dimanche 22 mai 2016

Les lèvres de Paris Disent Un Jour de Mai Levé dans le Gris !



LES LÈVRES DE PARIS DISENT UN JOUR DE MAI LEVÉ DANS LE GRIS !



A l'éveil de Paris comme plié au gris
Ne sied aucun pauvre halo sommé par le deuil
Le soleil ne ronronne en son port que d'un œil...
Les falot grognent : « Veille sur nos corps sans prix ! »

L'écho de jeunesse saillant bien fort aux murs
Les lèvres de Lutèce n'étant pas séniles
Ne blessant cette fièvre en bâillements bien viles
S'ouvrent égayées de mièvres pluies en figure

La nuit résonne encore de tant de ses bruits
Que l'ennui n'arraisonne guère pour silence
Ces voix qui ne braillent ou s'enterrent mais pensent
Au bon aloi qui vaille sans fers ni vains bris

Et Misère écoute n'entonnant de bravos
Mais aime ôter du doute en la belle Marianne
L'âme de cet égal blâmant toutes ces mannes 
Tramées de régals en son nom aux bals rivaux

Aux pulsations d'air : Nulle personne étrangère
N'est ici repoussée... l'Humain sonne et respire
Libre et comme maint arbre pour feuilles aspire
Au treuil : l'eau qui ne se brise aux grilles de fer

Le temps maussade au printemps n'éteint sa lumière
Si sans parade elle s'étend comme sur grève
En se sablant de jours aimables qui se lèvent
Sans fable aux séjours sans festin de mutins fiers
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