lundi 7 juin 2021

"Temps Décille Sans Rebond La Ville Et Ses Fruits De Hasard" Poème du 7-06-2021




Paris Le 7-06-2021



TEMPS DÉCILLE SANS REBOND

LA VILLE ET SES FRUITS DE HASARD



Saoule-toi au roulis des voix et de musique

Moule-s-y toi ! Relie ce qui boit en lumière

Au soleil saxifrage où brûle sympathique

La veille au paysage hurlant sa blanche pierre


Paris – danse nuage en si belle émeraude

Paris – pense un mage : tant de ses mots s'érodent

Ville où soir de printemps brille sur toits charbon

Ville où l'espoir du temps décille sans rebond


A tous fruits du hasard la mesure qui parle

Avec les bruits de l'art qui au futur se calent :

Parole à l'unisson où s'enrôlent en sons

Des rencontres-passion qui moulent leur raison


Lentement temps s'ébroue – calmement tend sa roue :

Paris qui veut veiller avec bruits qui la louent

Là donc – va se rayer dans l'ombre de la nuit

Aux chants de toutes voix qui sur elle s'appuient

Elle s'enchante voit et belle va tremper

Au secret de la pierre attendant que vraie paix

Retourne les épées dans sa propre lumière

Entièrement drapée dans les plis de son hier

 

" PASSER OUTRE TON ERRANCE OBSCURCIE ! " Poème du 7-06-2021





Paris Le 7-06-2021



PASSER OUTRE TON ERRANCE OBSCURCIE !




Dans un halo d'ombres ton heure est d'ignorance

« Tu perdido ! Hombre ! » Ta demeure est errance

Que Nature secrète en arbres éclairés

Ton futur apprête sur le marbre serré

De tes pensées armées pour tout élan vital

Et sur ta place aimée trace allant matinal


Ton âme alors tranquille au soleil sur la ville

Sa flamme en aquilin t'éveillant non servile –

Peut attraper l'instant qui te rend si savant

Pour happer ce qui tend et te prend dans le vent :

Ce partages humains qui rincent ton pauvre œil

Et – magie de ta main – ils évincent ses seuils


Ne voile rire : amante au brasier qui l'aimante

Sur toile où mire et chante un baiser qui l'enchante

Oui Amour à boire recrée toujours l'espoir

Et l'âme en un déboire y fraye cours-lumière

De lui elle a appris à sortir des bruits d'hier

Avec son lien repris en tir sur bris de noir


Pour la paix combattante il sied au sens humain

Qui d'épaisseur tente le lié en ses mains

En épis des amis à venter le grand monde

Où il appert qu'en semis il rentre dans nos rondes


Pour ces temps qui viennent source en nos corps se cherche

S'étend à la fontaine en course qui allège

Tout le dos du labeur – en oubli du fardeau

Si tôt que son bonheur a plié son étau

 

dimanche 6 juin 2021

"L'Enfer Est Déjà Bu Contre Monstre Biface ! " poème du 6-06-2021


 



Paris Lé 6-06-2021


L'ENFER EST DÉJÀ BU CONTRE MONSTRE BIFACE !



A-t- on vu ce désert où l'enfer est bu

Où a disparu terre avec fers en ses buts ?


Pour monde de misère où seul l'immonde espère

En sa mort totale comme un sort bien fatal

Où abonde indiffère en la plus ronde affaire

Pour le corps bien banal un décor radical


Et si on reste couché n'incriminer personne

Les temps ne sont couchés pour qui s'anime – entonne :

Debout ! En solitude et face à l'innommable

Qui trace servitude où boue vie misérable


Nous prend guerre et frousse quand fers sont à nos trousses

Déjà là rebrousse chemin de paix qui pousse

Oui ! N'attends personne pour commencer ton temps

C'est en toi qu'il résonne annonçant bel instant


Là en mince mime de l'oppression battue

Abandonne mine qui voile actions qui tuent

Elles sont en guerre depuis longtemps jetée

Contre vraie Misère qu'ils ont à leurs côtés


Ce temps indiffère le paria du souvenir

Sauf s'il est solidaire avec qui sait le pire :

Ils osent contrôler : grande envie de pouvoir

Ceux qui veulent aller sans leurs avis savoir


Si la paix des gens que les guerres désespèrent -

Sans épées ni argent peut pouvoir sans affaires

Faire chuter prince pour peuple souverain

Or qui veut pinces pour enferrer tous leurs liens ?


C'est un autre vouloir d'épées à asséner

C'est colonial avoir que Paix a condamnée :

Paix civile au pays contre enfer et ses cendres

Non Paix sociale haïe pour terre et Paris vendre !


Peuple d'ici soleil pour tous démontre et trace

Avec amis en veille contre monstre biface

Danse espagnole N°5 - Andaluza - Granados - Emmanuel Rossfelder

vendredi 4 juin 2021

"AU CREUX DE LA CITADELLE BLANCHIE PAR LE SOLEIL" Poème repris ce 5-06-2021



A Paris Place de La Nation

Le 18-04-2021


AU CREUX DE LA CITADELLE BLANCHIE PAR LE SOLEIL




Matin au frais silence et soleil bienvenu

Rien qui ne s'élance sauf l'éveil advenu

En Paris la fée veille à ce qui se chuchote

Et aux arbres s'égaye en petits chants qui sautent



Marianne sans vestige elle qui bat mesure

A donner le vertige aux traqueurs de futur

Et délivre musique avec main en baguette

Avec air classique sur son char : demain guette



Travailleurs du dimanche ! Oui ! Elle vous sourit

Les heures s’enclenchent brillantes en Paris

Le temps n'est monocorde et ne court dans le monde

Et Misère n'est horde à l'achever en rondes



La mesure infinie qui étoffe notre ville

En ses petits nids d'infortune inservile

Comte toute vertu et charme tant nos rêves

Que Prince est en battue quand leur âme s'élève



On voit ce mystère planté au bel azur

Que Néant s'enterre flanqué par cette allure

Avril en majesté dans ce petit vent frais

L'exécute en beauté le poussant au retrait



Nature : rien jeté : sans-cesse vie affleure

Et pour qui veut hâter blessure de l'Humain

Il lui faut mettre en murs le temps de toutes fleurs

Mettre à bas l'arbre mur qui est Savoir Demain



C'est ainsi qu'est Paris : en vagues infinies

Qui sans-cesse varient en fleuve qui ressource

En ventre resserré la valeur de ses sources

En histoire avérée qui coule sans déni

 

"EROS ET THANATOS DANS LE BRÛLANT DESERT QUE VEULENT DES PUISSANTS D'AUJOURD'HUI" poème du 4-06-2021


 



Paris Le 4-06-2021



ÉROS ET THANATOS DANS LE BRÛLANT DÉSERT

QUE VEULENT DES PUISSANTS D'AUJOURD'HUI




O La chair à pâté d’Éros décomposé

Temps où il est maté pour fosse aseptisée

Or il fut tant cité dans le siècle des rages

Et là il vient hanter faux aigles du courage

Qui faute de briller ont peur de Thanatos

Et sautent décillés au cœur perdant leur os


C'est leur mort qui rode sans port où s'ancrer

Tant leurs forts s'érodent en leurs corps « si sacrés »

Mais des femmes s'emploient à reprendre à leur compte

Éros qui ne se ploie pour se vendre au décompte


Sur toile tintamarre en phallus sans amour

Voilent leur bagarre Crésus pour sa misère

Heureuses ces femmes les médusant d'humour

Pesant si bien ce drame en sa mise au désert


Que Liberté commande aux usuriers du sexe

L’Égalité nous mande alliées qui les vexent

"JUPITER ET BLEUE MARINE - FABLE"


 




Paris Le 4-06-2021



JUPITER ET BLEUE MARINE

FABLE



Sans hasard emprunté le renard argenté

Trouve belle chance d'alliance avec la louve

Lui de son art gâté veut que précipitée

Elle trouve et lance sans ses enfants qu'il couve

Dans le bœuf non hâté sur l'herbe de cité

Crocs longs pour sa panse : temps long pour que mort trouve

Lui pendant cet instant de louve mange enfants

Décampant rapide il la laisse à son vide

C'est ainsi qu'en ces temps s'ouvre fable qui fend

Des puissants putrides ouvroir affable humide