vendredi 28 août 2015

TRAVERSER L'ART




TRAVERSER L'ART


N'apprends rien à quiconque ! …
Le bruissement léger du vent
Emporterait tes paroles !
Seul - Signe la beauté des choses !
Qu'elle transparaisse en liberté
Sans les noms communs
Qui la tuent

Au plus fiévreux de ses hasards
Tu traverseras l'art
Et les partages
Qui te diront
Le secret
Des voix
Te porteront à crayonner la joie
Comme sur les ailes
Soyeuses du
Papillon
Issu des métamorphoses

Et tu t'accorderas avec
Le silence des fleurs
Qui habillent
L'innocence
Des enfants

Tes yeux rentrant dans l'azur
Arracheront les flèches
Du bonheur
Aux arcs lumineux
Des pentes neigeuses
Ils étincelleront
De sourires
Et...

Pour tresser la toile de l'avenir
Ils inventeront des
Figures vivantes
Dans les filets
Des nuages...
Ils fabriqueront des anges

Sur ces ailes de la beauté
Nous tous allons
Et gravissons
Les pentes
Et...
Trouvant le chez-soi
A la hauteur de
L'accueil
Nous avons trompé la fatigue -
En nous faisant
Sourciers
Sur le chemin abrupte
Où file l'eau
Souterraine
Du savoir

Handel: Dixit dominus, HWV 232 | John Eliot Gardiner

dimanche 23 août 2015

Sibelius Violin Concerto - Maxim Vengerov, Daniel Barenboim, Chicago S.O...

AU BORD DES CIMES SE LIE LE VENTRE DE TES MOTS




AU BORD DES CIMES SE LIE LE VENTRE DE TES MOTS



Cherche sur les cimes poudrées de neige
Le flan pur où s'attache le ventre
De tes mots...
Ils se dépoussiéreront
Et te feront sauter
Des murs de
Pierre
Ils te libéreront des prisons mentales
Tu n'en emporteras aucun cri
Dans le frisson
Du soir

Comment pourraient-ils vibrer
Sur la fibre de ta voix
Sans que leur
Modulation
Ne s'exerce pour les amis

Voilà pourquoi – ô Amis
Nos mots demeureront
Familiers des cimes
Qui nous offrent
Les baisers
Même si
Les sauvages nuages
Nous masquent
La chair des
Plus hautes

Mais toi qui danses avec tes mots
Ne calcule rien qui
Les embaume...
Ils seraient
Pétrifiés
Et s'ils te consument
Rends-les au fontaines de jouvence
Tu les boiras
A leurs cascades

O Vous qui soufflez dans le cristal
Le verre de l'amitié -
Que votre feu
Soit ce chant
Changé en
Vive voix
Désaltérante
Contre la sueur du vertige
A la porte des
Sommets

Cette voix emportera loin... Loin
Tes mots qui glacent l'intérêt
Et tu te réchaufferas
Dans la nuit
Avec
Une liberté non soupçonnée
Par les chiffonniers
De la pensée
A vendre...

Loin … Loin … Près … Tout près
Des Prométhées déchaînés
Et des enfants qui
S'émerveillent
De l'horizon
De neige
En surplomb de toutes nuées
Là en un cœur étoilé
D'amours demeurés
Rebelles à tout
Enfermement

Et...Pour cet infini qui
Traverse le temps
Et l'espace -
Le moment vif
Où se rehausse toute pensée
Viendra sortir du
Ventre des mots
Tout calcul et
Tout ressentiment

vendredi 21 août 2015

EXIL ET SOLITUDE





EXIL ET SOLITUDE


La pensée de la solitude
Sourit dans les lèvres de l'exil
Qui attrapent le chant de l'oubli
L'armant d'insouciance
Tu empruntes
Ses ailes à
L'hirondelle

La citadelle du silence
Noyée sous de noires nuées -
Nous essuyons
Nos voix
Contre cette armure du temps
Et nous bégayons
En clamant
Le tendre
Malgré le fer des orages
S'approchant

Ainsi s'égrène le chapelet des heures
Et l'exil s'ouvre aux rencontres
Qui appellent le soleil
Qui appellent les
Grands airs
A gravir
L'incertain
Pour en renouer les racines lointaines
Et – pourquoi pas -
Pour museler
Le tonnerre
Qui nous cherche

Notre chemin palpite d'innocence
Que nous prenons au vif
Des mots où court
L'amitié
Dans l'instant -
Sans attente

lundi 17 août 2015

CRISTALLISATION DE L'INDICIBLE



CRISTALLISATION DE L'INDICIBLE



L'ennui est un magistère
Dont l'office est à l'écran épais de nuées
Qui font monter de la terre
Toutes les essences d'herbes qui ont sué

On guette l'apparition
D'une vraie lueur assainissant nos humeurs
Ce serait chair pour passion
Si elle se dressait jusqu'à notre demeure

Le vide sur la vallée
Derrière l'écran la tient encore invisible
Des amis nous font aller
Vers de doux chemins cristallisant l'indicible...

Près de la tendre inconnue :
La fée levant par sa magie le pâle ennui... :
Si sauvage mise à nu
Qu'à Mélancolie Grâce vient et nous unit

mardi 11 août 2015

DE PROCHE EN PROCHE



DE PROCHE EN PROCHE



De proche en proche
Apprenant la différence
Nous envisageons le lointain
En partageant de chacun à chacun
Ce qui de notre regard
Fouette ce qui
Nous sépare
Du lointain
Horizon

Nous ne nous relions que
Sans appel à un Dieu...
Il est en chacun
Remplissant
Le vide
Des précipices du monde

Nous n'avons à inventer en permanence
Que ce qui rayonne en nous :
Cette clarté de frères
Ouverte au
Moindre
Recoin d'azur
Et à tous les airs
Qui jonglent en leurs bouches

Nous savons traverser le brouillard intense
Et rendre nos rêves praticables
Pour des chemins
Escarpés
Quand bien-même nous répétons
Nos pas à travers
L'inconnu

Et pour continuer à inaugurer
La grande chaîne
De nos désirs
Nous nous lançons
Tous cœurs battants
Dans la conquête de la paix
Aux plus hauts sommets
De nos pentes

Nous ne cueillons plus de fleurs
Sauf celles qui nous font
Mourir d'amour
Quand elles risquent de se flétrir
Sous les plus forts orages

Et nous nous enhardissons
A prendre tous les châteaux
Dans les clairières
Des forêts
Profondes

Chaque anonyme prostré
Dans la misère
Nous l'appelons à entrer
Dans notre chemin
Pour qu'il soit
Renforcé
Par sa présence

La distance à parcourir
Nous ne la comptons plus
Qu'à travers chaque
Élan que nous
Inaugurons
A chaque fois que
Nous savons pouvoir
Toucher les plus
Hauts points
De la fraternité

lundi 10 août 2015

EPHEMERE ETERNEL BRUME ET LUMIERE




ÉPHÉMÈRE – ÉTERNEL - BRUME ET LUMIÈRE




Le papillon envoûtant notre silence
Cache sa vie brève
En cascadant de
Fleur en fleur
Et allume
La sagesse roulant dans l'éphémère


Pendant que les neiges éternelles
Se calfeutrent sous un drap
De lumière et
De brume


Le soleil allume les couleurs
Tout en bridant le galop
Des nuages :
Ces lustres d'argent vagabondant
Dans l'atmosphère moite

L'azur en est tacheté par
Leurs clignotements
Qui bavent de
Chaleur

Et l'air remue à peine
Caressant les oiseaux piailleurs
Et glissant sur nos corps
Comme une peau
De soie

PHOTOS EN NEGATIF



PHOTOGRAPHIES EN NÉGATIF



Sur la toile de la nuit
Accrochée au noir fronton des montagnes
Ont fleuri les étoiles...

Quelques minuscules points d'argent
La traversent en la striant
Des feux rapides
La sillonnent
Grésillant
De blanc ou de rouge et vert
Quelques traits rares
Y impriment leur
Fulgurance de
Cristal

Lentement – de plus en plus largement -
S'étend une lueur
De plus en plus brûlante
Elle veut boire
La nuit

Un musique trouve son rythme noir
En son centre fumant
Comme sortant
Les ères cotonneuses
De leur fronton
Noir

Et la voilà notre lune :
Elle incendie de
Platine incandescent
La toile qui s'écarte
Comme un rideau
Sur les crêtes
Charbonneuses
Et...Cependant : Quelles illuminations
Sortant d'elles !

jeudi 6 août 2015

MUSIQUE DES RENCONTRES


MUSIQUE DES RENCONTRES


Si l'amour à la croisée des chemins
Là où se rencontrent âmes et mains
Qui se joignent – croyant à leur futur
Il pourrait relier ses ouvertures

Et jamais de doux baisers ne se donnent
Sans qu'un tendre bonheur ne s'abandonne
Sur ces lèvres demeurées inconnues
Et sans que toujours on tombe des nues

A la seconde où les regards s'épousent
Tramant la seule étoile qui s'y couse
Celle qui file en battements de cœur
Elle garde une magique lueur

Magnétique musique du partage
Qui aimante toutes les belles pages
Du livre de la vie pour graviter
De bohème en poème puis en beauté

mardi 4 août 2015

DU SILENCE DES HAUTEURS AUX VOIX DES MUTINS



DU SILENCE DES HAUTEURS AUX CHANTS DES MUTINS




J'accroche les voix au silence des hauteurs
Elles s' rassemblent sans un atome de violence
L'électron libre – le poème – entre en leurs cœurs
Et fabrique un vertige où roule la patience

Une musique magnétique nous y tient
Toute la maisonnée en remue et résonne
De tous ce bien secret s'arraisonne en un lien
Qui comme une mue encore là nous façonne

Voix ! Vous aimez pavoiser avec les lutins
Sortant des forêts pour aller toucher les cimes
Vous les rencontrez ici leurs chants de mutins
Sauf à vous emprisonner dans des murs intimes

Dans toutes les trames où traînent les nuées
S'aventure sur rocs et neiges la lumière
Qui trace des futurs au sein des trouées
Où chaque accent de nos voix au monde s'éclaire

Qu'importe vitesse ! Qu'importent les courants !
Qu'importe l'évanouissement des blancs marbres !
L'air se piquera encore au chant des errants
Pour – du savoir – alimenter nos moindres arbres

lundi 3 août 2015

LE ROSIER ECARLATE DONNE L'ESPOIR DU MATIN DANS LE BROUILLARD





LE ROSIER ÉCARLATE DONNE L'ESPOIR DU MATIN DANS LE BROUILLARD



Sous le brouillard : lait
Qui coule sur
Le qui-vive
De nos sens -
Les roses insistent
Et guident un soleil
Dans la chair
De nos vies

Coupés des blanches citadelles
Nous avons trouvé les
Fleurs écarlates
Sur l'écran
Blême et
Nous nous réveillons

Silence surpassé
Dans de larges envols
Nous serions des aigles
A côté des oiseaux
Qui piaillent

Et quand l'étranger nous rencontre -
Nous nous parlerions de
Nos multiples vies
Nous hisserions
Nos ailes
A la hauteur du grand monde...

Nos montagnes même si elles ne nous regardent pas
Nous accordent ce lieu où
Notre liberté gravit toutes
Les distances
Le rien qui nous unit
Est sans possession
Sauf celle que nous
Partageons

Et nous nous renvoyons
Les plus belles conquêtes :
Celles où le brouillard
Que nous aurons traversé
SI loin dans l'horizon impalpable
Où le silence lui-même
Grandit nos paroles

Si loin que nous rattrapons le soleil de midi
Le même cependant que nous gardons au cœur

C'était notre espoir du matin
C'est notre joie qui mûrit
Avec l'amitié pour
L'Humain

Et – quand viendra ailleurs le midi
Nous garderons vive
A notre mémoire :
Ces roses qui
Nous appelés
A la beauté inextinguible

Nous parlerons avec les oiseaux
De nos envols dans
Ce brouillard
Mouvant

Billie Holiday Greatest Hits | Billie Holiday Best Songs | Billie Holida...

dimanche 2 août 2015

LA TÊTE A BURIN DE L'INSTANT


LA TÊTE A BURIN DE L'INSTANT


La tête à burin de l'instant
Creuse l'Ici à partir
Des hauteurs...
Elle soulève le vertige
Et fait naître l'avenir
Dans les têtes
Sans la peur de
L'aujourd'hui

Gravir les pentes abruptes
D'un temps monolithe
Où dans ses
Précipices
Se perd
L'encore insolite distance
D'avec la vitesse
Du monde

Gravir en partage de chemin
Ce qui se noue
Au présent :
Pas à pas mesurés :
Distance donc
Toujours à
Maintenir
Pour quérir dans la durée
Ce qui échappe à
La conquête
Définitive

Plus loin – plus loin
Dans la pierre à
Bâtir
Et laisser cascader au creux
D'un brouhahas intense
La ( comme éternelle) nouveauté
Qui survient sans attente
Ni promesse :

Un temps de libre circulation
Où – à la seconde -
Crie – en se
Modulant -
L'envol des pensées...

Là – jusqu'au chair à chair -
Jusqu'à leur tutoiement
Dans lequel s'égaient les guetteurs d'amour
Avec cette trace au corps
Pour toucher
Le réel
Comme avenir où ils tentent
De circonvenir à tout
« Désastre obscur »

Non ! Nos mains ne peuvent porter
Le fardeau du monde
Qui se défait...

Juste la pierre à bâtir...
Successivement : de marche en marche
En passeurs de chemin
Au travers duquel
La tête à burin
De l'instant
A creusé

samedi 1 août 2015

Andrei Korobeinikov Vladimir Fedoseev Scriabin Piano Concerto

VOIR LA-HAUT SOUS UN CHARME



VOIR LA-HAUT SOUS UN CHARME



D'abord une barre de cotons
Contre les grands corps des montagnes
Où se glisse un quart de lune
Tout pâle...

Le coton se troue-t-il ? Se disperse-t-il
En descendant épouser
Le blanc et
Le noir :
Masques de roc et de neige...
Fauves tachetés de roux et de blanc
Avec leurs dents cassées
Au travers du soleil
Qui a tout gagné

La barre un peu effilochée
Coule lentement
Vers les grands
Serpents de
Cristal...

Sans elle – tout en haut -
Les obliques marbrées de blanc
Ne se divisent plus
Que dans les arêtes aiguës
Que l'on connaît

Penchée – une aiguille en crochet
Tire sa révérence à la demeure
Tombale de Pharaon
Qui – tirant
Sur ses bandelettes
Découvre sa coiffe et appelle
Les nuées à se
Reposer :

Là – faisant fumer les têtes
Des serpents cristallins -
Elles s'y étalent
En un long rideau long et plat

Quelques petits coups de vent
Sont venus ici agiter l'air
Et maintenant
La lumière
Orange
Se lance dans des « disputartio » ouvertes
Sur la fin du jour
Tandis que
Les dos de bêtes velues
Tombent dans
L'ombre
Opaque

Ici une musique « gingle »
Fait tourner des êtres
En euphorie
A laquelle
Répondent de petits cris d'oiseaux
A peine perceptibles

Et nos voix fraîches avec la fraîcheur
Lentement excèdent l'ombre
Qui tombe
Alors que tout le massif
Attire l'or du
Silence
En chahutant les abîmes d'obscur
Qui cognent sur le toit
D'Europe
Recouvert de sang solaire...

Jusqu'à l'ultime éclat de la coiffe
Semblant dire :
« A demain !
Venez donc ! Premières lueurs
De rêves empêcher
Que blêmissent
Trop longtemps nos compagnes souveraines »

Seul – brillant maintenant : le quart de lune
Au milieu du ciel – retarde en
La voilant
La nuit impératrice
Qui attend – attend
De parader avec
Ses étoiles comme
Parure