dimanche 22 février 2015

SUR TES LEVRES ! O LA NUIT !




SUR TES LÈVRES ! O LA NUIT !



O Glisse donc ! Liberté !
Au fin noyau de l'éclipse
Tu la noies l'apocalypse !
Danse dans ton aparté
Sur ce cher chemin nu :
Dense chair de l'inconnu …


Et toi ! Nuit prise en Paris
Tu ne luis et ne varies
Qu'en la chaleureuse trame
D'une compagnie - sans drame -
Qui se dégrise à l'oubli
En d'heureux spasmes qui lient
La lumière sans étoiles
Aux chemins d'hier sans voile

Sur tes lèvres - O La nuit -
N'est mièvre - ni dur : le bruit
Où s'entonnent de pieux airs
Qui savonnent la poussière

Quand hurle le sans-futur
C'est qu'il brûle à toute allure
Des traces et les efface :
Celles du travail sans place

Mais si chuchoter des vers
Ce n'était que prendre l'air
De capter l'intime vie
Avec rime qui sévit ?

Et l'on balbutie sans-cesse
Devant le bal des promesses
Lançant bien sous le auvent
D'intenses liens si savants !

Ici plonge l'innocence …
Qui - ainsi - songe à sa science ?
Et quand commence l'éclipse
On ne peut en faire ellipse

Car - bravant les infortunes -
Qui - au vrai - conquiert la lune ?
On n'a jamais déchanté
Sur l'amour tout enchanté

Aux prémisses de demain
Peuvent s'accorder les mains
Qui détissent souvenir
Sur les cordes du désir
Hésite ! O Heure véloce -
A attraper ces sourires
Où méditent cœurs précoces
A le happer : l'avenir
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