mardi 20 septembre 2016

BRUISSEMENT D'ÂMES ET CORPS EN VILLE A LA VEILLE DE L'AUTOMNE



BRUISSEMENT D'ÂMES ET CORPS EN VILLE A LA VEILLE DE L'AUTOMNE


Là où le train du désir
emporte rêvant -
on ne souffle de rien
sa pensée car, dans l'entrain
se voit – s'entend courir
comme au vent -
le bruissement multiple
des plaisirs ouvre
les voix à la douce heure
où veille l'automne
quand s'aimant
souriant tant
aux couleurs
nouvelles :
les moindres humains
sortis du bel été
voient en leurs corps :
l'élan long, sensible
où le moindre allant
s'arrime maintenant
à l'équilibre entre
gris ciel et
éclats de
soleil...

Et c'est : la main dans la main
qu'au chemin pris entre les vignes
chaque amant assigne bientôt
le petit bruit de son ivresse -
sans tourment – tant d'humains
sentent déjà au temps
entonné – tranquille
et vif
ce qui décille mille yeux d'or
de l'automne dans les arbres
de la ville qui , dans ses accents
prend corps et sonne...
En ce petit train du désir
où les fleurs ne sont fanées
naît déjà un décor
D'où s'y décollera :
libre et nu jusqu'à son seuil
jusque sans feuilles
son arbre qui fera résonner
sous la pluie son accueil
marbré...
Qu'elle y bruisse au tonnerre
plus d'errante Alma-Mater pour y sonner terrible
mais cette clef de sol où elle chantera son nom...
Oui qu'alors ne s'use le loir
et d'or-miroir n'abuse...
Vient la saison qui vente
Qu'on sente – vase aux fleurs -
pour l'amante à son heure
son bien qui la vante
 son entrain
pour Eole !

Tu t'amuses ! Poète !
Ton élan empreint de muse
est encore ton école !
Il ne luit si tu t'entêtes
ô Galant , en guerre
à ton désir !
Il tient corps au poème
et lien encore pour qui l'aime !
Si s'y perd son mètre
sons y mettre
le déferre...

Et … A plaire tant ! Ô sont kyrielles
âmes et sons au cœur ce qui est, au temps des éclairs
Arc-en ciel …
Slam : bouches de sage ivresse !
Tu fais bouger dans sa caresse
les coins de l'âme et chacun clame
au plus loin ses accords avec le corps...
On l'entend sonner et tant d'amour
fait résonner l'automne !
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