jeudi 5 août 2021
mardi 3 août 2021
Leïla SLIMANI Romancière d'origine marocaine
"VRAIMENT !!! Poème du 2-08-2021
Paris Le 2-08-2021
VRAIMENT !!!
Jeune prince couard : fils de Médiocrité
Il trône avare et sans plus dépense apprêtée
Prend notre économie – lui qui est « pauvre astre » au mur
Pour ses riches amis tenant désastre obscur
C'est son heure d'aveu où il se prétend roi
Et marchand de bonheur : veut-il vraiment paraître ?
Mais pour qui le malheur ? Pauvres rançonne à paître
Riches : ce sont sa gageure pour qui il fait les lois
Du haut du « poulailler » on voit l'acteur trembler
Ah ! Il sait bien piailler – il aboie – il roucoule
Après s'être raillé de quoi nous a semblé :
Drame non égayé : Résistance qui roule
Car ce si triste acteur aimerait tout casser
Et des créateurs de fric fictif embrasser
Qui lui crée dent longue juste pour qu'il décime
Peuple et sonne le gong pour le ronger aux ruines
Que pays soit théâtre avec mauvais acteurs
C'est qu'on attend un pâtre à garder qui moutonne
Sans plus d'orientation que finances qui tonnent :
Guerriers en direction du prince : ses tuteurs !
dimanche 1 août 2021
"L'Instant Non-Aboli Du Désir" Poème du 31-07-2021
Paris Le 31-07-2021
L'INSTANT NON-ABOLI DU DÉSIR
L'instant non-aboli ne court à la promesse
Toujours il fait le lit de la grande tendresse
On s'y agenouille pour l'aimée embrasser
On trouve quenouille pour filer le baiser
La paupière du temps clignote en un regard
Qui le vole et l'étend ce si délicieux art :
Au proche et au lointain : jour nuit – ombre et lumière
Et jamais ne s'éteint : chaude alcôve en la pierre
Dans les minuits calmes tout un charme retient
Ce qui luit sans plus drame où cœur du désir monte
Prenant alors le proche en élixir qui sonde
Le lointain que ne fauche vraie source qui tient
"Tentative De Clarté" Poème du 1er août 2021
Paris Le 1er août 2021
TENTATIVE DE CLARTÉ
Le fluide évaporé où se morfond la cause
De ce rêve éthéré fond aux pâles couleurs
Soudain Soleil lucide hausse nouvelle haleur
En veille hors-ton livide et au vif azur pose
Menuisier de lumière en charpente des choses
Tu défais leur barrière et se sentent les roses
Sur halliers de la ville où chantent non-serviles
Étourneaux habiles et merles bien civils
L'instant au corps varie – qu'ombre soit de retour
Le soleil en Paris n'a donné tous atours
Et vibrent ici les voix où mouille sa présence
C'est alors qu'il se boit en belle intermittence
Or de nouveau coiffé par d'épaisses nuées
Qui viennent parapher signature d'azur
L'astre si limpide se nourrit de la bure
Demeurant timide de l'horizon en ruées
Et tout le soir hésite à broder l'avenir
Proche et si avide d'embrocher l'inconnu
Qu'il tient à le tenir pour du ciel assainir
Les poches des nuées et les livrer à nu
Plomb fondu puis argent avec plus loin ; platine
Or ici tous les gens qu'aiguise sa patine
Se moquent qu'il varie : l'horizon de Paris
Souhaitant qu'il se marie au désir qui sourit
Les nuées menacent de faire couler le plomb
Un courant d'air trace blackboulant tout l'espace
Du soleil se couchant – rendant dans l'ombre : oblong
Son feu qui va mâchant l'horizon en sa place
Sourire latent – Terre lève-t-elle espoir
Dans l'ombre que serre ce trouble qui insiste ?
Notre nuit verra-t-elle ici trombes à boire
La lumière si belle où la ville résiste ?
Mais l'éclat de Paris ne peut être défait
Et ni même tari par pluies intempestives
En nuit elles brillent sans aucun air surfait
Près de son corps vrillent et sa lumière suivent


