samedi 19 décembre 2015

TRACE AVEUGLE - OMBRE - SILENCE - CRI ET MODULATION

Pour la misère ; être dans le sursaut du cœur



TRACE AVEUGLE – OMBRE – SILENCE – CRI ET MODULATION



Trace aveugle au fil des murs :
L'ombre déjetée du silence
Sautant de passe en passe
La pierre d'angle
Qui casse
Le fagot des mots …

Un cri s'effile :
Effarouchement de la lumière
D'où le futur fuit
Puis se broie

Une blessure en solitude
D'où se ferme
Misère...

Un cri - puis...
Un maelstrom dans l'épicentre
D'une cité-ouragan …

Les Titans ont peur !

Aveugle trace corrosive
Sur le manchon
Des voix
Qui veut
Opérer la colère

Sauf que d'angle
La pierre aiguë ne donne
Écho qu'au ping-pong
D'autres cris

Un cycle de marées vertigineuse suit …
Ce coin d'Océan a gonflé …

Homme ! Où as-tu appris cette
Misère encombrante ?

Mais tout se répète et
S'amplifie !

Homme ! Brosse le chaos
Au dos du silence
Brosse-le avec
Le chiffon de crin !

Mais … Où sont les mains qui se joignent ?
Férule du hasard ! Qui fouette-tu ?
Attend-on le « pas gagné ? »

Modulation …

Parole à parole rencontrez-vous
Dans des mains de musique !
Attend-on une promesse ?

Laisser œuvrer la sanglance du Cri
Elle fume contre l'incendie
Des cœurs …

Tenir un poème
Et … D'un seul concert …
Poser la flûte de Pan
Du mystère !

Les murs sont aux quatre coins
Est-ce prison ?
Est-ce désert en enfilade
De l'ombre ?

Il existe une lumière vibrante
Dans le chariot des mots
Qui vont

Antique et neuve musique !
Si elle ciblait un carrefour
Au-delà de la pierre
D'angle – comme
Renaissant en
Parcours ?

Classer ? Répertorier?
Ou : libérer le moment
Où le cri commence
A résonner
Où la colère elle-même
Raisonne

Ah ! Que l'on danse
Sur quelques mots bien denses !
Des cris modulés comme
Le poids d'un soleil
Dans un marais
Bourbeux …


Toucher ce poids ! Le plonger
Dans des mains
Rencontrées !
Il ne brûlera
Plus !...

Oui ! Vous ! Mains !
Faites la chaîne à la vie
Ouverte aux rendez-vous
Manqués avec ces temps !
Prenez ce poids !
Il rentre dans
La carcasse
D'un poème et prenez ce poème
Giflez avec lui
L'ombre que fait
La solitude de tant de mains
A la misère sans un cri !

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