samedi 30 avril 2016

DANS LE SOIR SE BOIT L'AZUR


DANS LE SOIR SE BOIT L'AZUR

Dans les légers soupirs du soir
Les pesants nuages s'écartent
Et se donnent en or à voir
Tout au bout de l'azur qu'ils fardent

Dans l'horizon – partant tomber -
Il sort de la rue – le soleil
Qui – un instant – nous a nimbés...
Doucement s'installe la veille

Sur nos têtes : plafond royal...
Aux murs sombres : trous de lumière...
Azur calmant l'ombre est loyal
Dans sa majesté éphémère !

Le virage du profond bleu
Comme en un violet qui se plombe
En marbre noir – ô Si pompeux -
Ne jette notre éveil en tombe !

Installant le temps dans l'égal
En la nuit – le ciel n'est vorace
Qu'à manger au noir qui s'étale
Les nuages perdant leurs places...

Et s'écrit à l'encre de Chine
Dans la trouée de notre rue
La lettre de joie qui avine
Comme de gentiane bien bue

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