mardi 6 avril 2021
CHAIR ENTRE PAROLE ET SILENCE ENTRE TEMPS ET INSTANT
Paris Le 6-04-2021
CHAIR ENTRE PAROLE ET SILENCE ENTRE TEMPS ET INSTANT
Chair où le temps s'en va et creuse tes sillons
Tu es dans un hors-là d'âme où nous essayons
De toujours t'oublier–qu'y morde solitude
Elle lui est liée avec sollicitude
L'amour est ta victoire il reste ta fontaine
Et tu veux y boire pour y casser tes chaînes
Si la vie coule en toi prends là à pleines lèvres
L'instant deviendra loi–jamais il ne te sèvre
Réserve d'inconnu dont nos rêves sont proches
Tu es mise à nu devant cette mort qui fauche
Mais ô L'Humanité qui poursuit ton mystère
Déride ta beauté quand on ne lui fait guerre
Tant le travail t'épuise en tant de vies-misère
Tant d'espoirs qui visent le meilleur sur la terre
Pour la fraternité comme diamant qui brille
Au cœur de ce Léthé – ta grande âme en scintille
O La chair crevassée ! Des corps fourbus pliés
Disent que c'est assez de te voir oubliée
Chair à vendre on t'affiche en un trésor de guerre
Pour jeunes qu'on aguiche es-tu la belle affaire ?
Baiser charmant t'emporte en Sésame du silence
Il t'ouvre grand la porte... O la chair qui se lance !
lundi 5 avril 2021
Poème dit sur Soundcloud LE LIMON DE LA VIE
dimanche 4 avril 2021
De Ma Fenêtre : Sous Les Murs Et Au-Delà
A Paris Le 4-04-2021
DE MA FENÊTRE: SOUS LES MURS ET AU-DELA
Pendant que l'errance brûle dans le soleil
Ici : tend et s'élance : enfant de tout éveil
Vaquant dans lumière douce d'un soir d'avril
Il dresse clairière de jeune pousse en la ville
Quand trafic sauvage résonne au boulevard
Navigue en son orage un poème bavard
L'on entendait au loin par-delà tous les murs
Chanter tous les bédouins fiers de leur belle allure
Enchanteurs du désert – plus forts que solitude...
D'autres lancés sur mers envient nos latitudes
Aujourd'hui en Paris eux qui ont fui brûlures
Racontent leur pari : briser guerre en nos murs
Or on voit ces enfants chercher un nouveau havre
Pour vous notre olifant : yeux que tristesse entrave
Relevé par son chant Merle tu l'accompagnes
T'appuie de ses accents-cris : colombe compagne
Soleil dessous les toits – veille fraîche commence
O Cœur qui t’apitoies ton battement est semence
Avant que soir ne tombe et que tout devienne ombre
A Paris incombe de vaincre la vie sombre
Ses lumières pour bien – l'étoile qui les meule
Qu'elles ne fanent pour rien les espoirs qui sont seuls !

