dimanche 30 octobre 2016

Comment une femme peut tout oser dans sa passion amoureuse : Bérénice posée dans le vers racinien !


Complete performance: Schoenberg s Pierrot lunaire

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samedi 29 octobre 2016

La Poésie au coeur de la littérarure traverse les arts


rencontre avec Florence Delay et Natacha Michel (Philippe Beck) — 1 from remue.net on Vimeo.

Top 20 Anais Nin Quotes - Author of Delta of Venus

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Bob Wilson - Les animaux malades de la peste

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lundi 24 octobre 2016

Jeu de l amour et du hasard - Jean Liermier

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samedi 22 octobre 2016

Magnifique chant traditionnel kurde

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mercredi 19 octobre 2016

LA CARTE DES MURS DANS LE MONDE ... Avec OUEST-FRANCE


Frontières. La carte interactive des murs à travers le monde

Il n’y en avait pas dix en 1945… En 2016, plus de soixante-dix murs sont construits ou programmés dans le monde. Leur rôle a changé. Ils ne servent plus à geler un conflit militaire, mais à blinder les frontières. 41 000 km de murs qui révèlent les peurs du monde.


La grande muraille de Chine, les murs d’Hadrien ou de Berlin… Dans l’histoire de l’Humanité, les murs ont toujours existé. Mais c’est une véritable inflation à laquelle on assiste depuis cinq ans. Plus de soixante-dix édifices sont désormais construits ou programmés dans le monde, sur environ 41 000 km, l’équivalent du tour de la Terre…
Donald Trump a fait de l’achèvement du mur entre les États-Unis et le Mexique un thème de sa campagne. Mais c’est à l’est de l’Union européenne que le rythme de construction est le plus soutenu. La Hongrie a édifié un mur avec la Serbie, mais aussi avec la Croatie et la Roumanie, pourtant membres de l’UE.
Les murs coûtent cher. Entre 1 et 5,7 millions de dollars du kilomètre pour le mur américain. Et ils coûtent d’autant plus cher qu’ils se « perfectionnent », comme ceux des enclaves espagnoles au Maroc : caméras infrarouges, diffuseurs de gaz…
>> Consulter la carte sur Appli mobile

Très belle, cohérente , dense et bien référencée analyse de l'oeuve de Koyré : "Du monde clos à l'univers infini"

La voix de Koyré qui parle de son oeuvre : "Du monde clos à l'univers infini"


mardi 18 octobre 2016

D'ARC-EN-CIEL EN ETE ON A VUE SÛRE MAINTENANT SUR L'AUTOMNE




Le 18/10/2016


D'ARC EN CIEL EN ÉTÉ ON A VUE SÛRE MAINTENANT SUR L'AUTOMNE



D'un arbre – ici – les feuilles qui tombent
Marbrent le seuil d'un beau vert
Si clair qu'aux vers l’œil féconde
Ce qui s'accueille au travers

Là – des murs : tant de poussière
Qui va s'épurer en pluie
Où vit et attend le lierre
Qui entend la ville en bruits

Et si assuré qu'automne
Se saisisse déjà mûr
Mais n'y palisse et s'entonne
Ce bel halo aux ramures

Qu'au pays sonne l'espoir -
En saillie s'étonne : étrange
Au gris ce qui reste en moire …
Le fêter sans prix l'arrange

Tant s'apprend de ce qui vient
Que le vent au temps le tienne... :
Savant à y prendre lien
On s'en éprend sans antienne...

Ciel blanc par dessus les toits !
Qu'essentiel et lent soit souffle
D'arc-en-ciel on sut voix
A y boire là où il maroufle ...

lundi 17 octobre 2016

L'ivre de matières et de couleurs: I'm searching V : pages 47 & 48 A commencer par cette feuille où tourbillonne des traits contrastés sur couleur orange dominante : parchemin comme un peu brûlé dans un espace à l'intant maintenu ...

L'ivre de matières et de couleurs: I'm searching V : pages 47 & 48: Papier enduit partiellement, base orange. Pigments, encres pigmentées, calligraphies au pinceau pointu, cernées au microfeu...

Départage du Temps




Texte repris ce 17/10/2016

DÉPARTAGE DU TEMPS


Dans ce qui fut douleur et...
Pesanteur
A lier plumes et armes
Et … Dans la nuit – grésilla éventé -
Grasseya encore en va-tout …
Fut terrifique
Jusqu'au feu des fascines !

Et … Tout à la gorge
Voulut – forge goulue – pétrifier
Ce qui – hors «  spitting-ruins »
Ne rentrait pas dans la mouise !...

Mais … Qui – gracile – hors-larmes
Et = spleen de pierre en deal -
Fit saigner comme Gorgone sans âme
Qui – de son utterance – ne fut plus calme
Métronome pour son règne en sex-appeal ?

Qui – sachant reflet laminé par l'étiage -
Cassa – rapetissa le miroir des âges ?


D'ailleurs Uranie ! Vous  n'embrouillez
La mémoire que d' un Narcisse
Comme en étang mouillé !
Vous êtes pour son livre
Sans grimoire
En nuit !

Or Il n'est ivre des étoiles
Et déchire les moires sanglantes
Où se hachaient les traces d'Humanité
Dont vous fîtes rouler
La calandre !

Qui – relâchant – retirant le feu du ciel
Pour le « pneuma » soufflant de
La liberté …
Calma sur terre lisse
D' incertitudes : son beau galop
Et vit en son luth
Ces vagues grosses
D'amplitude

Oui ! Vraiment … Jouant – jetant son dé
A mélanger – recoudre – cool – les couses humaines
On ne fait que ferrailler avec l'idée
Pour froids archanges qui leur somment dès lors
D'y manger tous leurs amens
Et font sauter les décors
Pour le pâle or
Sans sources pour l'étranger
Qui ici se perd en efforts
Qui s'oriente dans ces courses
Sans nulle bourse ou rente
Le voit cet autre comme lui perdu
Et il n'est bon apôtre
S'il n'est en voix
Pour prévoir ce qui pour eux deux
Leur est si hardu !

D'Uranie donc ou de cette Hélène
Onques ne sait qui fait sens
Quand passé à perdre haleine
C'est assez d’arnacher ciel – terre et mer
Comme au ventre d'Ocano Nox !
On a mâché à son entre
Comme en boxe mécanique
Et toi – Hermes ! Tu n'es pas à la messe
Mais pour le poète – tu ne t'absentes
Et Uranie est à la fête
Quand Hélène
Elle voit près de toi :
Présente 
Elle amène le poète à la joie
Toute humaine dans
La musique !

Qu'il faille sonner rires et grâces
L'aède ne défaille à ne raisonner
En paraître pour aisé en monnaie
Railler Pâris et arraisonner ses traces

Qu'on les détache ces frasques
Et que les cœurs soufflant – du couchant
N'aient rancœurs si marouflés se masquent
Aux bâches et parapets les sons des chants
C'est bien qu'alors en ville sont arondes

Tenant paix en ciel et – si détachées
Elles vont en tant de kyrielles rondes
Si civiles pour en paix rattacher
« Ariel » de la « Tempête » dans le monde


N'a-ton pas bien vu le sans-prix
N'entend-on pas sens et mémoire
Pour chanter l'exil qui s'étrille
Quand « Hinterland » est sous la moire ?

Qu'on y cède et revient le chez-soi
Hors d'atteinte d'anciens pavois ...
Et n'est astreint pour tant de cendres
L'aède qui vient sans plus attendre !

On t'entendra avec des Pléiades
Tu chanteras autre cause que fable !

Quand le fileur d'étoiles hors de ses ombres
N'y voit liées ces voiles – plus il ne sombre
Il voit sa toile habillée par Éole
C'est qu'elle brille au nombre qui vole !

Oui sur cet étambot du temps sauvage -
Là – sans vague-à-l'âme – et en tangage -
Hors des antiennes qui font girouette
En lame à rabots – étranger ! Tiens tête ! 

En pays du bel Océano-Nox
Tu es belle saillie pour l'équinoxe
L'aède en sait déjà sonner notre aurore
Qui aide à penser-chanter un coq fort !

Poésie Peinture et leurs liaisons questionnées : images , contraintes et re-présentations ...


Francesca Solleville - Chanson poétique pour le peintre


Francseca Solleville dans tous ses états mais si : charmeuse et authentique pour chanter , à chaque fois : la justice !


Une musique qui a su faire parler , chanter en ses voix , son orchestre jusqu'à la plus étrangère parce qu'encore inconnue de ces femmes venues d'un pays considéré comme barbare et peuplé d'êtres considérés "insensibles" au charme des autres ... Enfin !... c'est à voir et à entendre !!! Entre les uns et les autres , c'est la paix qui l'emporte ! (De la différence mais de l'amour ! )


Nazim Hikmet Un poète qui a tant donné pour la liberté et la justice pour qu'on entende les pauvres et les minorités dans ce pays ; il en a payé le prix fort ... Prison , exil ...Est-ce que ce pays change aujourd'hui ?


revue numérique d'expression poétique à parution aléatoire

NAZIM HIKMET poèmes

avril 28, 2012


Mes frères,
couplés au bœuf décharné, nos poèmes
doivent pouvoir labourer la terre,
pénétrer jusqu’au genou
dans les marais des rizières,
poser toutes les questions,
rassembler toutes les lumières.
Telles des bornes kilométriques, nos poèmes
doivent distinguer avant tout le monde
l’ennemi qui approche,
battre le tam-tam dans la jungle.
Et jusqu’à ce qu’il ne reste plus sur terre
un seul pays captif, un seul prisonnier,
ni dans le ciel, un seul nuage atomisé,
tout ce qu’ils possèdent,
leur intelligence et leur pensée, toute leur vie,
pour la grande liberté, nos poèmes.
*
*
* DON QUICHOTTE
“Le chevalier de l’éternelle jeunesse
Suivit, vers la cinquantaine,
La raison qui battait dans son coeur.
Il partit un beau matin de juillet
Pour conquérir le beau, le vrai et le juste.
Devant lui c’était le monde
Avec ses géants absurdes et abjects
Et sous lui c’était la Rossinante
Triste et héroïque.
Je sais,
Une fois qu’on tombe dans cette passion
Et qu’on a un coeur d’un poids respectable
Il n’y a rien à faire, mon Don Quichotte, rien à faire,
Il faut se battre avec les moulins à vent.
Tu as raison,
Dulcinée est la plus belle femme du monde,
Bien sûr qu’il fallait crier cela
à la figure des petits marchands de rien du tout,
Bien sûr qu’ils devaient se jeter sur toi
Et te rouer de coups,
Mais tu es l’invincible chevalier de la soif
Tu continueras à vivre comme une flamme
Dans ta lourde coquille de fer
Et Dulcinée sera chaque jour plus belle.”
.

.
NAZIM HIKMET
.

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Oeuvre André Masson
*
*
*

VOYAGE A BARCELONE SUR LE BATEAU DE….
En prison, sur la pierre de la fontaine
Yousouf l’Infortuné a dessiné son bateau.
Un prisonnier qui boit à la fontaine
Regarde la proue effilée du bateau
Glisser sur des mers sans murs.
Près de la fontaine un arbre tout blanc
Un prunier.
Ouvre encore une voile, Yousouf l’Infortuné
Attire vers toi le port où tu vas
Et arrache une branche au prunier
Pour que les pigeons de la prison suivent ton sillage.
Prends-moi aussi Yousouf
Sur ton bateau.
Mon bagage n’est pas lourd:
Un livre, un cahier et une photo.
Allons-nous-en, frère, allons-nous-en
Le monde vaut la peine d’être vu.
La mer s’est calmée
Rougeurs dans le ciel
C’est l’aurore
La nuit qui nous semblait infinie
Est finie.
Voici devant nous la Barcelone du Frente popular
Fini notre voyage
Amenez les voiles, l’ancre à la mer!
Les pigeons qui suivaient notre sillage
s’en retournent dire aux copains
que nous sommes arrivés à bon port.
Et Yousouf, envoyant un juron magnifique
Aux fers et aux murs de là-bas
Agite vers la ville qui nous fait face
Sa branche fleurie de prunier.
Mon regard va de lui à Barcelone:
Et sur la ville, là-bas, tout au fond
Je vois des flammes se tordre
là-bas je vois côte à côte
Lénine, Bakounine, Robespierre
et le paysan Mehmet qui gît à Doumloupinar…
C’est ainsi que Yousouf et moi
Passagers d’un bateau
Né de la fontaine d’une prison
Nous avons vu à Barcelone dans l’aurore
La liberté se battre en chair et en os
Nous l’avons regardée les yeux en flammes
Et comme la peau brune et chaude d’une femme
De nos mains d’hommes affamés
Nous avons touché la Liberté.

*
*
*

IL NEIGE DANS LA NUIT…Extrait
« Les chants des hommes
Sont plus beaux qu’eux-mêmes
Plus lourds d’espoir
Plus tristes
Plus durables…
J’ai toujours compris tous les chants
Rien en ce monde
De tout ce que j’ai pu boire et manger
De tous les pays où j’ai voyagé
De tout ce que j’ai pu voir et entendre
De tout ce que j’ai pu toucher et comprendre
Rien, rien
Ne m’a rendu aussi heureux
Que les chants
Les chants des hommes.

;
;

IL NEIGE DANS LA NUIT…Extrait
Jouons à courir, ma petite Guzine, toi, moi, Dino et puis ma Veroucha, jouons à courir sous la
pluie,
pieds nus, cheveux au vent.
Passons par le boulevard St Michel, à la poursuite d’Istambul,
et tournons autour du jardin de Notre-Dame et de la Tour de Léandre.
Jouons à courir, ma petite Guzine, toi, moi, Dino et ma Veroucha, jouons à courir, à grands cris,
au point du jour, jouons à courir aux heures teintées d’aube.
Jouons à courir avec nos jours passés et à venir, des ailes de mouette à nos pieds.
Ouvrons très grands nos yeux pleins de soleil et de vent sur le monde
et que Colin et Maillard, les maudits, ne puissent nous rattraper.
Jouons à courir, ma petite Guzine.


LA PETITE FILLE
C’est moi qui frappe aux portes, Aux portes, l’une après l’autre.
Je suis invisible à vos yeux.
Les morts sont invisibles.
Morte à Hiroshima
Il y a plus de dix ans,
Je suis une petite fille de sept ans.
Les enfants morts ne grandissent pas.
Mes cheveux tout d’abord ont pris feu,
Mes yeux ont brûlés, se sont calcinés.
Soudain je fus réduite en une poignée de cendres,
Mes cendres se sont éparpillées au vent.
Pour ce qui est de moi,
Je ne vous demande rien :
Il ne saurait manger, même des bonbons,
L’enfant qui comme du papier a brûlé.
Je frappe à votre porte, oncle, tante :
Une signature. Que l’on ne tue pas les enfants
Et qu’ils puissent aussi manger des bonbons
.
*
*

IL NEIGE DANS LA NUIT ET AUTRES POEMES….Extrait
Aujourd’hui c’est dimanche.
Pour la première fois aujourd’hui
ils m’ont laissé sortir au soleil,
et moi,
pour la première fois de ma vie,
m’étonnant qu’il soit si loin de moi
qu’il soit si bleu
qu’il soit si vaste
j’ai regardé le ciel sans bouger.
Puis je me suis assis à même la terre, avec respect,
je me suis adossé au mur blanc.
En cet instant, pas question de gamberger.
En cet instant, ni combat, ni liberté, ni femme.
La terre, le soleil et moi.
Je suis heureux.
*
*
*
LES ENNEMIS
Ils sont les ennemis de l’espoir ma bien-aimée
De l’eau qui ruisselle, de l’arbre à la saison des fruits,
de la vie qui pousse et s’épanouit.
Car leur front marqué du sceau de la mort,
– dent pourrie, chair décomposée –
ils vont disparaître à jamais.
Et bien, sûr ma bien-aimée, bien sûr,
Sans maître et sans esclaves
Ce beau pays deviendra un jardin fraternel!
Et dans ce beau pays la liberté
Ira de long en large
Magnifiquement vêtue
de son bleu de travail.
Ils sont les ennemis de Redjeb, tisserand à Brousse,
Les ennemis de Hassan, ajusteur à l’usine de Karabuk,
Les ennemis de la vielle Hatdjen , la paysanne pauvre,
Les ennemis de Suleyman, l’ouvrier agricole,
Les ennemis de l’homme que je suis, que tu es,
Les ennemis de l’homme qui pense.
Mais la patrie est la maison de ces gens-là,
Ils sont donc ennemis de la patrie, ma bien-aimée.
Nos bras sont des branches chargées de fruits,
L’ennemi les secoue, l’ennemi nous secoue jour et nuit,
Et pour nous dépouiller plus facilement, plus tranquillement,
Il ne met plus la chaîne à nos pieds,
Mais à la racine même de nos têtes, ma bien-aimée.

*
*

LE GLOBE
Offrons le globe aux enfants, au moins pour une journée.
Donnons-le leur afin qu’ils en jouent comme d’un ballon multicolore
Pour qu’ils jouent en chantant parmi les étoiles.
Offrons le globe aux enfants,
Donnons-le leur comme une énorme pomme
Comme une boule de pain toute chaude,
Qu’une journée au moins ils puissent manger à leur faim.
Offrons le globe aux enfants,
Qu’une journée au moins le globe apprenne la camaraderie,
Les enfants prendront de nos mains le globe,
Ils y planteront des arbres immortels.

Combien de temps encore dueront ces massacres en Syrie ? Combien de temps , attendrons-nous encore pour aider ces syriens qui résistent à ces armes massives qui soulignent la terreur et la tyrannie dans ce pays , ces syriens qui veulent la paix , l'unité , la dignité et la réelle justice pour leur peuple ?

http://dai.ly/x47jp0t

samedi 15 octobre 2016

Habiter La Terre En Poète




Le 16/10/2016

Habiter la terre en poète -" Un coup de dés jamais  n'abolira le hasard"


 Chercher pour trouver et trouver encore


Les rencontres procédant du hasard, n'est-il pas nécessaire d'expérimenter avec ce que l'on sait déjà
sur la matière et le corps du langage et sa relation avec ce qui est autre, apparaissant inconnu ; certes
l'expérimentation procède de règles qui elles-mêmes font jeu mais pour accorder place à l'autre surgissant du hasard … On ne peut l'abolir ce hasard qu'à s'en rendre esclave par le jeu … On ne peut faire comme s'il y avait du vide en lieu et place du hasard , ce serait mettre du vide comme pour un lieu quelconque séparé de tout autre lieu ,ce serait encore plus : véhiculer la pure étrangeté pour ce lieu où se découvre l'autre et lui refuser l'accueil : Or qui se dit poète , peut chanter l'ailleurs jusque dans ce lieu lorsqu'il y découvre matière et corps où faire exister la langue de l'échange jusqu'à celui de l'amour . A partir de là, son travail est d’œuvrer à ce qu'il y circule du sens qui ne soit ni clôt, ni abstrait mais unifié dans sa langue c'est ce qui conjoint l'expérimentation et l'invention, la création : tel peut se donner le plaisir jusque dans le partage , de tout ce qui œuvre en poésie, objectivant en « fabrique »
ce qui était subjectif dans cette expérimentation jusqu'à rendre un peu visible, dicible ce qui était invisible , indicible dans ce monde . Ainsi un lieu quelconque se donne comme lieu où le poète a découvert et rencontré du semblable dans l'autre : un lieu où , des contraintes d'une langue , une œuvre opère pour la liberté . Ainsi le poète habite-t-il en chaque pays pour tous pays s''il advient qu'on l'entende là où il a été, est et sera encore même s'il est en exil ou s'il est reclus ou inconnu …
Essayer d'être dans le poème résonne avec le moindre des poètes et ouvre pour l'humaine condition
la possibilité de s'y reconnaître , dans le mouvement de ses passions jusqu'à celles de l'amour où les différentes langues qui s'expriment en poésie , peuvent au même titre que tout art certes, mais , parce qu'elles sont du registre des mots , donner une spécificité , comme trace vivante et énoncée de
l'humain qui , plaisir, douleur, joie, tristesse , espoir, désespoir : les relève  en ce chemin où passant au rythme , aux couleurs, à la musique et tant d'images, demeure irréductible et peut s'écouter , se lire ou simplement se raconter : le devenir sans fin des vies , de la nature et de l'univers dans l'Humain . S'il cherche des ailleurs, c'est peut-être à les éprouver ici et maintenant que le poète donne sens à l'Humaine condition et donc à sa propre condition ...

Ce que savent chanter et danser , des enfants pour un poème qui leur a parlés


Luigi Nono La fabbrica illuminata


vendredi 14 octobre 2016

"LA PAIX ASSOURDIE"

LA PAIX ASSOURDIE




Silence … Silence au silo des solitudes qui avancent …
La paix : grains à moudre - est une épée
Qui se dégaine pour en découdre
Avec les trains oppressifs
Du travail
Les paroles enfilées au ventre des rumeurs
Là dans un centre de la ville en éveil
S’étouffent !...

Que la clameur se meuve en crissement continu
Sur les fleuves-avenues
Cela coule et
Se soule en circulation guerrière

Silence … Silence au salto des soupirs dans l’air …
La paix assourdie sous l’arpège qui dérape
Dans les paroles épaissies
Par les songes
Dessaisis …
Râpe et se ronge
La guerre métronome des rapides dispersions
Des passants pressés anonymes
Garantit - seule -
Les autonomies feintes des
Automobiles saintes

Au gris chaos répond le radeau ivre des misères :
Cet écho pris par les serres d’un rideau livide
Au ciel indivisible qui traîne
Sa trame sur
Les drapeaux flagellants …
Elles flottent dans l’air
Les poussières de
L’exil sans
Ailes

La ville a mal à l’âme
Son tissu s’avilit
Fripé dans ses
Rêves lumineux
Si tard - dans le petit matin
Les enfants lutins sont-ils les seuls mutins
Du bateau barbare ? …
Quelle bonne aventure sonnera le futur
Malgré les séquelles d’une guerre
Sans échelle pour toute
Errance innocente ?
L’éclat du hasard brille encore
Sur les pas qui se pressent
Sans promesse

L’inutile mais sérieuse embardée des désirs
Jette une bordée mystérieuse
De sourires sur tous les
Embarqués solitaires
Au noël artificier des embellies
Les belligérants soignent
La devanture des dents
De tous murs qui
Vous empoignent
Et vous séparent
Chair à chair

Mais l’art sûr défait toutes ces morsures
En fêtant les amours qui murissent
Dans le hasard des
Blessures

Si - en ces temps gelés pour la joie -
Notre jeu était de desceller
Les portes ouvrant
Les voies des
Celliers de
L’ivresse
Nous serions encore sérieux
Avec nos rires de jeunesse
Portant la ville avec
Nos yeux curieux
De voir où bavent
Les braves cœurs
De notre république
Allons donc et lançons la musique
Hic et nunc pour des
Lendemains
Offerts à
Ces mains de la misère habile
A redresser en vite
L'air poisseux
Dans la ville

Oui : n'oublions pas : we have a dream et cette chanson reprise de Neil Young peut conjuguer la paix au présent !


Raymond Queneau Art poétique avec de très jeunes gens


Raymond Devos "Le millefeuille"


Pierre Reverdy

https://youtu.be/V-XMaYlQ8RY?list=PLKmRnMzyDZfHqhoxaxny0yojNrajxk6aL

Manu Chao sur youtube

https://youtu.be/SblzGUy_sHQ

Belleville Rendez Vous - Les triplettes de belleville ost sur youtube

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"Les Enfoirés" Playlist

https://youtu.be/QaHbNpaZrYM?list=RDQaHbNpaZrYM

Allain Leprest - Y a rien qui spasse

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Bob Dylan - Things Have Changed

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Hommage aux victimes : Paris sera toujours Paris - Panel de chansons

https://youtu.be/n1-EosYGXIQ

Bob Dylan

https://youtu.be/Av4BEIJO86o

mercredi 12 octobre 2016

Si Ce Sont Encore En Tes Pensées : Muse Ses Accords En Son A T'Embrasser T'Amusent

Peinture : Corinne Bétan





Le 12/10/2016
SI CE SONT ENCORE EN TES PENSÉES MUSE
SES ACCORDS EN SON A T'EMBRASSER T'AMUSENT !






Or si tu penses que – sans vent – l'amour se meure
Vas! Danse au jour levant à la demeure d'Eve...
Tu verras ton rêve d'avant mûrir à l'heure
En tes vers s'écrivant au sourire de trêve



Sans calcul – tu sonnes en corps le temps à venir
Qu'encore t'étonne ton pécule en tempête
Tant pétales d'instants bousculent devenir..
S'entend astragale où tend l'immaculée fête !



D'ailes déployées – toute frontière annulée -
Elle t'a envoyé sans-doute la lune en terre
Où hier tu la croyais en déroute : acculée
Non dévoyée d'août –Fière circule en Cythère !



Horizon-ville : tendresse au matin rougeoie
Lévantins mille en la joie non cendrée se dressent :
Lutins en sons – leurs rêves énoncent leurs choix
Moissons pour ces Eves où ne s’éteint l'adresse !

mardi 4 octobre 2016

Lire " "La quatrième prose" de Mandelstam ( Christian Bourgois - editions)

De fait, "La quatrième prose" de Mandelstam met à l’œuvre ce qui, en Union Soviétique, mine l'académie où des poètes officient et ce qui se mine à ne travailler la poésie ... Il parle aussi de la France où l'on mine la poésie à la réduire à l'académie ... Voir ici ce qu'il entend par "moduler" ... Lire cette œuvre chez "Christian Bourgois - éditeurs ...

Lecture de poèmes russes, par André Markowicz

ROUBAUD, Jacques - Le lombric.

Paul Valéry lit son poème "Poèsie"

Promenade de Picasso, Jacques Prévert

Maïakovsli sur ina !


dimanche 2 octobre 2016

CE QUI OUTREPASSE LA PEUR ET OUVRE ENCORE A L'AMOUR + UN AUTRE POEME A DIRE ICI ET MAINTENANT !



Le 2/10/2016

CE QUI OUTREPASSE LA PEUR ET OUVRE ENCORE A L'AMOUR !

En un Lieu Où Mémoire Sonne Encore : Automne est Mieux à Donner Espoir et Liens
Et ce qui a Tant Tonné aux Corps n'est aux Temps qu'Adieux pour du Rien et sans Remords...
O Des Mains se Serrent ? Référées à l'Humain, elles sont à mille lieues du Rien et Entonnent
En Ville l'Art qui n'est Mort pour Demain et se Déferre de ce qui Mord Odieux, si servile dans
la Mort à Révérer dans le Rien à faire Guerre à l'Art et à tout ce qui Résonne d'Amitié pour
L'Humain à le faire Taire en Tous Lieux pour un Paradis comme si d'ici il devait Sortir du Chaos tant Espéré . Hommage au Courage qui Dit et Redit la paix Sans Céder au Chantage aux Paradis Artificiels et au Chaos avec son Pendant : la Mort de l'Humain et le Diktat !





UN AUTRE POÈME A DIRE ICI ET MAINTENANT !


Frais vent pour l'automne engagé– été s'efface
non hâté – près d'orage comme retenu...
A hésiter- sa venue étonne la place
Sous auvent – à son aulne – on le sentait menu


Inventer hommage au son revenu d'un temps
Qu'à vers cités ténus une page s'envole
n'est à lente venue d'hiver qu'or à l'instant
dans le nu du vert ramage où rien ne s'étiole

Soleil versé des nuages en corps : si doux
qu' assez tu veilles aux décors et nous engages
à égayer pour accords où – gage du mois d'août
on sait d'émois s'essayer alors au redoux

Si étrange renaît ce qui sonne des voix
Ce n'est à se ranger grisonnantes en pierres
Qu'anges en sons : raisonnent : au sens né d'envoi
en saison : on les voit réengranger lumière !