samedi 27 février 2021

POUR REVENIR AU COUCHANT FRATERNEL Poème du 27-02-2021


 




Paris Le 27-02-2021


POUR REVENIR AU COUCHANT FRATERNEL



Train de mire d'azur en enfilade aux murs

Train de circulation qui circule dans l'ombre

Et trace l'empreinte d'instant en boulevard sombre

Ne bouscule passants dont l'attention mature



Avant cette heure ultime où descendra nuit

C'est–Liberté intime en abords fraternels :

Ce temps d'échos luisants où–indivisé d'elle –

S'étend jour en accords qui se peuplent de bruits



A l'horizon du songe où paix d'enfants s'allume

Et va ranger lune–bohème dans leurs cœurs

On chante nouveauté qu'épais amour exhume

Dans l'âme enchantée par tous ses ressorts à l'heure



Car il n'est plus de saison de mener des guerres

Qu'importe leurs raisons–elles nous indiffèrent

Le temps aux corps vaincra l'indicible clarté

Si elle monte encore du puits de tout errant



Et ses bons apôtres prêchant en majesté

Hors-lumière et azur le temps de Paquesnôtres

Pour qu'enfants d'étoiles perdent veille en Cité...

Ils perdent eux soleil–révérence à tout Autre :



Celui que la Nature voit en l'univers

Accomplir chaque jour ses pas qui le reversent

Au flan de son futur–à l'amour en averse

De ses rêves troués–en un pli de travers



Car c'est encore parmi tout ce qu'il espère :

Tout ce réel qui–en ses maints nids–va montant

Sans augure en ses chants que sa raison ne perd

Dans le jour au couchant fondu d'un nouveau temps

mercredi 24 février 2021

EXPERIENCE D'USINE Poème déclamé sur Soundcloud ("Ce lieu Qu'est-Ce Ce Lieu ?"

 

Révélation d'Enfants Poème du 24-02-2021


 



Paris Le 24-02-2021





REVELATION D'ENFANTS



Des enfants escaladent Marianne au soleil

Ils lui font donc parade en leurs âmes qui brouillent

Les cartes du prince qui croit Dame en sommeil...

Et rincent d'innocence sa trame qu'il souille



Installés sur ses lions ils font un vif concert

De voix et de rires qui cristallins confirment

La montée des rêves en un liant qui sert

D'élixir à nos convictions les plus intimes



Prince d'ignorance fétide convaincu

Pense avoir acculé de sa puissance aride

Toute « vox populi» à compter ses écus

Pour rincer cette lie d'un capital avide



Mais la Marianne tourne ses regards ailleurs

Lui le féru des rois lui enfourne promesse

Qu'avec tous ses bailleurs il la fera princesse...

Elle ne l'attend pas pour un monde meilleur

mardi 23 février 2021

Poème déclamé sur Soundcloud : QUI CONTRÔLE QUI ET POUR QUOI FAIRE SI CE N'EST TOUT REVERSER A L'ENFER

Carolyne CANNELLA dit une correspondance de TSVETAEVA avec RILKE

 

QUI CONTRÔLE QUI ET POUR QUOI FAIRE SI CE N'EST TOUT REVERSER A L'ENFER ? Poème du 23-02-2021


 





Paris Le 23-02-2021



QUI CONTRÔLE QUI  ET POUR QUOI FAIRE SI CE N'EST TOUT REVERSER A L'ENFER ?

Petite Leçon d'histoire


Relimer notre histoire à la toile du soir

Quand sa moire s'étale et rime avec l'espoir

Où vent dit la victoire aux sources du partage

Quand veille ne veut boire avec ours en barrage



Routes désencombrées – Pari en mains gagné

Vous n'assombrirez plus nos chemins en traverse !

A l'ombre de l'espoir vous ne pouvez régner

Qu'en sombrant vos deux mains en votre histoire inverse



La nuit fume silence qui luit inchuchoté

Au fin bruit décochant cette rumeur qui lance

Beauté ricochant aux cœurs allumés qui pensent

L'Humain en errance aux corps de la liberté

vendredi 19 février 2021

CE QUE VIVENT LES MIGRANTS EN FRANCE

"LE BLEU DE L'ITALIE" Conférence ... Qu'on ne s'y trompe pas : c'est très très argumenté et passionnant !

Exposition et écrits autour de celle-ci : incontournables

Libr-critique la littérature dans toutes ses formes SEARCH THIS SITE [CHRONIQUE] FRANÇOIS CROSNIER, AVEC UNE FORCE ÉPOUVANTABLE (À PROPOS DE FABIENNE LÉTANG, CHAMBRE FROIDE) FÉVRIER 18, 2021 in Category: chroniques, Livres reçus, UNE 0 284 3 [Chronique] François Crosnier, Avec une force épouvantable (à propos de Fabienne Létang, Chambre froide) Fabienne Létang, Chambre froide. Textes d’Amandine André, A. C. Hello et Liliane Giraudon. Les Presses du réel, collection « Al Dante », hiver 2020-2021, 96 pages, 20 €, ISBN : 978-2-37896-205-0. Mars, avril, mai 2020 : en pleine période de confinement, Fabienne Létang conçoit et réalise dans son studio les performances photographiques qui composent la partie visuelle de Chambre froide. La polysémie du titre (la « chambre » est également un appareil photographique de grand format) oriente le lecteur vers une réception des images comme partie d’un dispositif industriel (le lieu de conservation) que confirme l’omniprésence, parmi la trentaine de photographies présentées, d’une ouvrière en bleu de travail. « La mamelle de l’ouvrière », « Machines à nourrir les machines à manger » : les corps féminins sont d’emblée inscrits dans une relation fonctionnelle, qui ne tarde guère à devenir agonistique (« Le procès », « L’accusation »). Deux corps s’affrontent, dans une série de variations sur le thème de la contrainte – et placées sous l’invocation de « Surveiller et punir », livre figurant dans l’une des photographies –, donnant lieu à la mise sous le regard du lecteur de situations de nourrissage ou de refus d’alimentation, de domesticité, d’imposition (« Les mesures économiques »), pour culminer avec l’image de la « mort ouvrière » représentée par une Pietà effectuant l’ostension du vêtement de travail. Pour autant, ce n’est pas un chemin de croix qui est donné à voir, mais bien plutôt la « description d’un combat » dont, qui sait, l’issue pourrait être à l’avantage de l’exploitée (la photographie « Déconfinement » montre l’ouvrière reprenant le dessus avec ses poings). L’iconographie religieuse classique est ici détournée au profit d’une vision matérialiste (« dialectique » comme l’indique le titre de deux photographies), dont le paratexte donne la clé : « Fabienne Létang … considère l’art comme la production de gestes, de conduites et d’actions participant d’une tentative toujours renouvelée de questionner le monde ». À la traversée de cette « chambre froide », trois auteures : Amandine André, Liliane Giraudon et A. C. Hello ont été invitées à participer. Les textes réunis ici entretiennent un rapport différent aux images : celui de Liliane Giraudon, Ce qu’il reste d’Eurydice, dont le découpage suit l’ordre des photographies, s’y réfère explicitement. En revanche, les textes d’Amandine André (Agôn) et d’A. C. Hello (La fabrication d’une bombe, Désobéissance à la lumière et Sa mère la pute), dont certains sont antérieurs au travail de Fabienne Létang, laissent à l’imagination du lecteur le plaisir d’y retrouver ses propres échos. Amandine André, dans sa très dense ouverture, joue sur l’opposition (ou plutôt la lutte, Agôn) entre la souffrance et la douleur pour caractériser les régimes d’existence et d’intensité de l’une et de l’autre : « l’état particulier », formule qui revient en leitmotiv de ce texte fort, est un « état d’absolu au monde et à soi » en ce qui concerne la douleur, tandis que la souffrance est un « état de confusion une sorte d’état qui totalise la somme du négatif » : On le sait la douleur est une intensité de la vie. Elle vient l’habiter et la rend palpable à celui qui la ressent. (…) La douleur s’apprivoise jamais la souffrance qui est un état sauvage et qui ensauvage. De cette lutte, au moins sur le plan esthétique, sort vainqueur la douleur : La douleur est utile à la beauté c’est un besoin qu’elle a c’est un besoin et un outil que la beauté a utilisé dans l’histoire. Beaucoup moins abstraits, les trois textes d’A. C. Hello font surgir des figures de femmes dont la première, « aux réactions élémentaires jusqu’à un certain point », est décrite comme « noire de pensées tout à son excès de penser fort » dans un récit lui-même excessif dont les termes (« chatte cuite et brisée », « morceau de mort collé sur le bout de ses doigts dont il étudiait le mécanisme avant d’enserrer son cou ») renvoient à la perpétration d’un viol indéfiniment réitéré (La fabrication d’une bombe). Dans Désobéissance à la lumière, la figure qui prend la parole sous le nom de Babak énonce, dans une forme de ressassement, la condition immémoriale d’accusée, de condamnée[1], de maudite, de « tout en bas », de celle « qui n’a plus de Nom » : Bête immobile Je parle sans bruit. Ils n’ont pas détruit en moi Ce qui annule leur langue. Ma parole est encore lente. Enfin, dans Sa mère la pute (2016), A. C. Hello interroge, avec un humour certain, la fabrication du féminin dans un récit mêlant description du bas-corporel maternel : Une mère se rompt. Presque la moitié de son corps tombe au pied du lit. Elle la scrute. Elle n’y voit rien qu’un œil ouvert dans un gros dos surmonté de trois dents et discours de la fille « émergée à la surface du monde crevé », laquelle commente sa position dans le monde et son statut de « fille périssable ». La narration, comme la mère, « déconne sec », faisant appel aussi bien au registre de l’imaginaire surréaliste qu’à celui du polar, mais un polar décalé où les forces de l’ordre se livreraient à des considérations grotesques sur l’éducation : De manière générale, les gens qui réussissent leur vie, ont eu la télévision depuis la naissance. Et ceux qui lisent des livres, ont tendance à la rater, croyez-moi. Démentant le constat ici énoncé sur « le fin mot de tout ceci, à savoir que nous sommes foutus et que nous ne sommes pas prêts », les textes d’A. C. Hello manifestent « avec une force épouvantable » la résistance par l’écriture. Liliane Giraudon, on l’a dit plus haut, inscrit son texte dans l’espace ouvert par les photographies de Fabienne Létang, mais choisit de manière subtile le détour par le mythe. Ainsi, pour prendre un exemple, Ce qu’il reste d’Eurydice commente « Pietà : mort ouvrière », image déjà citée, de la manière suivante : Quelle scène non jouée et pour quelle dépouille (…). On peut toujours bégayer les gestes d’une inusable Pietà. Sans cesse les corps s’effacent. Eurydice, par exemple, sur le point de quitter les Enfers. Tandis que hors champ, les nichons de Tirésias scintillent comme des calamars. Ici, l’attention littérale portée au sujet, qui n’omet aucune des caractéristiques de la photographie, se double d’une interprétation qui permet au lecteur de convoquer tout un savoir stratifié : la mythologie (l’histoire d’Orphée et d’Eurydice), l’histoire de l’art (l’iconographie de la mère du Christ dans la peinture et la sculpture), l’histoire littéraire et musicale (« Les mamelles de Tirésias », avec la nuance comique et bien apollinarienne, pour le coup, de « nichons »). L’image qui sert de support est ainsi élargie au « hors champ » propre au poète. Les vingt photographies sur lesquelles intervient Liliane Giraudon (soit la majeure partie du travail de Fabienne Létang) forment une série à une ou deux (exceptionnellement trois) figures féminines se détachant sur fond noir ou neutre, ce qui accentue l’importance du geste. La grammaire de celui-ci est déterminée par la position du bras, de la main gantée ou non, et de la posture verticale ou inclinée des corps sobrement vêtus, à dessein (mais lequel ?) de bleu, blanc ou rouge. Cette syntaxe très simple n’en est pas moins d’une grande puissance d’évocation : accusation, soumission, imposition, dérision, révolte… émergent des « tableaux vivants » ici mis en scène. Dans sa sobriété, le texte qui s’en empare accroît encore ce sentiment grâce aux fulgurances dont il fait preuve : Pas besoin de tuer un être parlant pour le faire taire (…) Gavage par le vide (…) Poussé à l’extrême, le mépris du corps ne peut manquer de rencontrer une banalisation de la mise à mort (…) Pour ce qui est du passé, on passera sous silence l’avortement intellectuel de siècles entiers de femmes artistes et l’infanticide des œuvres de femmes écrivains. C’est donc à Liliane Giraudon qu’on empruntera la conclusion de cette chronique, tant son commentaire de la photographie de la page 61 « Misérablement… » – comme une rime presqu’identique à celui de la photographie de la page 45 « Liberté, égalité… » – pourrait valoir pour l’ensemble de ce livre à la beauté duquel concourent à égalité photographe et auteures : « entre splendeur et lamentation, rapport d’un instant d’histoire sans aucune trace d’explication ». [1] La citation qui clôt le texte, Ad omnia citra mortem, renvoie, selon l’Encyclopédie, à une condamnation au fouet, à être marqué et envoyé aux galères. ac-hello, amandine andré, Fabienne Letang, françois crosnier, giraudon-tragique, letang-critique sociale, letang-tragique, liliane giraudon, poésie et photographie, presses du reel - al dante, théâtre et photographie rédaction View my other posts LAISSER UN COMMENTAIRE

mercredi 17 février 2021

LE CHEVAL DU VENT AVANCE VERS LE PRINTEMPS Poème dit sur Soundcloud

LE CHEVAL DU VENT AVANCE VERS LE PRINTEMPS Poème du 17-02-2021


 




Paris Le 17-02-2021



LE CHEVAL DU VENT AVANCE VERS LE PRINTEMPS



Un vent feutré frise du ciel qui bat fraîche ombre

Et en douceur cuivrée donne et luit : trait de miel

Qui se fixe aux balcons puis sonne comme vielle

Pour chats furtifs au Rubicon d'un monde sombre



Viens ! Amour désœuvré! Et livre tes batailles

Pour qu'une calme ivresse entre en ton long chemin

Tiens : Séparant l'ivraie – Réordonne la taille

Le préparant ce grain qui se donne en nos mains



De ton cheval fiévreux – monte en cours de lumière

Nos lèvres secouées en chapeautant leur temps

Au havre en présence chaloupée à l'instant

Dans tes galopades que tu graves en pierre

samedi 13 février 2021

MODULATIONS DU SILENCE EN LA MAISONNEE Poème du 14-02-2021


 




Paris Le 14-02-2021



MODULATIONS DU SILENCE EN LA MAISONNÉE

Où ELLE S’ÉLANCE AU CROISEMENT DE VENELLES




Si dans la maisonnée le silence se fend

D'abord modulation dans la voix d'enfants

Qui revenant d'école inventent or de lune

Ne pouvant plus la voir en ces temps d'infortune



C'est aussi tout p'tits bruits de cette femme âgée

Qui – dans sa solitude en la nuit : encagée

N'a rien pris des fêtes – en misère recluse

Et n'attend rien d'un temps où la richesse abuse



Ce sont ces pas feutrés de jeunes qui attirent

Dans cette maisonnée les clefs de l'avenir

Mais que veulent voler de bien graves vampires

Ils ont au cœur gravé : rêve de s'y tenir



C'est la porte de fer et verre – cliquetant

Dans la nuit tardive qui indique le temps

Des partants au travail dans l'hiver qui les glace...

La silence se rompt leur laissant la place



C'est la voix bienveillante en ordonnancement

D'un très ancien voisin – pour que maison aimant

Toute gens attentive – en sa nuit se resserre

A tout le bien commun où son désir se serre



Ce sont hors-maisonnée – en venelle pavée

Ces p'tites voix de fête qui sont comme salvé

A la nuit – tenant tête aux injonctions diverses

De rester prisonnier où les liens se dispersent

jeudi 11 février 2021

Résistance et Asphodèle Poème du 11-02-2021


 




Paris Le 11-02-2021



RÉSISTANCE ET ASPHODÈLE




Si à la surface de l'actuel maquis

Croît encore vers le haut la belle asphodèle

Ne faut-il que pensée s'y accroche et appelle

A débroussailler tout ce qui doit être acquis ?



Étant aujourd'hui confrontés au grand défi

D'avoir à déceler des fleurs dans la tourmente

Commençons donc à les celer dans la lavande

Qui – avec l'asphodèle aux pierres – s'y fie



Et elles tiendront en terre – montrant donc la voie

Pour qu'embellissent toutes plantes odorantes

Alors au plein Midi d'un bel été on voit

Danser voleter toute une faune abondante...



Or dans la résistance qui nous tient à cœur

Qui nous dit qu'aujourd'hui chair de guerre est à prendre

Suivre ce mot dit nous disperse en des rancœurs

Mais Parole clairsemée peut – en corps – se tendre

CORRUPTION écouter tout particulièrement Roberto SCARPINATO liens maffia pouvoir économique pouvoir politique

https://youtu.be/LLXpXNy7agc 

Marthe COHN Une espionne juive chez les nazis

https://youtu.be/kRLBiWhn02w 

mercredi 10 février 2021

Qui Glace et Assèche En Même temps Poème du 11-02-2021


 




Paris Le 11-02-2021




QUI GLACE ET ASSÈCHE EN MÊME TEMPS ?




La neige étincelle sous lumière glacée

Sous le cortège en pas pressés elle craquelle...

La veille corbeaux et merles l'ont annoncée

Celle qui allégeant ciel en fait corps qui gèle



Passe sous l'étoile Paris par nuit : vidée

Des cristaux brillent sous sa toile de lumière

Lanières du silence en étau sont ridées

En venelle aussitôt : cris d'enfants jouent prière



Implorant étoiles – les rinçant de leurs chants

Ils relèvent terre pour ne clore leurs rêves...

Voilant leur univers – qui veut les asséchant

Les glacer : c'est Prince sans plus poser de trêve


Il ne peut leur nuire en renforçant leur éveil

Si bien que sa nuit ne peut les mettre en sommeil !

lundi 8 février 2021

Licenciements et grève à Total, Sanofi + Le Projet Hercule +++ et encore + !!!

https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/a-grandpuits-c-est-vraiment-une-lutte-hors-du-commun-07-02-2021-8423733.php?fbclid=IwAR2mzHB2JXt5KDiNmueW6QDf 

Misère : Victoire En Bouches De Soleil Poème du 8-02-2021


 




Paris Le 8-02-2021



MISÈRE : VICTOIRE EN BOUCHES DE SOLEIL




La Misère aux châteaux de cartes de l'absence

En fortune d'empire – hasard estampillé

Fera valser son salut : cette mort déniée

En une diamantaire Humanité d'essence



Cet en-plus de Paix dans la plus forte espérance

Ne peut s'éroder dans de fatals coups de dés

N'étant accrochée à morbide déshérence...

En rosée du matin elle crée liens bridés



Sa présence relève tant de cœurs contrits

Déjà elle est victoire en bouches de soleil

Déterrant les rêves à ces princes repris

Elle les lance dans une ruche d'éveils



De consulter aruspices nul ne l'éreinte

En essor toujours plus elle déploie ses ailes

D'ailleurs n'étant par aucun sacrifice enjointe

A être proie – le Présent elle le descelle



De l'attente en promesse rivée aux demains...

Elle n'a pas la clef du Capital qui s'use

Nul ne peut cependant y lier ses belles mains

L'HUMAIN en lettres capitales y profuse



Or le « Mal » est bien là – il voudrait tout ronger

Est-ce hasard bienvenu ? Ouvre-t-il la moire

D'un système mis à nu qui veut nous ranger

Dans une grande toile à si pauvre mémoire ?



Il ne tient qu'à Misère de sortir des gonds

Sur toute la terre emprunter cette traverse

Pour en pas différents franchir le Rubicon

Et hâter chemin où le fleuve se déverse



Nulle fortune pour probable instrumenter

Car les princes partout aujourd'hui se démasquent

Dans leurs nuits serrées rien d'elle ne se démarque

Perdant leur lune affable ils perdent liberté


Dans les affaires – têtes plongées jusqu'au cou

Ils parlent d'un monde dont ils nous désaisissent

Ils nous préparent encore de mauvais coups

Que la Misère et son Bien Commun nous unissent

samedi 6 février 2021

CONTRE "THANATOS" ET SES COHORTES


 




Paris Le 6-02-2021



CONTRE « THANATOS » ET SES COHORTES




Vent tourne... Sans souci aveugle-toi d'amour

Car là dans la gueule de l'oubli les fleurs pensent

Mon cœur dégorge de la charogne et laboure

Temps incertains au champ de blés où elles dansent



Mille et un assauts de beauté foudroient la nuit

Récoltent en moissons fécondes d'autres rêves

Plus majestueux que la Puissance et son bruit

Incessant qui veut tuer l'Humain sans plus relève



Et toi mon âme sur les songes endigués

Fertilise Présent avec l'eau qui abonde

Agrippe-toi au réseau des vents qui fécondent

Monde aux flammes de paix dans la nuit prodiguées



En chose publique : totalement infectées

Les arènes peuvent-elles longtemps se vendre

En scènes de musique fausse et affectée

Aux étrennes de puissants qui veulent la prendre



Or en crise hors du « Démos » et de son amour

Ils prient sur son corps sur lequel ils n'ont plus prise

Et qui crie à la démence d'un « Prince » sourd

Croit tuer nos rêves sur lesquels il n'a emprise



Penser le tendre à la porte d'un nouveau monde

Où déjà se tendent de nouvelles arondes

Qui – dans le ciel d'aujourd'hui – nous portent leurs ondes

Et à notre terre livrée au fiel répondent



Oui!On les entend déjà dans notre pays

Elles ne trahissent pas notre bienveillance

Ces ailes de Misère par puissants : haïes

Sont alliées au puits profond de la résistance



Et notre « Démos » est encore de saison

Il franchira contre la mort toutes les portes

Pourvu que son amour escorte nos raisons

Il déposera « Thanatos » et ses cohortes

QUILAPAYUN Concert live

https://youtu.be/slubQd54KGg 

jeudi 4 février 2021

PARIS EN VOYAGE


 




Paris Le 4-02-2021



PARIS EN VOYAGE



Dans cette aube en matin voir Paris tisser toile

En sa robe mutine envoyée au lointain

Des rumeurs civiles dans ces plis qui s'envoilent

De sa fébrilité où rien ne s'est éteint



Les lions encore noirs l'arrangent à la Nation

L'ange d'or lui donne du liant à Bastille

Sur Place de la Concorde elle tonne et brille

En ses cordes Belleville sonne son attention

Passant au point du jour elle glisse en silence

Côté Père Lachaise – hissée là elle pense



Puis Le Louvre et Beaubourg elle y croit perdre yeux

Qu'ils ouvrent : elle court guérie d'un mal sérieux

Bientôt les malandrins lui voleront sa robe

Des alexandrins lui ont-ils fait belle aube ?

Elle sait en Défense : Eiffel et Montparnasse

Ah ! Voir la finance et ses ailes de faux as !



Maintenant elle sent– la hauteur est gris ciel

Elle ne fait de ses mains qu'en ôter tout le fiel

Sans mal – sans triomphe : la soldate inconnue

Sans plus aucun tremplin – six pieds sous terre – est vue

Elle y sait tous ses noms et ne veut faire guerre

Personne ne la trompe au serpent prolétaire

mercredi 3 février 2021

PLUIE, SOLEIL ET VENT Ne Pas Être Les Serre-Freins Des Empires


 




Paris Le 3-02-2021



PLUIE SOLEIL ET VENT : NE PAS ÊTRE LES SERRE-FREINS DES EMPIRES




Filet des nuages tu te fends au soleil

Et le vent te porte pareille à une treille

Glaçant les passages de toute ta cohorte

Il place ton maillage en un roux paysage

Lumière aux toits ! Il gage de t'ouvrir grand les portes

C'est sur terre entière qu'on te voudrait cher mage

Comme l'allié des pluies où le soleil assèche

Nettoyant toute suie avec pluie qui n'est rêche



Depuis combien de temps veut-on forcer le temps

Bloquant lien terre et ciel qui ne respire tant

Que sans souffre ou fiel il ne souffre en forêt

Aspirant en des rets la lumière et tout l'air

Qu'il souffle sans arrêt sur poumons de la terre

Où aguerri en pluie il leur est révéré



Qu'on ne puisse cacher un mal si remâché :

Campagne aux sols asséchés et forêts arrachées

Inondation en gouffre – incendies où vent souffle

Fin de partie sifflée... Qui dit que l'on s'essouffle

Mers et océans montent – plaques glaciaires fondent

Dans l'eau sale et profonde ne servent plus les sondes



Plus d'ouragans emportés blessent pluie et soleil

Laissant l'Humanité – d'un bruit cassant ils la rayent

Longs étés-canicule qui le passé bousculent

Même bien tempérés – des pays y basculent



Il nous faut espérer aux bruits d'Humanité

Qui ne peut plus errer en serre-frein d'empires

Resserrer sa beauté – ne précipiter le pire

Ne pas en être hanté même si l'on est hâté



Soleil couchant allié à l'hiver du divers

Nous te voulons lié à ce qui persévère

Dans chacun de nos êtres qui loin de paraître

S'accomplissent à mettre sans aucun petit maître

Vent – pluie qui bataillent – en vrai compte d'azur

Pour qu'obscure maille en nuées se dénoue en futur

lundi 1 février 2021

DE CETTE VIE QUI COURT : LA BEAUTE


 




A Paris Le 1er Février 2021



DE CETTE VIE QUI COURT : LA BEAUTÉ



De cette vie qui court et tant précipitée

Du temps court qui ravit tout instant-liberté

Beauté crie – on s'épate autant qu'elle nous gâte...

Catastrophe – son train pris – elle nous astreint

Là – nous apostrophant – comme le prie l'enfant

A du partage empreint d'aréopage étreint

En mauvaise mathe nous n'avisons qu'en hâte

A tendre où se défend le tendre qui se fend

Lors la Beauté clame sur routes de nos rêves

Que n'est hantée sa trame en toutes nos vies brèves

Happant différences – concert d'égalité

En paix révérence elle sert fraternité

Ce long chemin au vent commence maintenant

Savant en nos mains – ses semences tenant