jeudi 7 décembre 2017

Tendresse Sous L'Auvent Soulevé Par Le Vent


Le 7/12/2017


TENDRESSE SOUS AUVENT QUI SE LÈVE SOUS LE VENT !



Sur le bitume qui se met à giboyer
la pluie allume un rimmel aux lèvres des rues
par vent dansant – démêlant chevelure crue :
branches épelant marbre sans y noyer
cette ombre qui penche à la lumière si fauve
que même y vrombissent sous les hanches des murs :
les phares bondissants où se déhanche la pure
pierre en ondes qui enclenchent et qui sauvent :
la terre qui s'arrondit dans le ciel du soir
émondant la guerre : en amours avec histoires
sans décevoir au gris ce monde qui pense
jusqu'à la colère sans prix d'à-coups de vent
là sous l'auvent qui danse – se levant …
Il virevolte l'air sans cris autre que Présence !

LAKUTA "Brothers and sisters"


lundi 4 décembre 2017

Lucrèce fut notre grand éveilleur au poème , à ses sensations et à sa pensée


DANS LE SOIR QUI TOMBE LA VILLE BLEUIT DANS L'ECLOS DE VOS DANSES







Le 4/12/2017

DANS LE SOIR QUI TOMBE LA VILLE BLEUIT DANS L’ÉCLOS DE VOS DANSES



La ville est bleue dans le soir qui – là – tombe
En mille mondes – ciment - silencieux
d'espoir subtile arrondi dans tes yeux
qui – cils – aux lieux à voir s'en émondent
en paupières habillant tout d'un trait
cette pierre secouée de semonces
au millet de lumière dévouée au vrai
quand à l'équerre du temps tout s'énonce
en p'tits mots serrés contre la détresse...
Vous ami(es s) révérant encore émus
ce qui ne s'arpente dans la tristesse -
vous tentez tout ce qui - en vos corps mus -
fait céder l'ombre qui s'agite aux murs
dans des décombres - là – vite cédant
sous les dents d'un poème qui n'a cure
que de ceux qui aiment qui va au vent
et vient maroufler sous le paravent
dans l'étouffoir sombre où rien ne s'élance
que les pâles échos d'un monde en errance...
Ami(es s) calez-y l'éclos de vos danses !

dimanche 19 novembre 2017

Ce Qui Se Chuchote En Charme Caché , O Ville ! Oui C'est Qu'On Te Dorlote En Te Prenant !





Le 19/11/2017


Ce Qui Se Chuchote En Charme Caché ! …


Dans le murs – la rue rêve – se parsème d'aube
en réverbères d'argent essaimant : jaunis -
Les gens sages qui savent qu'ici c'est la nuit
s'assurent que Ville comme Eve prenne robe
à l'heure où s'entraîne – non brève en leurs désirs :
sa sève-bonheur revue : au moment acquise
par la veine que leurs vies d'amants ont conquise
sur labeur en trêve cimentée d'élixir …

Ainsi – là – cette bure qui grève l'envie
purifie leurs cœurs aimants qui se magnétisent
sous l'auvent chaud et la pierre rude où ils tisent -
s'étirent – puis élèvent – lentement leurs vies
et démurent leurs savoirs en charme caché
au p'tit vin – à la bière en leurs âmes : lâchés...

vendredi 17 novembre 2017

Ville ! Dans L'Or de Ta Chevelure, Le Décor Se Fend !





Le 17/11/2017


DANS L'OR DE TA CHEVELURE LE DÉCOR SE FEND



Dans l'or de ta chevelure
la rue d'aurore en tes murs
couve le gris d'automne
qui ouvre aux cris qui dissonent
dans cette ruée de guerre
pour des suées et des fers

Prends patience en paix O Ville !
Rends lumière non servile
contre l'épée qui rouille
dans un amour qui se souille
entre l'amer mors aux dents

Dans cette équerre du temps
tes paupières remuent vite !
Ville ! Que ta pierre évite
de verser en charme ému
tes armes et ta vertu
comme dame qu'on insulte
parce qu'au drame elle n'exulte
en écho si perverti
pour tout ce vif qui n'est pas dit !

L'incisif espoir tranquille
qui – là – se dessine en mille
fleurs d'arc-en-ciel si magique
qu'heure de fiel sans musique
autre que le bruit des cliques
ne l'emporte en bris tragiques !

Son calme temps de Midi
s'étend à l'âme qui dit
pour charme qui n’incendie
ce qui se slame en édits !
Mais qu'en petite fleur vive
un rien de bonheur ne s'esquive
pour gens qui s'usent encore
abusés dans des accords
où l'argent mine leurs corps
si dérangeants dans le décor !

mercredi 15 novembre 2017

QUI S'EN VA AVEC L'HISTOIRE ?!




Le 15/11/2017


QUI S'EN VA AVEC L'HISTOIRE ?!


Fête à folie de l'instant -
Sa tête jolie au temps
d'un gris bien trop vénérable -
ciment d'un ciel sans étoiles
pour cris plus vraiment aimables :
séquelles d'une vie sans toile...
Mais où s'en va notre Histoire
si – partant de l'air du temps -
elle s'en vient tarir l'espoir
farcir noir ce qui le tend ?

On n'attend rien des nuées
qui couvrent tous les tonnerres
et masquent trop les ruées
qui montent de l'ordinaire
d'où la terre s'énerve et crache...
Affaire d'éclairs soudains :
Où faim et misère scratchent
dans male fin hors gradins...
Qu'Avenir ne garantisse
que ces lueurs toutes fauves
Un Moment les décatisse :
ce sont suées qui sauvent !

"J'imprime la voix tranquille de mon esprit indocile"


"Même si me poussaient des ailes , j'hésiterais à m'envoler"


"HARMONIE"


"V.I.O.L.E.N.C.E"

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dimanche 12 novembre 2017

LA RUE D'EN FACE JUSQUE DANS LA NUIT





Le 12/11/2017

LA RUE D'EN FACE JUSQUE DANS LA NUIT



L'horizon jaune mal dégrossi de nuages

n'est sage qu'à vomir sa barbe de goudron

dégraissant d'or la saison : dans le paysage

d'où « Jeunes » Maisons – engagées dans le citron -

vous relevez le bleu-roi qui fonde la nuit

avec de doux rêves pigmentés d'amertume

où – Réverbères piquants – vous mentez l'ennui...

Nous nous piquons de senteur de sève et d'écume !

samedi 11 novembre 2017

AU PLUS VIF DU TEMPS ...




AU PLUS VIF DU TEMPS...

Le 11/11/2017

LA VILLE SOUS LA BRUINE



L'ordinaire miroir du monde crache noir
sur les rondes qui adhèrent en « slashs » au bitume
d'où la bâche au scanner d'écume comme en moire
fait sonner l'air où la sonde du temps l'exhume !...


DE L'AZUR A LA NUIT


Colombe ! Griffe donc l'azur !
Qu'incisif – gonflant de futur -
ne se tronque – ni ne retombe
l'allure soufflée qui t'incombe !...

Au soir – ton vol nous éblouit
quand – au sol – là – tant ébahis
à voir saillir du gris – ton cri
qu'il scille l'espoir – en nuit sans bruit !...


BREF CHANT DE MIDI !


Brillants sur les cordes vives de l'aujourd'hui -
deux amants brûlants s'accordent sans plus d'esquive
pour l'idylle encore au qui-vive après la nuit
qu'ils n'adulent que pour ce qu'elle fut lascive !

vendredi 10 novembre 2017

L'AUTOMNE MAINTENANT SONNE !




Le 11/11/2017

L'AUTOMNE MAINTENANT SONNE !


Le soleil hésite dans les ramures...
Tu médites sur l'automne advenue
dans les ultimes frissonnant aux murs
où l'Humanité veille – mise à nu
et s'invente au café : de l'espérance -
dans les nœuds très serrés de ses souliers :
un p'tit brin à défaire de l'errance
qui l'a faite s'enferrer sans se lier...

Lumière pâle du jour ? Tu l'emportes
dans le bal du vent léger qui – jouant -
exhale un bel air d'amour à nos portes
où l'égal espère qu'en nous – muant -
sans remords – la paix n'ajourne révolte
mais - qu'aux remous d'épées venant des « cours » -
elle se meuve vers lui et virevolte
luisant – émouvante sans plus discours !

mercredi 1 novembre 2017

Gabriel Pierné "Fantaisie Basque"


DEMYSTIFICATION !





Le 1er Novembre 2017


DÉMYSTIFICATION !




C'est au vent figé dans les ramures jaunies

que renvoie – exigeant – ce qui s'agite aux murs

quand Novembre au miel gite sans cérémonie

où – en cendres – s'assagit le ciel sans allure …


L'horizon a brûlé dans les mains du futur

insulté dans ses lendemains dénaturés

halés – hors-saison – en chemins qui les raturent

pour la toison d'or qui les maintient enferrés ...

dimanche 29 octobre 2017

Un copain slameur et animateur de slam dit son poème ...


L'ART DANS UN SUSPENS





Le 30/10/2017

L'ART DANS UN SUSPENS


Des lampées de lumière

ce qui s'effeuille épars

est – sans écueil – pour l'art :

dans la paix de l'hier

d'où le présent témoigne

de l'aguichant lointain

qui chante et ne s'éteint...


Lors – misant sur sa poigne -

l'aujourd'hui qui sourit -

danse aux nuits de Paris

qui – en brisant bruits – soigne :
grisant : l'automne en guerre...


Silence retenu

si jaune en son travers -

que cent lances à nu

dans les arbres – frissonnent

sans palabres en rues -

là où se cabre en rut

le sabre qui dissone !

Ce Qui Au Bord De La Ville Résonne !




Le 29/10/2017
CE QUI AU BORD DE LA VILLE RÉSONNE



Par le béton l'azur caché, cassé -

au futur sans ton – gâche le soleil

qui n'a place qu'en blessure glacée

à tessiture flasque dans la veille


Mille lumières trouant un rempart

roué de guerre civile endémique

où n'est amer et vile qui prend part

à la ville qui peut luire en musique


O Peuple ! On a dégrossi ta patience !

On te palpe – assis et silencieux !

Ta pulpe à leurs yeux est pain d'ignorance

rassis pour poulpe feignant d'être Dieu...

dimanche 22 octobre 2017

MEHR LICHT !






Le 22/10/2017
MEHR LICHT !


Cette avant-scène ouverte aux lumières urbaines

Où sont recouvertes les chaînes de l'obscur

Avertit par son allure la guerre vaine

Faite à la misère qui essaime en ses murs



Et l'écume de la pluie marbre le bitume

qui – dans la nuit – s'allume jusque sous les arbres -

Quoique pour démunis elle demeure enclume -

Pour cette heure elle y cuite tous les candélabres

NE PAS LAISSER PRISE A LA BISE !


NE PAS LAISSER PRISE A LA BISE !



Le froid fait un pas où le soleil balbutie

Pour ces fées qui – à l'étroit – là veillent au bal

Des feuilles tremblantes sous le vent indécis

Qui – dilettante dans l'auvent – trame un mal




Mais les savantes enchantent au crépuscule

Où elles inventent pour émules de Chronos

De fins mots de roses qui – sans attendre – acculent

Le vent au tendre – n'osant piquer chair et os

vendredi 20 octobre 2017

Le Temps Volé Dans Un Espace Où La Paix Se Diagonalise !




TOUT UN TEMPS VOLE


Creusant la rue d'en-face, deux stratus empoussiérés s'appuient sur une lumière rousse
qui incendie l'horizon . Les murs prennent soudain des étoiles qui les couvrent de miel.
En perpendiculaire : sur le boulevard, crie le platane dans son feuillage d'émeraude qui
fait suinter l'obscur jusque dans le jeu des feux alternés … Les enseignes y coulent en
diamants de toutes couleurs ; des perles océanes ponctuent la disparition imminente du
jour . Ici la nuit est esquivée sous l'auvent rouge . Nous l'intériorisons avec ces paroles
qui dansent dans un silence presque advenu . Nous creusons dans ce ballet où ne court
plus l'instant à la rattrape des phares fauves. L'amitié fait un pas dans le hasard pour de
possibles rencontres ; lentement s'y offre le loisir de garder la pulpe vive des mots où
s'épelle le bruit des désirs libres qui ne se pressent pas … Et le temps ne s'exténue plus
même si une robe noire recouvre têtes et cous des murs enfilés. Ah ! La flèche de lu-
mière bleue qui les traverse au coup par coup . Ici une jeunesse vibre de ses paroles
sans fin, qui respirent et modulent comme si un parfum d'éternité les touchait . Mais,
têtes à l'instant , elle tue la durée comme si elle était efflanquée d'habits neufs d'un
temps incomptable … Indomptable avancée sur ce chemin où elle s'aventure : ses
baisers , ses rires , ses confidences donnent le la au pas hors-borne de l'amitié tou-
jours neuve qui ouvre grandes les portes vives de l'instant sans plus d'attente . Mais
combien incisive est leur morsure de l'éternité sans couleur … Elle avale le bruit vo-
race des futurs fantomatiques où les chaînes du passé cliquettent encore tant dans
les fers de l'humain … La vie prend une teinte d'or où des trésors se découvrent
comme un bonheur sans condition … Ils voudraient l'incendier ce bonheur , ceux
qui plombent le hasard des rencontres , le soumettant à l'argent-roi . Mais , à la me-
sure de cette vie qu'elle croque à pleines dents , la jeunesse saura peut-être livrer
comme son arc-en-ciel à la misère ployée par le gris-être toujours lourd en ses jours .

GARDINER DIRIGE EN MAGICIEN CETTE OEUVRE SI PLEINE D'ELAN, SI GAIE ET FORTE . ON EN SORT PLEIN DE JOIE !


Déborder l'attente par le long et patient désir qui rend grâce aux amoureux !






ATTENTE AMOUREUSE



T'aimer surmonte mon attente

Je te raconte en ces sommets

Comme immortelle et si patiente

A sceller mon temps clairsemé


Ta voix en pétales du jour

Reste égale – sans un pourquoi

Mais : non-étale en mes séjours

Dans cent ans de bal où ne suis cois


Soleil qui la voit en long cours

Prend veille en sa voix-lumière

Haussant merveille en log parcours

Où nait son éveil qui conquiert

mardi 17 octobre 2017

Un moment exceptionnel où la musique traverse tous les genres : du récit au chant grégorien en passant par la polyphonie propre à sortir du Moyen Âge ! A écouter ces voix sortant d'une époque où le sacré était le passage obligé pour tout musicien ...


AVANT LA NUIT !





AVANT LA NUIT !


Elle est terrible cette caresse où la « Gueuse »
Se terre si indicible et s'évanouit
Insensible aux tresses de lumière moqueuse
Qui traverse la messe blanche avant la nuit !...


Tu creuses dans ces mèches d'or où on l'oublie
Son décor ne nous allèche plus dans la ville...
Si notre cœur s'assèche en servile repli :
Tout apôtre du corps qui la dépêche est vile

Veille l'Icare à la mesure d'un océan !
Il n'égare sans futur l'accent du soleil...
Belle allure a sa voix s'égayant dans le tard !

Son regard en épure voit – se pressent : art
Car c'est à l'azur qu'il renvoie tant de merveilles
Il boit à la treille où la nuit est sans céans

dimanche 15 octobre 2017

UN DESSIN DE VILLE


Le 15/10/2017

UN DESSIN DE VILLE





O Ville ! Pour l'accent aigu de ma mémoire

Tranquille pour cent écus au « Comptoir Voltaire » -

Tu t'habilles -décente- d'une belle moire

Que scelle cendre où tes bras brillent et se serrent


Alors la paix rugit en ton sein protecteur

Où frappés en magie d'or tes desseins accueillent

Tant l'épais essaim qu'en corps tu régis à tes heures

Hors destin : l'arpégie happée au chœur des feuilles

samedi 14 octobre 2017

UN POEME POUR LE DOUX AUTOMNE




L’ACCROCHE-CŒUR


J'accroche les feux de la ville aux regards

lumineux des amoureux et me garde de

l'ombre qui déborde en ciel l'horizon

stellaire des murs braisés trop rangés .

Les arbres parlent en filet d'émeraude :

Cette incandescence qui érode le temps .

L'automne - doux encore – soigne leurs

mots qui effeuillent un silence roux plié

au temps qui s'en va dans la veille où l'at-

tente ne creuse pas sous les pas derniers

qui ont déjà chanté la rébellion contre

toute mort de l'humain qui se tait ...

Grande force dans l'organisation de la résistance palestinienne qui se retrouve elle-même dans une volonté de paix et d'unité contre la barbarie fasciste de l'armée israélienne ...

jeudi 12 octobre 2017

Dense et intense mouvement qui vous fait plonger dans les rythmes d'une cascade contrebalancée par une danse très syncopée inspirée par des thèmes populaires


Très puissante mélopée autour d'un voyage onirique ! L'hiver est propice ici à une secrète installation dans l'espoir amoureux exalté par une voix qui appelle un choeur à conquérir le monde ouvert du désir et à trouver ce qui y résonne d'inconscient et ... Tout cela passe dans une musique qui ne transige pas avec les facilités habituelles du bon sens et Cela s'entend comme un dépassement du moment angoissant de l'hiver, pour s'accorder avec le plus profond sens intime d'une recherche de l'accord entre voix et intense parole musicale d'une paix cherchée et atteinte !











                             

"Je suis maître de tout ce que j'ai perdu.../..." Ce que m'a enseigné la robe de cristal" Robert Desnos


CLIMAT ET PAYSAGE D'ÂME POUR UNE FEMME AIMEE


Le 24/09/2017

A UNE AIMÉE


Passant ton sourire au-delà des larmes

Passant outre le pire avec ton âme

Tu conquières le monde avec tes rêves :

En lumière féconde où tu relèves

Sur tes yeux : les vagues d'un océan -

Dans tes lèvres s'élague incandescent :

Le feu où toute joie ici tu attrapes

Contre le doute qui parfois te frappe -

Tes cheveux dans leurs braises te couronnent -

Et je te fais cet aveu qui résonne

Pour ton être qui l'aura entendu

Peut-être – comme ton aura : tendu

Dans un amour retrouvé que tu vois

Si bien soulevé – hors-mur - pour ta voix -

Tu l'as attendu : ce chant gai d'Orphée

Tant rendu à toi : ô Si jolie fée -

Le chant du vent souffle dans l'amertume

Juste là : au ballet du grain d'écume -

Caresse ton visage – le dessine

En clef d'un paysage – dissémine

Dans ton cou : les méandres d'un plaisir

Jusqu'aux courbures ambrées à saisir

En source et soie de ton corps si aimé

Que je sens passer tout décor tramé

Gagnant sur l'automne tant de soleil

O compagne – qu'en nous sonne la veille !

mercredi 8 mars 2017

Le Poème pousse dans le gris-gris frais et boueux , jusque dans les bourgeons fleuris : il livre de l'espoir !



DU TEMPS FILE ET SE DÉFILE : POÈTE ! REPRENDS CE QUI S'Y ENROULE EN FONTAINE  SANS QUE L'ORAGE L'OBSCURCISSE !

Le Jeudi 9/03/2017


Le temps danse et se saoule !
N'attends que vie coule !
Pense qu'étant lumière
Elle obvie en cet air
A guerres aux consciences... !
Ami – au vers : l'essence
Légère aux mille fleurs
S'habille au vert bonheur

Décille tes paupières !
O joyeux drille – l'hier
Si sérieux en nos biles
Voit ces yeux dans la ville ;;;
Ne maquille Avenir
En Dieu du souvenir !

Tes dés hors du festin
Gardés d'or au matin
Lancent pour d'autres fêtes :
Un sort jamais funeste !
Vois ! En ce matin blême :
Ces sans-voix que tu aimes...
N'éteint voie qui en luit
Elle tient joie au bruit
Dans la paix arc-en-ciel
Hors-épées et vain fiel -
Résonne en mille lieux
Du lien le plus sérieux :
Là où raisonne – se cueille
Et bien s'entonne : accueil !

S'il se casse aujourd'hui... :
Tout s'efface et s'enfuit !
Draine tes pas d'amour
Pour « bon Droit » en retour
Pour qui s'épuise seul !
Toute sa mouise en feule !
Bâtis en : tes forts songes 
Décatis s'ils se rongent
Sans accords ni musique !
Fais-en corps et éthique...

Sans décor ni miroir
Il s'accorde à voir
Hors-nid et ...Aux déboires :
L' honni de tout « Savoir » :
Mais sa Patience-reine :
Est défense et le draine !

Que sève aux arbres
Se lèvera du marbre :
Tu sauras l'embrasser
L'essaiera aux brassées
Pour l'allier au beau Mai
Sans brasier en ramées !

Quand bourgeons sont aux fleurs
Ne rageons aux sons en pleurs !
Courage ! Laissons venir
En mages à tenir
Ces pages sous l'orage
Comme au vent sous étai !
Et ...Savants non hâtés -
Maçons pour le partage
De moissons restées sages
Où dansent dans nos murs :
Semences en ciment dur -
Pour édifier en concert
Reliés par ces vers
Sans pieds en revers :
Une maison hors-flammes
Sans échanson en l'âme

Nous ne savons si tiennent
Dans le fond de la nuit
Ces façons qu'ont les fruits
Aux siphons des fontaines :
Couler suc comme aux verres...
Brusque houle tonne en travers ?
Ce sont nos fées mutines
Qui – en effets-matines
Font chanter tous nos frères
Hantés de voir défaire
Par des averses graves :
Herses comme entraves-
L'édifice en espoir
Non sacrifié aux soirs

Non ! Grâce avec Justice
Ne s'effacent si glissent
Les rayons frais de l'aube-
Sans baillons à sa robe
Pour tenir Amour libre-
En des jours d'équilibre
Entre l'eau la plus limpide
Et ses galops avides !

Langue rugueuse , sans détours emphatiques, de ce poète qui continua infatigable ! Jeacques DUPIN


lundi 13 février 2017

Et l'amour infini ... Soleil et Chair de Rimbaud dans les Illuminations . Lecture émouvante !


No Comment !


Léo Rojas : " Now I feel alive"


Sans patrie: Parler est un signe d'Affection/Se taire un autre.... Sortir du poids du Destin : Parler du proche et du lointain , de l'Ici du Pays à l'Ailleurs de tous Pays , et la Parole se sent même dans le Silence : elle construit un monde !

Sans patrie: Parler est un signe d'Affection/Se taire un autre....: Nous en sommes à un point, ai-je commencé... Oui, a soupiré Bosseigne. Un point tel que parfois un peu d'espoir, par exemple ces narci..




Poème No 348


".../... Le retour des abeilles - c'était trop
          Je voulais    qu'elles   demeurent
          Dans leurs obscurs    pays ; pour moi
          Quelles paroles avaient-elles ? .../..."



".../...Chacune en passant me salue;
         Levant mon puéril panache,
         Dans ma dépossession j'accueille
          Leurs tambourins    insouciants ." 


             Emily Dickinson
  Poèmes - Poems ( Aubier - Domaine américain ) bilingue








Une mémoire qui ne s'éteint pas : Léo Ferré : magnifique chanson poétique !


Le poème suspendu entre pierre et mer pense à la fontaine et ouvre la voie : GUILLEVIC en 1976


Mur et liberté Playlist des Pinkfloyd


vendredi 3 février 2017

Pétition à signer : n'acceptons pas ce détournement de fonds publics : notre bien commun !

https://www.change.org/p/madame-fillon-rendez-nous-les-800-000-euros-penelopegate?recruiter=24447746&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink


Ma contribution :

Je considère qu'il y a incompatibilité entre l'idée qu'on se fait de la citoyenneté et un tel abus de confiance vis à vis de notre conception du peuple ! Inadmissible est ce détournement de fonds publics comme toute captation de notre bien commun : c'est souverainement injuste de prétendre défendre une morale de gestion de ce bien commun et de faire tout le contraire ; c'est indigne pour tous ceux qui savent que le détournement de fonds publics ou leur captation à des fins personnelles ou partisanes nuit à l'éthique de notre liberté : celle de notre intérêt pour la justice et le respect du bien fondé du droit dans notre pays qui suppose l'égalité de tous les citoyens ! Sinon c'est laisser libre droit à la tyrannie des fondés de pouvoir dans la gestion de notre bien commun !

mercredi 1 février 2017

Travail , économie et espérance chez Marx et Ernst Bloch

Travail, économie, espérance chez Marx et Ernst Bloch

« La notion de travail considérée comme valeur humaine est sans doute l’unique conquête spirituelle qu’ait fait la pensée humaine depuis le miracle grec »
[Weil, 1999, p. 332].
« Les travailleurs savent tout; mais hors du travail, ils ne savent pas qu’ils ont possédé toute la sagesse »
[ ibid., p. 14].
1
Cet article est un commentaire de ces deux admirables propos de S. Weil sur le travail.
2
En dehors de ses formes historiques, sous quelle notion universelle faut-il saisir le travail ? On peut sans doute dire qu’il y a travail pour les hommes lorsqu’il y a effort productif conduit par intelligence technique – ce qui veut dire que le travail s’oppose au jeu par sa peine et à l’action politique par l’invention d’outils faisant usage des forces de la nature. Mais cette réponse reste encore insuffisante. Il faut encore au moins ajouter deux choses. D’abord, c’est par le travail et son temps de peine qu’on entre dans l’économie. L’économie est essentiellement l’économie du temps de travail. C’est ici le propos de Marx et il est assez familier. Il faut aussi dire que c’est par le travail et son temps d’attente qu’on entre dans l’espérance, par l’espérance qu’on entre dans la religion, et par la religion qu’on entre dans le trésor des mythes, des rites et des symboles. C’est là le propos d’E. Bloch et il nous est beaucoup moins familier. Le travailleur est donc à la fois l’économe véritable et l’homme religieux par excellence.
3
L’économie et la religion, loin de se repousser comme on le croit d’ordinaire, s’enveloppent l’une l’autre dans leur essence la plus profonde.
4
Mais pour saisir cette idée et lui donner sa portée, il faut lier ensemble ou superposer Marx et Bloch.
5
Je présenterai successivement : 1) la relation entre les définitions du travail et de l’économie au niveau le plus général chez Marx; 2) la notion d’espérance chez Descartes et saint Thomas d’Aquin; 3) le principe Espérance et sa fonction utopique chez E. Bloch. L’objectif suivi est d’attacher ensemble l’économie, comme disposition mentale, et l’espérance comme quasi-vertu, ce que ne font ni Marx, ni Bloch, le premier manquant l’espérance et le second l’économie. C’est alors seulement qu’on rejoindra S. Weil.

TRAVAIL ET ÉCONOMIE CHEZ MARX

6
On classe parfois les philosophies en philosophies tristes et en philosophies de la joie. Marx est de ce dernier côté, du côté d’Épicure et de Spinoza. Mais, parmi ceux-ci, il est le premier à parler aux masses et pour les masses, non pas de l’inaccessible sagesse des sages, mais de la joie vitale qui non seulement les attend dans l’avenir, mais déjà plus ou moins souterrainement anime le capitalisme et soulève les montagnes de leur oppression. C’est pourquoi, selon lui, il n’est pas possible de s’en tenir à la description de la « transformation incessante de la production, l’ébranlement continuel dessituations sociales, l’agitation et l’incertitude éternelles » [PC [1], p. 164], qui caractérisent les sociétés capitalistes et traduisent la peur et la tristesse des classes dominantes. Il est vrai que dans le capitalisme, les travailleurs sont déplacés d’une branche de production à l’autre, que la division de leur travail leur semble commandée de l’extérieur et que leurs activités leur apparaissent comme « accessoires conscients » du machinisme [K, 1, p. 987].
7
Le travail semble ainsi se réduire au mouvement de la machine qui s’inscrit comme douleur, destruction, passivité et sacrifice de soi dans le corps des travailleurs. C’est bien cela d’ailleurs que retient la philosophie du travail et l’économie politique de cette période. Le travail est alors défini comme « fardeau », « abnégation » et « malédiction » [CR, p. 288; K, 1, p. 575].
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C’est cet aspect du travail que Marx décrit comme aliénation ou dépossession du travailleur – dépossession du produit, du moyen de travail et de l’activité elle-même [MAN 44, p. 56 sq.; GR, p. 282], à quoi correspond une aliénation du désir et de tous les besoins dans « le besoin d’argent » ou « le désir d’argent » [MAN 44, p. 91; CR, p. 391 sq.; K, 1, p. 673 sq.].
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Mais le dernier mot, pour Marx, ne peut pas être celui-là. Sous cette agitation inquiète et cette tristesse du désir d’argent ou de la domination de la machine, il faut dire que la vraie vie se trouve du côté du travail, rappeler que le travail est « la vie productive elle-même » [MAN 44, p. 63] ou « l’activité positive et créatrice » [GR, p. 292] et annoncer la venue prochaine du règne de l’exubérance et de l’inventivité joyeuse du travail comme « premier besoin de la vie » [GOT, p. 1420]. Le capitalisme sous cet angle reçoit « la mission historique » [K, III, p. 1032] de mettre enfin à jour ce qui se prépare depuis le début de l’histoire : l’avènement par le travail et dans le travail de l’homme véritable ou de « l’individu intégral » [K, I, p. 992] selon « son double principe » [GR, p. 307], c’est-à-dire un individu à la fois toujours plus puissant et singulier d’une part, et toujours mieux intégré à la communauté à laquelle il appartient d’autre part. Mais si c’est à la fin de l’histoire que se découvre l’essence du travail humain, comme activité joyeuse, alors c’est sous ce point de vue qu’on doit examiner les différentes étapes de l’histoire des modes de production et produire en particulier une critique du capitalisme, de sa philosophie du travail et de son économie politique.
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On doit toutefois éviter de confondre chez Marx la sortie de l’aliénation avec la sortie de l’économie. La société communiste qui marque la fin de l’histoire et l’avènement du travail humain n’est pas une société sans économie ou sans calcul économique visant à économiser du temps de travail. On ne doit donc pas confondre la tristesse du travail sous aliénation avec la peine immanente à l’exercice du travail, « son effort et sa tension » [K, I, p. 728], dont le calcul économique cherche à diminuer la durée. L’association de la peine dans le travail avec une malédiction est une chose; l’association de la peine dans le travail avec l’économie est autre chose. Jamais Marx ne laisse croire que toute économie est du côté de la tristesse, de l’aliénation ou de la négativité. C’est ce point qu’il s’agit d’éclaircir. On répondra à deux questions : quelle relation les textes de Marx permettent-ils d’établir entre l’économie et l’exercice du travail comme premier besoin de la vie ? Quelle définition de l’économie Marx retient-il pour sa critique de l’économie capitaliste ?
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1. Il n’existe que deux textes importants de Marx sur la nature du travail dans la société communiste. Le premier texte se trouve dans la critique du programme du Parti ouvrier allemand de 1875 – assimilé parfois par erreur au texte rédigé à propos du programme de Gotha. Le second texte met fin au livre III du Capital. Dans le premier texte, Marx divise la société communiste selon une division horizontale et chronologique en deux étapes historiques ou deux « phases ». Dans la première étape, « il règne encore le même principe que pour l’échange de marchandises équivalentes : une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme » [GOT, p. 1419]. On a donc un principe d’équivalence dans une économie qui ne connaît déjà plus d’échange marchand ou monétaire et qui ne fonctionne que par répartition centralisée et collectivement contrôlée par tous les travailleurs. La permanence de ce principe d’équivalence permet de parler encore de valeur par quoi le travail est tenu pour une grandeur homogène et indifférenciée en temps de travail abstrait. On emploie donc « une mesure égale pour tous », à l’image du droit qui est par nature un droit égal pour tous et, en ce sens, au regard des individus eux-mêmes, « un droit de l’inégalité » [GOT, p. 1420]. L’économie est quantitative et abstraite sous le principe général « à chacun selon son travail ». C’est seulement dans la seconde étape ou « phase supérieure » de la société communiste que la différence entre le droit et les individus disparaît et, avec elle, la scission entre une science du général ou du concept d’une part, et la réalité des individus et de leur connaissance singulière d’autre part. L’économie est alors qualitative et concrète au sens où chaque travailleur est pour lui-même l’économe de ses propres heures de travail individuel. La science économique disparaît au profit d’une discussion qui s’établit au même niveau que le fait du partage. On peut sans doute imaginer – mais Marx n’en parle pas – que seules les machines communes à plusieurs hommes relèvent encore d’un examen général où leur valeur se calcule en heures de travail abstrait.
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Ainsi, la première étape supprime l’échange marchand et ne garde que le partage ou la répartition. La seconde étape supprime le principe du partage selon le temps de travail abstrait et découvre le principe concret du partage selon le besoin. Mais dans ces deux étapes, il y a toujours de l’économie, de la peine dans l’exercice du travail et de la contrainte de rareté.
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Le second texte rédigé en conclusion du livre III du Capital est bien connu, mais il mérite d’être cité tout entier.
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« À la vérité, le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité et les fins extérieures; il se situe donc par sa nature même au-delà de la sphère de la production matérielle proprement dite. Tout comme l’homme primitif, l’homme civilisé est forcé de se mesurer avec la nature pour satisfaire ses besoins, conserver et reproduire sa vie;
cette contrainte existe pour l’homme dans toutes les formes de la société et tous les types de production. Avec son développement, cet empire de la nécessité naturelle s’élargit, parce que les besoins se multiplient; mais en même temps se développe le processus productif pour les satisfaire. Dans ce domaine, la liberté ne peut consister qu’en ceci : les producteurs associés – l’homme socialisé – règlent de manière rationnelle leurs échanges organiques avec la nature et les soumettent à leur contrôle commun au lieu d’être dominés par la puissance aveugle de ces échanges; et ils les accomplissent en dépensant le moins d’énergie possible dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine. Mais l’empire de la nécessité n’en subsiste pas moins. C’est au-delà que commence l’épanouissement de la puissance humaine qui est sa propre fin, le véritable règne de la liberté qui cependant ne peut fleurir qu’en se fondant sur ce règne de la nécessité. La réduction de la journée de travail est la condition fondamentale de cette libération »