mercredi 29 juin 2016

VENT ET SOLEIL OU LE VERS VEILLE !

Peinture : MIRO




Le 28/06/2016


SANS LE MYSTÈRE DE LA BEAUTÉ LE VERS NE COURT NULLE PART !



S'ils savent au vent se trouer d'éternité
ne sont savants au rouet de beauté où ils versent -
ces vers sentant avant d'y jouer qu'elle absentée
est éventée la ruée où ils se déversent



Le 28 et le 20/06/2016



LE SOIR EN VERS POUR SOLEIL PAR DEVERS SOI


Tant le blanc diamant au vert des feuilles hésite
Qu'amant au vers blanc ne l'accueille – s'excitant
en verres de blanc jusqu'à cet écueil parasite
où ne s'avère d'œil qu'en semblant persistant !



Espoir sautant nos revers :
battant soleil solitaire
s'étant au soir réouvert
en seul œil au sol lit Terre !

Brille-t-il à déranger
pli d'ailes rangées en ville ?
D'hirondelle est messager
et rie de son zèle en trilles


Ne crâne quand – lance aux nues -
il s'élance et luit sur crânes
où – cuit – balancé à nu -
l'ennui en silence canne

dimanche 26 juin 2016

DE L'INTERIEUR D'UN POEME ON NE S'ESSAIME EN AILLEURS !

Peinture : MANESSIER






DE L'INTERIEUR D'UN POEME ON NE S'ESSAIME EN AILLEURS !


Au beau êtes ! N'étant dévoués aux apprêts de ses cent yeux, à fleur de peau êtes pourtant tout prêts de les aimer alors, à leurs accents, sans noms à clamer fort, mieux vaut vouer cœur et tête à leurs fêtes... Après nul dieu – sauf à s'y écrouer en quêtes – sont ces corps où les prophètes roués s'annulent ! Et ça résonne encore ! Pardi ! Mais c'est sans s'arraisonner à un paradis !
N'est défaite pour le poète non cloué aux décors : ce son raidi qui en parade dit sa leçon enlaidie !
En plus c'est si sûr que plusse « sans radis » tout ce son en sens si hardi !
Aimer qu'à fond et céans -
ah ! Mais ! Profond océan -
ce qui de fée bien en ville
y défait tant liens serviles
que ruse hameçonnée en tonne !
Usant tout ciné – qui sonne ?
Muse quand sombre et surfait
sombre abusant de ses effets :
« Maître » qui– abritant vers -
crie ou prie « l'Être » sévère !

Qu'on s'affaire encore au mètre
n'est faire raccord à mettre
en son corps hardi qui sonne
un paradis où tant donne
mort qui rien dit mais dissone
et « ça dit » bien qui déconne !


Et il n'est nul artifice
à bousculer ces « offices »
où était tombé poème
en rabais de ceux qui l'aiment !
Mais au défi d'y céder :
a suffi ce « coup de dés » !
Et fidèle jusqu'au hasard
se scelle le jus de l'art !

vendredi 24 juin 2016

Tagore Poems by Bratati Bannerjee - Vol 1 | Bengali Tagore Poems | Audio Incontournales musique et rythme de cette poésie si bien rendue par cette voix ! ...

ICI MAINTENU : SONNENT CES STANCES A NU QUI RAISONNENT !


ICI MAINTENU  : SONNENT CES STANCES A NU QUI RAISONNENT !



On mange le silence dans l'assiette aux bruits
où quêter un sens ne dérange la présence...
On est ange à s'entêter pour qu'en son abri
se fête sans prix l'étranger à cette aisance



D'empire indécent cuisine nous apprécions...
Actions des sires la cassant – elle en couine !
Or ici récente ire l'avine en passion !
Rions ! Cet élixir n'est sang qui lui soit ruine !


Ni en port ni en lac mon désir n'a jeté
ses torrents qui claquent et font dire à ses rêves
que Parque à Lyre ne lui est qu'accord hanté
sauf si vacant il en tire corde et se lève !


Cœur à cœur au lointain où un intense azur
trace un futur – s'attend – sans rancœur dans ces stances
ce qui de douleurs ne s'éteint mais l'assure
pour l'atteindre : Bonheur où s'effacent distances !


D'ici n'entendre au monde : fontaine couler
enchaîne l'immonde où traîne et tend à descendre
veine des rondes qui par temps sombre acculée
ne déroule l'onde en sa scène pour s'épandre !

mercredi 22 juin 2016

NE SE BRISE AU BRUISSEMENT LA PRISE EN AIMANT !


NE SE BRISE AU BRUISSEMENT LA PRISE EN AIMANT !


Dans la moiteur de l'air en été advenu
non hanté par ma panse en ce « Comptoir Voltaire »
sais que boit à l'enfer l'adversité si nue
mais hâté par dépense histoire ne se pense


Et négligemment bruine accompagne la soif
aimantant qui couine en sa danse mais le rince
comme en ébriété au silence et décoiffe
aimant l'aviner cette épargne en beautés minces !


Bien ferrer l'ennui s'il ne fait que se dresser
contre l'air qui re-luit –et d'amère fortune
nous resserre en suie une affaire à n'amasser
qu'éclairs qui s'enfuient et se perdent à la tune


s'avère en tous ses bouts lumière qui ne s'évente
aux travers où tant brouillent les impairs sévères
qu'au bel air elle s'ébroue et bruisse où s'invente
abri où debout l'on ne prie en ses revers !

What Ancient Chinese Sounds Like - Poetry (English Subtitles) Toujours la poésie chante et voit !

La deuxième soirée des mille et une nuits de poésie persane à Paris lec... Qu'entre la poésie au monde et y fasse ronde !

"Mignon I" ("Heiß' mich nicht reden") aus Goethe's "Wilhelm Meister's Le...

Canzoniere Francesco | Petrarca | Audio Libro Italiano | Audiobook Italian

THE SONNETS by William Shakespeare - FULL AudioBook | Greatest AudioBooks

Don du poème, Stéphane Mallarmé

mardi 21 juin 2016

Serge Reggiani dit Le Testament de François Villon

Buma Classical Convention 2014, Lucie Horsch | 24classics.com

DES STANCES POUR CREUSER LA DISTANCE AU PRINCE ET NE S'EN MEDUSER

Peinture : Jean VALLON





DES STANCES POUR CREUSER LA DISTANCE AU PRINCE ET NE S'EN MÉDUSER !



Tyran ne souffre à tant verser son mal sur nous
et noue sa tirette à sous à si pâle gouffre
que ne font qu'empirer soucis en sale esbroufe
dont beaux sires en bourse se rient à genoux !


Qui jurant en aparté – serrant par son jeu
le joint aux jours d'été pour en tirer épingle -
de rage s'est heurté à miroir d'enjeu
pour sage liberté qui le fait virer dingue !


O Malheureux homme que gifle le hasard !
Valeureux garde-chiourme qui tant nous assomme -
on siffle pour que tu retournes à ce somme
même si urnes et tune y soufflent bazar !


Et qui cherche la curée contre l'étranger
veut épurer - avec une mèche à louanges
pour nos tristes derches apeurés qui bien mangent -
ceux qui ne s'allèchent d'empire en biens gagés !

Lecture de poèmes russes, par André Markowicz ! Laissez tomber certain préjugés qui enferment un peu ce grand lecteur et traducteur de la langue russe et écoutez le dire en russe puis essayer de rendre en français ces poèmes ! Vraiment, cela vaut le coup !

lundi 20 juin 2016

Racine - Phedre Acte II, Scène 5 l ... L'alexandrin et sa césure cassée par Rimbaud ... Retrouver musique et sens avec l'assonance ( les allitérations : y comprises : les voyelles ) et les renvois de sens aux émotions liées à la présence au monde ! Vitez avait compris cette présence au monde de Racine et l'a rendu actuel !

Vous aimerez ce poète rebelle qui chante et nous enchante : Jacques Bertin ! Sur https://play.spotify.com/search/jacquesbertin

Un poète qui a su livrer en chanson une poésie outrepassant les conditions de misère et de solitude où peut s'effondrer l'Humain !

https://play.spotify.com/search/jacquesbertin

"Münchhausen" - Friedrich Hollaender - Jana Kühn

Dans la revue canadienne du Québec : "L'actualité" un très bel article sur cette femme qui , la premère parmi toutes, s'est lancée dans la fondation de la pédiatrie !




Quand l’oubli devient scandale

Elle a été la première médecin canadienne-française. Elle a contribué à fonder les hôpitaux Sainte-Justine et de l’Enfant-Jésus de Québec. Pourtant, Irma LeVasseur est morte dans l’indifférence…

par  


(photo: Archives de l’hôpital de l’Enfant-Jésus)

Il est des destins inexplicables. Celui de la Dre Irma LeVasseur étonne encore. Comment, de son vivant, a-t-on pu passer à côté d’une pareille femme ? Comment pouvons-nous aujourd’hui ignorer sa contribution ?
Irma LeVasseur vint au monde en 1878, dans une famille fort originale de Québec. Sa mère était cantatrice et son père musicien, écrivain et journaliste. Après des études au couvent Jésus-Marie de Sillery, puis à l’École normale de Laval, la jeune Irma montra une passion pour la médecine. Or, en 1896, une femme médecin, cela n’existait pas. L’affaire était impensable et l’establishment médical s’y opposait absolument. En 1860, l’Américaine Elizabeth Blackwell avait lutté pour que la médecine ouvre ses portes aux femmes. En Angleterre, Elizabeth Garrett avait mené le même combat. Au Canada, il y avait depuis 1883, à Kingston, le Women’s Medical College, qui sera intégré à l’Université de Toronto en 1906. Mais la réputation de la formation qu’on y donnait était constamment attaquée. On disait que l’établissement ne formait pas de vrais médecins. Nous sommes à l’époque où les portes des universités étaient fermées aux femmes, toutes disciplines confondues. Rappelons qu’en 1900, au Canada, les femmes n’étaient pas des « personnes », au même titre que les Sauvages, les Chinois, les Japonais, les criminels et les fous.
À défaut de pouvoir le faire au Québec, Irma LeVasseur alla étudier la médecine à l’Université du Minnesota, à Saint Paul, en 1896. En 1900, elle fut diplômée médecin, avec droit de pratiquer aux États-Unis. Jusqu’en 1903, elle exerça à New York, aux côtés de Mary Putnam Jacobi, médecin respectée et défenseure des droits des femmes. Puis, Irma revint au Québec et dut plaider sa cause à l’Assemblée législative pour faire reconnaître son diplôme. Une loi privée du 25 avril 1903 l’autorisa à exercer son métier. Elle devenait donc la première médecin canadienne-française. Au Québec, trois anglophones l’avaient précédée : Maud Abbott, Grace Ritchie et Elizabeth Mitchell.
Les femmes médecins étaient cantonnées en pédiatrie, en gynécologie et en obstétrique. Mais cela ne pouvait mieux tomber : la Dre LeVasseur s’intéressait principalement aux conditions de vie des enfants à Montréal, conditions qui étaient tragiques au début du 20e siècle. La ville était en pleine croissance et recevait beaucoup de ruraux, qui venaient travailler dans les manufactures. Les familles étaient nombreuses, et le taux de mortalité infantile se rapprochait de celui que l’on trouve aujourd’hui dans les pays les plus pauvres de la planète : 271 enfants sur 1 000 mouraient en bas âge. Poliomyélite, affections des os, tuberculose, problèmes d’hygiène et d’alimentation, les maladies infantiles faisaient des ravages. Québec n’était pas en reste en matière de grande misère : pauvreté des quartiers ouvriers, épidémies liées à la vocation portuaire de la ville, fatalisme et insensibilité collective.
Or, il n’y avait pas d’hôpitaux pour les enfants francophones à Montréal ni à Québec. Le Dr Joseph-Edmond Dubé avait péniblement implanté le programme des Gouttes de lait, en 1901. Les anglophones avaient plus de moyens : en 1890, le General Hospital de Montréal avait une clinique pour enfants, et le Children’s Memorial Hospital ouvrait ses portes vers 1904.
Irma LeVasseur était une femme menue et délicate. Mais elle était volontaire, indépendante, dotée d’une force au long cours et d’une très grande persévérance. Elle fut toujours fidèle à sa vocation : s’occuper des enfants malades, s’attaquer à la situation inacceptable dans laquelle se trouvaient les familles pauvres. De 1903 à 1905, elle travailla surtout à la crèche de la Miséricorde, destinée aux enfants des filles-mères.
De 1905 à 1907, Irma LeVasseur se spécialisa en pédiatrie et en chirurgie à Paris, puis en Allemagne. De retour à Montréal, elle conçut le projet d’un hôpital pour enfants. Elle intéressa trois médecins à sa cause et sensibilisa une certaine dame Thibaudeau. Cette dernière la mit en relation avec Justine Lacoste, épouse de l’une des grandes fortunes de Montréal, Louis de Gaspé Beaubien, courtier et banquier. Justine Lacoste donna son appui au projet, permettant ainsi la création de l’Hôpital Sainte-Justine, aménagé dans une modeste maison de la rue Saint-Denis, à l’angle de la rue Cherrier. La Dre Irma gardait chez elle un petit enfant malade, Roland Brisebois, qui deviendra le premier patient de l’hôpital.
Irma sera du premier conseil d’administration. Mais elle quittera Sainte-Justine dès 1908, apparemment pour reprendre son service à la crèche de la Miséricorde. Il semble qu’elle ne se soit pas bien entendue avec les administrateurs. Il sera apparent, tout le long de sa carrière et de sa vie, que la Dre Irma n’avait ni le sens des affaires, ni le sens de l’argent, ni le tact, ni le flair politique pour survivre dans les administrations.
En 1915, elle répondit à la demande de la Serbie, où se jouait une grande tragédie humanitaire pendant la Première Guerre. Elle faisait partie d’un petit groupe de cinq médecins volontaires qui allaient combattre une épidémie de typhus dans les Balkans. Elle était, bien sûr, la seule femme du groupe. Les conditions étaient extrêmement dangereuses. Irma la frêle restera deux ans sur le front de cette tragédie, qui coûtera la vie à 700 000 personnes. Ses collègues reviendront plus tôt, épuisés.
Puis, en 1918, elle se rendit en France, où elle travailla pour la Croix-Rouge. Elle y restera deux ans, avant de venir à New York, toujours pour la Croix-Rouge. Irma n’abandonnera jamais ses contacts à New York et elle retournera souvent y travailler. En 1922, elle était de retour au Québec après une longue absence. Elle s’installa dans sa ville natale, où, encore une fois, elle aura le projet de mettre sur pied un hôpital pour enfants. Elle convaincra le Dr René Fortier, pédiatre de grande réputation et professeur à l’Université Laval.
Le 22 décembre, Irma LeVasseur achetait une somptueuse résidence située sur la Grande Allée (où se trouve aujourd’hui le complexe H, en face du parlement), pour un coût de 30 000 dollars. En 1922, c’était une somme ! Dans l’esprit d’Irma, cet édifice serait l’hôpital pour enfants. Nous assistons alors à la fondation de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. Toutefois, le modèle se répète : Irma LeVasseur ne s’entendit pas avec les administrateurs et on l’écarta rapidement du conseil. Irma paiera cher son indépendance. Elle perdit une fortune dans la revente de la maison. Lentement, elle se ruinait. Malgré tout, elle mit sur pied une pouponnière, établissement qu’elle dut laisser tomber, car ses difficultés financières la rattrapèrent. Elle finira par échafauder un dernier projet, une école pour les enfants infirmes à Québec, aujourd’hui connue sous le nom de Centre Cardinal-Villeneuve.
En 1939, la Dre Irma travailla pour l’armée canadienne ; elle faisait les examens médicaux des recrues féminines au manège militaire. Après la guerre, elle se retira dans sa petite maison de la rue de l’Artillerie, où elle passa les 20 dernières années de sa vie dans la pauvreté, le dénuement et l’oubli.
Irma est morte le 15 janvier 1964. Elle était seule, ne s’étant jamais mariée. Des parents éloignés lui apportaient parfois des conserves pour qu’elle puisse se nourrir. Elle vivait en recluse, lisait des livres et des journaux, ne s’occupait ni de sa personne ni de sa maison. Comble de l’opprobre et de l’ignominie, on l’avait internée manu militari à l’hôpital des fous de Québec. Son combat juridique pour sortir de Saint-Michel-Archange fut la dernière bataille de la Dre LeVasseur. Preuve fut faite qu’on l’avait maltraitée sans raison ni diagnostic, rien que pour se débarrasser d’une vieille qui vivait seule, que nul ne respectait ni ne connaissait.
Ainsi est morte dans l’indifférence cette grande figure historique du siècle. L’écrivaine Pauline Gill vient de lui consacrer deux livres, Docteure Irma : La louve blanche et L’indomptable (Québec Amérique). Il serait essentiel de poursuivre son travail et de redonner à Irma LeVasseur la place qui lui revient dans l’histoire

dimanche 19 juin 2016

SI RIMER BEAU NE PERD SES VERS !...

Peinture : M.J DE LA CHAISE




SI RIMER BEAU NE PERD SES VERS !...


L'amour s'il enferme le jour
tant qu'à son humeur se referme
trame en l'âme un si court terme
qu'il l'alourdit de son séjour

Essaimer la douce chanson
là où ils s'aiment en leur désert
ceux qui soufflent tant de misère -
cet air sèmera sans façon

Ami au gouffre des nuées
tu as mis tant légère porte
que le vent te serre et l'emporte
sans esbroufe à tant y ruer

Que plaise tempête à venir
au désir si sec en la tête
annule ses plaies et défaites
et lui est quête d'avenir

Un univers peut se lancer
dans l'averse où tous nos sens
avérés au pli de présence
sont vers après pluie : énoncés

La scène étoffée sans enfer
sauf à la ferrer des « amens »
ne s'étrenne héros en sa veine
ni ne s'enchaine à vaine affaire !

samedi 18 juin 2016

La Muse N'est à la Présence Que ce que la Musique est au Silence !

Peinture : Estelle BARBET





La Muse N'est à la Présence Que ce que la Musique est au Silence...



Arrêtés ? Ces songes mêlés comme en forêt !
Tête rongée – fermée aux ailes du silence :
Tu plonges – sans fête à l'hirondelle qui lance
quête pour l'éponger : ce ciel empoussiéré


Si dans le tumulte s'entrouvre bien à l'air :
multiple : le dense qui libère et découvre
tu exultes en danse pour que s'y recouvre
ce culte où il ne se pense que dans les fers !


Ah ! L'habitude ! Si elle scelle en ses nids
tout ce qui d'étude recèle de patience...
S'emmêle où s'avancent nouvelles latitudes !


Et qu'en elle n'appelle science en rectitude
c'est qu'elle élude réelle et pure présence
et n'endure que l'interlude à son ennui !

Jacques Bertin Domaine de joie

vendredi 17 juin 2016

CE TEMPS DOUX MAIS INCERTAIN QU'ON ENFILE JUSQU'AU SOIR !

Peinture : MIRO




CE TEMPS DOUX MAIS INCERTAIN QU'ON ENFILE JUSQU'AU SOIR !


Platane ! Creuse en vert
ce qui accroît ta trame... :
Cru revers de ton âme
qui accroche heureux vers !

Dans ton écran touffu
veille tant qu'on l'admire
ce soleil qui s'y mire
sans l'ombre de raffut

Nuages évasifs :
Point de robe de bure !
Sobre orage si pur
là vous gobe – incisif !

L'azur au dos de suie
essuie sueur en larmes
puis sa lueur désarme
l'obscur rideau d'ennui !

Trempant heure engagée
au bonheur qui tempère
notre humeur ne se perd
aux torpeurs encagées !

Et sans bris ni fracas
tant brasille à nos seuils
soleil embrasant l’œil
qu'abri nôtre est éclat !

jeudi 16 juin 2016

Un article de la revue "francopolis.net" sur l'écriture de mon frère ( François Minod )



LECTURE  CHRONIQUE


Revues papiers,
revues électroniques,
critiques et coup de coeur du livre.

________________________________________________________
Regard sur l'écriture - Soleil et Cendres - Au coeur du cri... et plus
LECTURES -CHRONIQUES
Petite étude sur "Tant que les mots disent" de François Minod , 
présenté par Dominique Zinenberg

L’art poétique est devenu secret. L’art poétique se lit entre les lignes, dans les interstices, au détour d’une phrase, l’air de rien. En tout cas celui de François Minod. Et un des secrets de son art pourrait bien pointer dans ces phrases tirées de « À suivre » aux pages 41-42 :

-
« Eh bien, voyons voir, il s’agit de faire croire au lecteur qu’on va lui raconter une histoire, vous me suivez ? " […]

- Dans quel but ? […]

- Stimuler son attente.  […]

- Oui, mais peut-être n’y a -t-il pas d’histoire à venir, peut-être que l’histoire c’est cette attente.

– L’histoire d’une attente ? 

- En quelque sorte, oui. 

– Godot, quoi. 

– Indépassable Godot.

- À suivre, donc…
»

Ces quelques lignes peuvent permettre de saisir bien des aspects de l’art de François Minod. Tout d’abord l’art du dialogue qui le rapproche du théâtre, d’un certain théâtre, explicitement celui de Samuel Beckett pour le dénuement, l’anonymat, le suspens des phrases, la simplicité lexicale et syntaxique. La fréquence des textes comprenant un dialogue est frappant dans ce recueil comme dans d’autres. C’est un ressort pour penser, avancer ou tourner en rond, mais également pour faire vivre les mots, pour les faire vibrer grâce à un savant bricolage patient, amusé, déconcertant, décalé qui est poésie en actes. Une poésie proche comme l’était celle de Jacques Prévert, ne s’éloignant pas du quotidien, ne refusant pas le trivial, le familier, le grossier même, mais auréolée d’une grâce qui est justesse, humour, gravité.

Dans les textes du poète, des histoires essaiment, ténues, comme sur un fil de funambule. Et c’est vrai le lecteur charmé d’emblée par le questionnement qui s’amorce (formant un embryon d’histoire) est dans l’attente du dénouement, de la chute, qui ne se laisse pas deviner, véritable jeu d’équilibriste qui, magiquement, va retomber sur ses pieds, ne serait-ce que par une pirouette, une question, des points de suspension. L’implicite est principe de base dans cette œuvre vivante, distancée, habitée par la fantaisie ou l’absurde, par l’espièglerie dévidant sa logique déroutante. « Le furet » p.36 illustre bien le caractère fuyant des textes, à l’instar du furet de la comptine mais juste avec le décalage temporel : présent de la comptine /passé du texte de François Minod, comme pour ancrer le récit dans une réalité particulière et non dans le présent de vérité générale. Il n’est d’ailleurs sans doute pas anecdotique que Catherine Seghers ait justement fait un dessin suggérant la course sinueuse du furet multiple, se faisant écho à lui-même à travers les méandres du temps, jouant toujours, courant toujours, ludique et énigmatique
«… c’est troublant, non ? ».

 L’univers que crée le poète interroge tous les aspects de la vie. Si le texte liminaire questionne de façon lancinante, lente, par répétition et ajout « La voix de l’au-delà de nous ici-bas » dans un dialogue dans lequel l’un des deux protagonistes n’entend pas, n’est pas sensible à la voix de l’au-delà et marque même une réticence certaine à l’idée de « l’accueillir » alors que l’autre, celui par lequel le texte commence sent qu’ « elle parle, entre les mots, dans les bruissements, les frémissements, les tremblements » « elle murmure dans les feuillages, délicatement, imperceptiblement, elle susurre nuitamment » « entre le flux et le reflux, le clapotis des vagues sur la rambarde, on l’entend qui chuchote » , si  donc ce premier texte est d’ordre métaphysique et sépare la pensée matérialiste de la pensée mystique, le dernier texte du recueil, lui, explore en un chant cru, lyrique, infiniment mélancolique « le monde bleu de l’oubli » où l’amour entre elle et lui, en un dialogue incertain où la rencontre n’a lieu que dans une nébuleuse d’alcool où « elle » sombre malgré l’amour qu’ils se portent « elle  - je suis éprise de toi qui ne vois de moi que mes absences lorsque le soir je bois et qu’enfin je m’endors près de toi tu es là je te sens et tu m’aimes dans mon silence tu m’aimes enfin quand je dors. » Cette dimension amoureuse qui clôt le recueil saisit de façon quasi onirique la fatalité d’un amour impossible et néanmoins vital-mortel:  le désir, l’absolue détresse de l’addiction (« dans le monde bleu de l’oubli où je suis avec cet autre depuis le début lorsque le soir je bois et que ça n’en finit pas de se défaire de se découdre tous ces mots qui tournent et qui retournent sans cesse ces mots toujours les mêmes que tu n’entends pas … », l’absolue détresse de l’attente et du ressassement (« Si elle vient – mais elle ne viendra pas - , si elle vient – mais elle ne viendra pas - , je lui dirai pour les papiers, que j’ai attendu jusqu’au bout, jusqu’au presque bout, j’ai attendu qu’elle vienne, et quand j’ai estimé qu’elle ne viendrait plus – tout en me disant qu’elle viendrait peut-être… » ) , tout chavire et se défait mais pourtant semble se maintenir comme les derniers mots du poème le suggèrent
« Lui – Pour toujours là-bas avec lui, tu es avec moi, Ô mon amour. »

Entre ces deux textes, une interrogation constante sur les mots « comme rempart à l’en deçà, à l’innommable. » C’est le travail du poète de creuser cette béance, de nous bouleverser par la puissance verbale même pour constater l’impuissance à dire et donc la nécessité de dire dans un continuum (- On continue alors ? / - Oui, tant que.) qui signifie que rien n’est absolu ni définitif et que comme le dit Paul Celan il ne nous reste que « le résidu chantable » et qu’il peut se déployer à l’infini même de façon infime, même à n’interroger que des riens, des fétus, le bruit et le silence, la fatigue, la page blanche et même si « Le plus difficile, c’est de continuer… car le souffle manque, lorsque les mots sont aux abonnés absents, et que sasse et ressasse ce vent mauvais, on n’a qu’une hâte, c’est que ça cesse. »

Il faut croire que les mots reviennent et que les mots d’esprit, l’esprit d’à propos, les trouvailles drôles, gourmandes, savoureuses et inattendues qui sont le sel de la vie ne font pas défaut comme le prouve ce recueil foisonnant. Et pour clore cette étude voici « Du neuf au cinq » comme une gourmandise un tantinet politique, mine de rien !

- Effacé, j’ai tout effacé, d’un seul coup, d’un seul, plus de traces, y a plus qu’à faire du neuf.
- On pourrait peut-être commencer par faire du cinq.
- Oui, c’est peut-être judicieux de commencer par le cinq, même si le neuf paraît comment dire, plus nouveau.
- Les gens veulent du stable, du rassurant en tant de crise. Partir sur du neuf, d’emblée, ça peut les déstabiliser.
- Alors que le cinq, ça dure. Un quinquennat ce n’est pas rien tout de même, même si.
- Et les traces ?
- Vous les avez toutes effacées, ça risque de poser problème.
- Ne vous inquiétez pas, on va arranger ça.
- Comment ?
- On va faire comme si elles existaient toujours, les traces.
- Dites-moi.
- On va les reconstituer virtuellement. En 3 D.
- Ah ça, je n’y aurais pas pensé. Très fort.
- Du coup, on va proposer de faire du cinq, en leur vendant les traces numériques. Et après, lorsqu’ils seront en confiance, on passera au neuf, en les effaçant. On dira qu’il y a eu un bug et ni une ni deux, tout le monde fera du neuf.
- Reçu cinq sur cinq, bravo, l’artiste. »


Oui, bravo l’artiste !

Tant que les mots disent, François Minod
( Éditions Hesse (2015). Ses ouvrages sont illustrés avec des monotypes de Catherine Seghers.)

 Tant que les mots disent" de François Minod

présenté par Dominique Zinenberg
Juin 2016

LA VILLE SE RAVIT D'UNE VIE NON SERVILE !

Peinture : Marie Bazin




LA VILLE SE RAVIT D'UNE VIE NON SERVILE !


Ne vis vite en envie ravie
ville ! Et évite ce très vile
et trivial au vice asservi -
sur tes viables parvis civils !

Mais l'avide au vide gravite
il y sévit et tant dévide
tout ce qu'il vise sans invite
que ville y obvie impavide !

O La violence d'un Villon
qui ravive tant nos viscères
que même vissées en avion
elles vivent la ville en ses airs

Avec la vielle sévissant
c'est toute une vie qui lévite
mais ne viole en la ravissant
la ville et ceux qui la visitent

Nul vicaire à vitupérer
contre ses vitales victoires
ne vit la ville chavirer
en virages divinatoires

Vivace vierge que ravinent
divines – pluvieuses visées
devise autant que tu devines
ta vie : ô Ville divisée !

mercredi 15 juin 2016

philippe beck

LA MUSE N'AIME LES RUSES QUI ABUSENT DE SON AMOUR !

peinture : Marlina Vera





LA MUSE N'AIME LES RUSES QUI ABUSENT DE SON AMOUR !


Où tourne la présence sur ce carrefour
S'enfourne – essence au jour de ces voix de platanes -
ce jeu détournant les ombres du soleil lourd
qui – sournois – fait sombrer l'amour en clins d’œil calmes

Doux azur aspirant nuages par dessous
tu t'en irais – parjure – dans d'obscurs voyages
que je ne saurais t'aspirer là – toi si saoul
pour te faire admirer après deux sous d'orage !

Ton silence ô Musique ! Qui y puise sens
ne peut épuiser cette puissance magique
qui comme de Licorne ruisselle et encense
les sens de Muse qui en luit fantastique

Et que l'amant poète jamais ne l'en prie
il crame son âme en tête et lui crie ses grâces...
Il en est si épris que trace quête ou prix
ne prennent place en sa flamme ni ne l'effacent !

O Temps ! Que mon âme reluise à tous vos airs
lorsque toi Dame suis l'horizon qui rebrille
et vrille à l'arbre en prisme-tison de lumière !
Muse ! J'use alors de tes raisons qui m'habillent !

Mais surgie encore en échos serrés au vent
a rugi au corps de l'amante la blessure
qu'ont reçu rageurs ses forts et « accros » savants...
Et en leurs pores : tragique est une morsure !

Au soir Muse est Marianne que sauvages dents
prétendent à nouveau lavage ô Si insane
que tendue raidie par tous ces gages mordants
elle brave au partage enrage mais ne cane !

mardi 14 juin 2016

LE TEMPS DU BONHEUR TROUVE VERS ET FIN A SON HEURE !

Peinture de NEW YORK par Vanessa Renoux




LE TEMPS DU BONHEUR TROUVE VERS ET VIN A SON HEURE !


Peine à peine – entrant dans le pli de terre et d'air
de cette veine de rue : l'appliqué poème
qui ne traîne vue ou oublie cause de guerre
pour ce qui s'y déplie – pose encore ses germes

Ce qui du vin entraîne emballant au vent loin
de vaines scènes de ballons perdant leurs places
c'est vers de bohème s'y déballant au train
où s'affale en ses revers le mot qui n'y trace

Mais nulle errance au soir n'y trouve son berceau
bien que tramée d'amertume à boire – s'entr'ouvre
et défère nos lunes à l'espoir – son bon sceau
pour l'âme démunie que l'enfer ne recouvre

Ne quête donc Poète : bonheur d'horizon
à bâtir pour d'affrétées douleurs où prophètes
tonnent aux heures défaites sans la raison
des malheurs qui martèlent et sonnent en tête !

Que tombe donc la sueur d'entre les blancs murs
en ondées suaves qui de douceur allègent
des bordées d'esclaves du monde à vive allure -
la torpeur au havre en survie ne les protège

Que laisse place aux ombres la lueur d'azur
ce n'est pâleur du futur à muer au sombre -
l'espace clair calé contre nuées s'assure
à dresser aux murs la lumière qui ne sombre... :

Celle qui du ciel a déjà bien chaviré
fait virer en la nuit les liens-perles d'école
où lumière non enfouie en rôles tirés
appelle ce rien où ne s'enfuient les paroles !

Vienne le temps qui en notre veille est égal !
Est tienne et se régale au gai « Comptoir Voltaire » :
la scène glanée qui en terre ne s'affale...
Laura Montaigne Étienne y ont liens qui s'affairent !

samedi 11 juin 2016

Le poème : "Le Sang et la Sève des Mots sont les Passants du Rêve" dit et orchestré sur une "danse roumaine" de Bela Bartok

http://myspace.com/alain.minod


Si vous voulez écouter , suivez, s'il vous plaît, la procédure rapide suivante :
1) Cliquer sur Uploads situé parmi d'autres fonctions, sur le "tableau" noir des fonctions à gauche de la page; vous voyez alors apparaître mes poèmes ....
2) Cliquer sur le 1 (seul chiffre)collé à gauche du poème
3) cliquer sur la flèche gauche de la barre d'écoute ( située en bas de page )


Je vous souhaite très bonne écoute
A Bientôt ! Excellente journée de Dimanche à tous !

LE SANG ET LA SEVE DES MOTS SONT LES PASSANTS DU RÊVE !

(peinture : Matheo Durand)



LE SANG ET LA SÈVE DES MOTS SONT LES PASSANTS DU RÊVE !


S'incendiant tant mes mots aux accents de l'oubli
que pour leur voyage indécis je sens l'applique
au visage cendré où ville se replie
et je les sens émus s'y noyer en musique


Lents : des vers alimentés au sang neuf du soir
sont à boire – veufs sévères de tant de rêves
qu'aimant des lèvres en voir la livide moire -
ils savent d'espoir en verser l'avide sève


Nuit ! Que brille ce coin de ville en mille feux !
Si épris de ses bruits le jeu d'amants tranquilles
qu'ils brisent vile ennui qui leur est dangereux
et trament l'ici en brin d'abri comme une île !

La Commune (Paris, 1871) Partie 1 | Documentaire Film 2016

Olivier Messiaen, Chants de Terre et de Ciel (Orán/Loriod)

"Münchhausen" - Friedrich Hollaender - Jana Kühn

vendredi 10 juin 2016

Georges Brassens : " Pour pénétrer dans mes chansons il faut être un peu mon complice !"


MODULATIONS DANS L'AIR DES AMANTS !

peinture : Chagall




MODULATIONS DANS L'AIR DES AMANTS !


Ce poème n'est corde à silence vibrer
mais abordant ceux qui sans bruit s'aiment – il lance -
épris de ce qui s'y sème esprit sans apprêt -
en ces âmes qui n'en prient : ses bris d'assonance

Puisque nul manque à jouir ne touche d'amants :
n'est exsangue leur lune à pâtir en leurs bouches
quand elle s'enclenche à leurs désirs désarmants !
Triste sire qui de banque hantée tant y louche !

Contre les murs pâles ont jailli leurs sourires
ils montrent le point de mire où ils ne défaillent
là : notre empire où tant se maillent les plaisirs
au jouir que hors montre-vampire – rien ne vaille

osés qui ne se dispersent au vent qui vient :
des baisers aussi savants en liens qu'ils se dressent
en rêvant – font jaser ceux qui ne pensent rien
que paravent : ce Bien si aisé en tendresse

Que naviguent au monde ces souffles précieux
de cigales en rondes souples que n'assagissent
les cieux qui grondent à les accabler d'adieux
pour que leur chant d'égal s'effondre et en finisse

Un grand poète mis en chansons... Luc Bérimont

https://play.spotify.com/search/lucberimont

A LA MORT A L'AMOUR | Introduction à la poésie française (3/3)

Bea Tristan Declaration de Guerre

Patience - Louis Capart

Jean-Marc LE BIHAN - Ca fait grincer des dents.wmv

jeudi 9 juin 2016

CASSANDRE EST LA MUSE QUI LIE SON ET SENS !

Tableau de Gielniewski




CASSANDRE EST LA MUSE QUI LIE SON ET SENS !



Au brouhaha où s'impriment cendres du jour
Cassandre éprise des lèvres de leur silence
a repris sa science qui brûle mon séjour
où – pour tant de rêves s'éprendre – je me lance

Qu'à les ouïr je tente de les lui ravir
s’évanouit le tendre qui surgit aux veines
de celle qui luit à me faire tant gravir
la pente du désir qui enfouit ma peine

Cassandre en allée – tombent cendres en fraîcheur
halée où s'étendre à l'heure perlée de paroles
cale au comble d’Éole : merle du marcheur...
 Et nos pas heurtés au monde ne hurlent rôle

On se dit poète pour que rythme la vie
avec la voix qui s'entête à rimer l'essence
des quêtes d'avenir dans un sens qui ravit
notre tête en devenir pour toute présence

mercredi 8 juin 2016

"Loi sur le travail" A qui profite le crime d'injustice : les mensonges "sécuritaires" contre des manifestants pacifiques ! Cela continue !!!

Loi sur le travail: la manip’ judiciaire anti-manifestants

8 juin 2016 | Par Karl Laske
L’interpellation, le 19 mai, de vingt jeunes dans le métro de Rennes et leur mise en cause pour « association de malfaiteurs » découlent des directives données par Bernard Cazeneuve. Le procureur de Rennes a monté de toutes pièces une enquête judiciaire à caractère criminel contre les animateurs du mouvement étudiant.

 Emprunté à "Médiapart"

Conférence Alain BADIOU avec des lycéens La "vraie vie" jeunesse dans la quête d'intensités ou la quête de pouvoir ? Un chemin où naviguer ?

Ces Elus-professionnels-corrompus, Pilleurs d'Etat ! Philipe PASCOT

La réalité de l'impôt sur le capital !


11 des 50 contribuables fortunés recensés par la DGFIP n'ont pas payé d'ISF en 2015, les autres ayant vu leur note sensiblement allégée. Au total, 21,2 millions d'euros d'ISF ont été payés par ces 50 contribuables, alors que le montant initial était de 219,6 millions (Crédits : ANDREA COMAS)
Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné dévoile un document de Bercy énumérant les 50 contribuables français les plus soumis à l'ISF. Un fait "d'une très grande gravité" pour le ministre des Finances Michel Sapin et le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert.
Bercy contre Le Canard enchaîné. La Direction générale des finances publiques a déposé plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris après la publication par le journal satirique de la liste des 50 contribuables français les plus fortunés qui contournent légalement l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné dévoile un document de Bercy énumérant ces contribuables. Seule une partie des noms est masquée par l'hebdomadaire, qui révèle ceux de plusieurs personnalités publiques ou médiatiques, comme Liliane Bettencourt, Bernard Arnault ou Hélène Darty, qui bénéficient de très hauts plafonnements de leur impôt grâce au "bouclier fiscal", pour dénoncer "le résultat burlesque d'une législation bricolée et rafistolée depuis des années".
Grâce à ce mécanisme, 11 des 50 contribuables fortunés recensés par la DGFIP n'ont pas payé d'ISF en 2015, les autres ayant vu leur note sensiblement allégée. Au total, 21,2 millions d'euros d'ISF ont été payés par ces 50 contribuables, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.

Un fait "d'une très grande gravité"

La publication de ces informations, "couvertes par le secret fiscal", est "un fait d'une très grande gravité", ont réagi dans un communiqué Michel Sapin, ministre des Finances, et Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, faisant part de leur "indignation" après ces révélations.
"La divulgation d'informations fiscales nominatives par des personnes qui en sont dépositaires à titre professionnel constitue un délit sanctionné par le Code pénal", soulignent-ils.
Le ministre et son secrétaire d'Etat précisent par ailleurs avoir "demandé à l'Inspection générale des finances de diligenter une enquête, dans les meilleurs délais", pour déterminer la façon dont cette liste s'est retrouvée entre les mains de journalistes et a été publiée.
(avec AFP et Reuters)

Il N'est de Lumière Forcée qu'Ombre à Détruire Trêve Trouvée Pour Les rêves !

peinture faite par Cézanne







Il N'est de Lumière Forcée qu'Ombre à Détruire Trêve Trouvée Pour Les Rêves !



Mourir saoul comme sous un soleil éventré ?
Amarrer désir à ce sale œil ne redresse
qu'antre à suer d'ombre ! Veille donc à tirer
du travail : réveil saillant ambré de tendresse !

Viscères de lumière digérant l'obscur :
Pour nos vies errantes vous assurez la mire
en ville – sur les murs – d'un bel air qui n'a cure
de mêler vive allure à tout ce qu'il transpire !

Et d'ombre au vent le temps fait attendre l'éclair
où rien n'est à vendre tant est clair ce qui rage
au sombre et tend à suspendre ce qui s'y perd
en décombres – à l'âge fertile en orages !

Qu'on soit indifférent aux cohortes du temps
on n'en cahote pas moins – enferrant sa peine
sortie de sa main pourtant forte qui attend
serrée à l'Humain – que s'y emportent ses chaînes...

Nul côté à chercher pour l'azur en son cœur
sauf à mater futur en la tranchant des rêves !
Non ! La main de demain débranche la douleur
aux nuits où elle allume la trame des trêves !

mardi 7 juin 2016

HALER LA CHALEUR DE JUIN AUX JOINTS D'UNE PAROLE !

peinture de SYUKA




HALER LA CHALEUR DE JUIN AUX JOINTS D'UNE PAROLE !


D'entre-nuages de chaux : soleil en doux rais
rend un chaud visage à l'entre où saoul sage veille
en mage amadoué par merveille à tirer
plein éveil de dire page où rien ne se paye

Que pâlisse puis s'efface trouée d'azur
ici sans malice luisent – corps à sa trace :
augures d'Alices appuyant son futur !
Que ne se plissent leurs allures s'il perd face !

Intelligence aux parfums sentis en couleurs
sans fin pour la gens qui s'attire à la lumière !
D'enfer n'est l'essence halée affinant belle heure
si guerre d'élégance ne salit ses airs

Et si venait la pluie...Dissoudrait-elle tout
aux vannes pliant à moudre belle présence ?
Vas ! Ne devine au ciel ce qui glisse si doux
au vent qui voue l'ami à adouber ta « science » !

Et à moins de n'y entendre sonner que nuit
pour aux mains de l'ennui l'assommer ou la pendre
il n'est Homme qui dénie – si tendre pour lui :
l'amie qui l'appuie sans sommer de s'en éprendre !

Fabriquer ô La musique tant embrassée :
mots en briques dans le brouhaha du trafic -
que même bris de fric n'y bruissent à brasser 
en tel abri des prix qui brisent son éthique !

dimanche 5 juin 2016

Porter l'amour en soi et essayer de ne pas se laisser envahir par l'amertume quand la mer le prend !

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf

Il est possible d'alimenter le sentiment de fraternité avec de la très belle poésie !

Luc Berimont – Si le jour est venu

 
 
 
 
 
 
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Maya Figurines Preclassic Period 1800 BCE-250 CE (8) 411522480
sculptures:   têtes  ( art Maya )

Si le jour est venu dans un jet d’étendards
Le soir s’en est allé avec la proie de l’ombre
Mes frères, les humains, qui veillez sur le tard
Je n’ai connu de vous que l’amitié du pain.
Je penche mon visage à dormir sur ma main
J’entends gonfler des voix dans le gras des collines
Les piverts ont cloué des forêts de sapins
Le feu n’avait plus faim de mes arbres de verre
Une horloge battait à la tempe du temps.
Mes frères, les humains, qui veillez sur la terre
– Maraudeurs accoudés dans le verger des lampes –
Jetez-moi vos fruits d’or jusqu’au frais du matin
Couvrez-moi de vos cris, de soupe, de chaleur
Que je brave la peur, la lune et les feuillages.

LUC BERIMONT « Poésies complètes »