samedi 28 novembre 2015

LE TEMPS VACANT QUI VA JUSQUE DANS LA NUIT




LE TEMPS VACANT QUI VA JUSQUE DANS LA NUIT



Entre coins de rues
Semble nous blesser la lumière blafarde
Qui met notre cœur à nu
Et … Éteint notre parole bavarde

Nous valsons un peu
Dans les eaux noires d'un bref silence
Et ça devient un jeu
De relancer au hasard tous nos sens

Convoquée dans mon brillant nid
Par de belles étrangères
Ma pauvre langue ne dénie
D'en être la curieuse messagère

Là – sous les lampes infra-rouges
J'imagine le Yang-Tsé
Me propulser hors du bouge
Pour – avec elles – aller danser

Vagues du fleuve ! Vous entraînez
Mon humble poème à deux sous
Vers celles qui ne veulent s'y enchaîner
Alors que de leur compagnie
Je suis saoul

Tant-pis ! On passera d'autres fleuves
Et le lointain demeure proche
Pourvu qu'encore
Je m'y abreuve
A moins qu'un ivre silence le fauche

Amis – tous friands d'un brillant humour -
Sachez que le froid
S'il l'a pris
Ne peut empêcher le vital amour
De lui donner son récital
Sans prix pour qui
Y croit...

Bientôt d'ailleurs le nid se remplit
C'est l'heure où l'on
Replie son cafard
Pour – dans la veille -
Oublier son lit
Et ré-accorder son art
A d'anonymes
Soleils … :

Ceux qui- sans aveugler
Ni sans beugler
Leurs rêves -
Les partagent avec
Toutes leurs origines
Avec leur savoir
Et toutes les pages
Que l'on imagine :

Pouvoir intime ravi
De la vie avec toute sa sève
Comme donnée avec
Tous les dés
De l'éveil hasardé
Pour un destin mutin
Qui s'allaite
Aux seins
De
La seule paix
Non attelée à l'épée
Mais à celle ailée de
L'accueil même s'il
A été sapé par nos deuils
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