jeudi 1 janvier 2015

LA POESIE CONTRE LE "MAUVAIS SANG"



LA POÉSIE CONTRE LE « MAUVAIS SANG »



La ville est l'allume-feu de notre « mauvais sang »
Vois-tu en son miroir monter nos grands vertiges ?
Or – partout on entend mille et mille accents …
Prends-tu le temps – sans que ta voix ne fige
En de pauvres soupirs tes battements de cœur -
D'esquisser un sourire aux belles étrangères ?
Ah ! Vraiment : abolir nos si tristes rancœurs
Sans jamais se salir : notre vraie messagère
Étant la poésie qui – seule – magnifie
Ta pure fantaisie quand elle nous questionne
Et fait vivre en tous sens tout humain qui se fie
A la pure présence où toujours il s'étonne !


Création-résistance à la dure oppression
Et la belle confiance en ceux dont on abîme
La grande liberté de vivre leurs passions …
O Ces mains - Lâcheté ! - N'étreignent qui s'arrime
A l'art de maints et maints pour beauté reconstruire
Avec toute justice étant dans leurs chemins
Qui font entrer en lice espoir en devenir
Pour toute différence entre les humains ...
Ainsi la renaissance est dans ce qui raisonne
Au travers de l'essence - érigée en action -
De sève dégagée qui dans l'arbre résonne
Du savoir engagé dans nos circulations

Sachant lâcher du lest pour ce qui est malheur
Oui ! De la grande peste avant qu'elle nous entraîne
Entièrement au poids de si tristes douleurs
Cassons donc les les lois sans obéir aux chaînes !
Qui nous traîne à mourir à p'tit feu d'esclave
Si ce n'est un vampire en notre propre chair !
Et si nous acceptons l'idole qui l'entrave
Tous nos si riches dons seront pris aux enchères
Car l'idole est partout lourde de sa fortune
Elle est ce vil atout à tricher contre hasard
Et refuse tout choix de rêver à nos lunes
Pour tout ce qui échoit dans son monde bizarre

Il nous faut cultiver la grande poésie
Pour nous sentir sauvés de la prison mentale
Où nous respirons l'air qui nous a tout saisi
Y compris la lumière – elle qui rend égal
Malgré pauvres salaires et pauvre condition
Refusons cet enfer qui enfle nos vertiges
Et reprenons la ville avec nos possessions
Empêchons le « devil » d'en faire des vestiges
A l'heure où les finances s'arrogent tous les droits
Oui ! Prenons notre chance de sortir de l'abîme
Sinon – pauvre « destin » ! - nous serons à l'étroit
Sans même avoir atteint le pourquoi de la trime !

Alors donnons la coupe à tout pauvre étranger
Et ne battons plus coulpe à cause de misère !
Vraiment … Notre pays … Qui l'a dérangé ?
Oui ! Qui donc l'a trahi fabrique un grand désert !
Élargissons nos vues et grandissons notre art
Sinon notre bévue sera notre division
A vouloir à tout prix prendre la grande part
Avec force grands cris pour la distribution
Du festin capital – ce qui est révolu -
Tellement il s'étale sans même aucun scrupule
Dans tout le vaste monde – ayant tout résolu
Dans ses rapides rondes – dans un grand crépuscule

C'est l'unique horizon à nos tristes attentes
D'entendre les raisons des fondés de pouvoir
Qui ont tous décidé d'offrir des dividendes
Qui – vraies – n'ont déridé que le grave vouloir
D'industries au commerce grandement alléchant
Tandis que les promesses s'évanouissent en nature
Et ... quelques bénéfices pour tous ceux sachant
Comment entrer en lice avec littérature
Aux pauvres volontaires devenus les esclaves
Avec genoux à terre - au mépris des sans-droits
Afin d'avoir leur part si minime qui les lave
En tout ridicule art à nous mettre sur croix

Mais qui fait la leçon sans même un scrupule
O S'ils avaient raison de happer quelques miettes !!
Or ce n'est de saison dans ce grand crépuscule
Ils perdent leurs raisons en perdant leurs assiettes
Entre temps ils besognent avec pauvre étranger
Puis cognent sans vergogne et - sa vraie part de droit -
Nos « purs » représentants l'ont faite rencager
Tout en les encartant : ses espoirs si sacrés
Pour aller tous les vendre – eux qui étaient des proies -
Toutes bonnes à prendre avec pouvoir secret

Amis ne trempez pas dans cette si sale soupe
Et avancez vos pas tout en gardant distance
Afin que plus jamais toutes ces entourloupes
En viennent vous tramer en ville la pestilence
Aux cœurs de vos desseins pour commencer vos œuvres
A l'écart du festin construisez patiemment
Pour ici au pays - un chemin de manœuvre -
Étant dans la saillie d'un réveil – ardemment -
Gardez cette confiance pour l'humain véritable
Qui guette avec patience hors des mains hypocrites
Tout moment de lever hors des communes tables
Son histoire lavée de toute page écrite

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