jeudi 22 septembre 2016

O CE VERS QUI SONNE S'ENTONNE EN VERRES D'AUTOMNE


O CE VERS QUI SONNE
S'ENTONNE EN VERRES D'AUTOMNE !



Biffe léger en lettres
ce qui charge sourire
dégage la difficile
en la magie du mètre...
Si à lyre s'enfile
d'être à Laura pour dire
tu y mettras ton temps
aux sonnets si tu danses
là où est né l'instant
fêtes-y corps si denses
quand alors – sans atours
Pierrot haussé aux lunes
en ces « cante » si courts
verra non-taciturne
se déferrer l'amour !



N'y luit l’œil va-t-en-guerre
sur le moindre étranger
qu'à oindre et se ranger
à mort - feuilles en terre
étrillée – l'air ne brille
et ne se gère aux seuils
à tout écueil s'enquille
ferré car sans accueil !


Alors Laura éperdue
n'entend digne Pierrot
et n'attend son héros
qu'en étreinte bien due...

Vient l'insigne présence
d'un mendiant merveilleux
avec sourire aux yeux
qui au radian – fait essence
A ses cercles de désirs...

Ouvrant voie aux plaisirs
Il sort blanches colombes...
Laura le voit Pierrot
qui – sorti des terreaux -
se met à chanter ronde :

« Colombes mènent à la lune
lui arrachant Fortune.

Mais Jamais n'est hanté
celui qui les a chantées . »


Si présumé poète
tu assumes en tes lettres
que Laura vit Pierrot
tu ne verras de héros
si aux temps qu'ils recherchent
c'est l'Humain qui s'entend
aux recoins de saison
pour y serrer ses flèches
qui – aux maisons – font temps

Tu verras – sentiras
tout actif bien-aimé
il saura – trouvera
décisifs : ses sommets
Où tables d'orientation
ne sont fables aux passions


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