les réveiller tes rêves qui s'étaient tus

Oui ! Toujours à l'improviste renaît ta vie
A qui jamais tu ne peux demander l'avis -
Sans-cesse vraiment – à demander l'impossible -
Tu passes toutes tes propres amours au crible

Quand la moindre de leurs chansons reste fidèle
Tu trouves dans la compagnie ces grandes ailes
D'où - grande rage et pesanteur évanouies -
Tu le trouves ton courage – intact dans la nuit

Tu tournes la page de la mélancolie
En ouvrant ton âge au seul grand livre où tu lis :
Celui où bruissent – confidences sur les lèvres -
Entre des silences – des secrets jamais mièvres

Tout ce qui – du partage – casse la terreur -
Outrepasse toutes les petites erreurs
Et ce que les amitiés de rencontre anime
S'arrime au temps qui fuit mais jamais ne le mine

Et là où l'envol de tes vers t'as amené
Poète ! Tu l'as volé aux âmes bien nées :
Ce mystère des solitudes partageuses
Dans la belle altitude d'une terre heureuse

Mais – qu'importe toute misère – dirais-tu ?
Sais-tu : la belle amitié ne peut l'avoir tue
Et – à travers elle – peut encore s'étendre
Le tendre – donc pour toute pauvreté – s'éprendre !

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