lundi 8 février 2016

Un Air de Compagnie Branche sur le Poème




UN AIR DE COMPAGNIE BRANCHE SUR LE POEME



Se dégager de l'altérité du silence
En ne tombant pas dans celle de la violence
C'est un tel pari qu'il me plonge dans Paris
Où jamais sources du poème ne sont taries

Où les figures du lointain paraissent proches
Sans qu'on ait besoin de les mettre dans sa poche
L'élixir qui nous enivre c'est la compagnie
A chaque halte au milieu d'elle on trouve son nid

Si la terre devait s'y retrouver intacte
C'est que l'air d'amis rencontrés lui fait contact
On s'y démultiplie comme pour les fleurs du monde
A chaque fois branchées sur de charmantes ondes

Filtré par tant de lumières le bruit des nuits
Happe notre présence en effaçant l'ennui
Ah ! Le chant voluptueux qui lance nos mots
Il traverse l'insularité d'un hameau

Ces voix qui en sont le plus fidèle ressort
Apprennent à pourfendre un solitaire sort
Qui masquait notre effort de créer la musique
A partir d'âme et de corps en accord tonique

On a tant glosé sur le poème perdu
Qu'il pourrait se retrouver perclus
Dans une machinerie de vieilles rimailles
Or il chante le plaisir lié au travail

Son recours est le désir pour l'enchantement …
Jamais à effleurer le réel on ne ment
Tu tournes court rhétorique devant l'énigme
Quand tu mélanges le silence avec l'intime !

Ah ! Le tintamarre de tous ces discours princiers !
Éloquence et poème ne sont bons à marier
Et ni la chaire ni la scène ne suffisent

Pour que le plus bel accord chair-âme s'induise

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