mardi 7 septembre 2021

"DANS LE TEMPS EN SUSPENS L'INSTANT EST ESSENTIEL" Poème du 6/7-10-2018


 






Le 6/7-10-2018




DANS LE TEMPS EN SUSPENS L'INSTANT EST ESSENTIEL



I L'INSTANT


Dans le temps en suspens l'instant est essentiel

si le vent nous fend il s'épanche en notre ciel



Que le silence rouille hors du bruit de l'instant

On prend sa hanse pour qu'il bouille dans le temps



Est-ce que la nuit nous prend pour perdre horizon

Si nous l'y laissions en perdrions nos raisons ?



La ville est-elle en lumières – impartageable

l'aile de nos cils en l'obscur la rend aimable



Que le carbone enserre notre atmosphère

il y a l'automne pour l'attaque en nos airs



Que nos rêves soient réveil dans ce monde obscur

même si l'émondoir des puissants n'en a cure



II LE MOMENT



Sur le drapeau des initiatives de fleur

pas d'appeaux pour la vive couleur du bonheur



Que nous soyons oiseaux voler en fantaisie

Au boisseau du monde nous ne serons roussis



Que nous soyons précipités en fin d'un monde

là ralentissons pour capter un feu de ronde




Nuit au destin des rois – masque du Capital

pauvr' basques sans destin luisent au Droit fractal



Lors l'étrange l'autre qu'assomme pieux fantasme

n'est dérangé si on voit sonner ce vieux chiasme



Machine à Même épuisée à bout d'horizon

fabrique « identitaire » sans but ni raison



La mine des différents est partout sur la terre

elle ouvre à l'errant ce qui mine tous les fers



Futur : musique « progrès » : Calcul en Capital !

Notes fines ! N'y brûlez votre diagonale !

lundi 6 septembre 2021

"O Les Chants De La Misère ! " Poème du 6-09-2021





Paris Le 6-09-2021


O LES CHANTS DE LA MISÈRE !



Entendre Misère couler en plein soi-même

On lui fait la guerre – elle roule en poème

Or par le biais des fers qu'on lui colle entre pieds

S'enjoue le prince d'enfer heureux de l'y plier


Embrasser le poète exaltant liberté

Des ces fleurs en fête en les temps de tempête

Quant au « bon prince » il empêche qu'on l'y mette

En moment qui rince la soif d'égalité


Liberté tu remues haut sur têtes d'élus

Tu n'es pas toute nue pour la peau des reclus

Qui voudrait t'incendier n'a pas vu ta corolle

N'a pas vu s'y lier l'eau de belles paroles


Messagers du prince  parlent donc de violence

Par elle ils pincent la pacifique présence

Misère est bien debout l'été jusqu'à septembre

Cassant l'espoir des loups qu'elle entre en leurs prébendes

 

samedi 4 septembre 2021

"CE QUI BAT EN TOI MESURE ART ET JUSTICE" Poème du 4-09-2021


 KANDINSKY




Paris Le 4-09-2021


QUE CE QUI BAT EN TOI MESURE ART ET JUSTICE



Tout ce qui bat en toi en tension désœuvrée

Tiens-le en chants et crois que leur mesure éclaire

Ce rien d'excitation où parole a œuvré

Et prends toute attraction par future lumière


Ne gâche pas l'instant illuminant tes jours

Il ne cache le temps de ta si vive histoire

Où tu as tant appris du désir de séjours

Qui sont sans aucun prix : en justice et espoirs


Lumière saisissable en les mains de partage

N'est refuge en l'affable où se nie le profond

Et passant silence qu'elle paraisse volage

C'est qu'elle est présence de cœurs qui se défont


L'attention souveraine à l'amour l'amitié

Sort toujours de l'arène aux soupçons qui les ruinent

Prends ce qui bat en toi – remue le pour les lier

En cinq sens qui font loi contre ce qui les mine


Échappés des puissants on entend leur beauté

Que tout rythme en passant au monde en ouverture

Maintient en musique sans jamais être hanté

Par le corps tragique en liberté de Nature


Que se mouille mémoire en des temps marécages

Nous instruit à la boire en l'instant souverain

Fontaine si fraîche en avenir sans garage

Où autre temps pêche des souvenirs d'airain


Ne noyer en oubli dans l'eau vive des songes

Ce qui ne prend son pli qu'en un désir d'eau claire

Traduire le profond où bel instant s'allonge

Avec la langue où se fond le rêve en sa lumière


L'horloge mécanique au monde : casse rêves

S'ils ne sont musique relevée en sa sève

Qui tiendra les rondes brisant la mécanique

Prendra bien leurs ondes a l'envoi fantastique


Gagnant célérité – elles battent en nous

Comme bruits de cité où le monde se noue

Et que l'on s'y presse en vitesse sur place

C'est dans la paresse qu'on on recueille leurs traces



Nul labeur majestueux ne vainc le rythme des heures

Il n'est jamais vertueux au regard du bonheur

Que toujours l'on vise s'y livrant avec art

Poète y cherche mise  en: travail : belle part

 

 

vendredi 3 septembre 2021

"UN NOUVEL OPIUM" Poème du 3-09-2021


 




Paris Le 3-09-2021




UN NOUVEL OPIUM



Hallucinogène substance xénophobe

Qui unit l'essence de la vraie perversion

A « race » pathogène en le corps de nation

Stupéfie tant la science en lui ôtant sa robe


Motivés par l'opium contre tous les migrants

Ils se croient dans la Rome écrasée par « barbares »

Et défendent l'empire avec toutes ses tares

Ramassant tout le pire en miettes qui voient grand


Le prince ne blesse leur pathos bien fiévreux

D'une main il caresse en « si belles menaces »

Pour leurs ennemis : ces gens « si malheureux »

De l'autre « en bel ami » tous nos droits il recasse


Les aveugles drogués jouent à guerre civile

Qui est bien dans leur gué d'hommes si serviles

Leurs « visions » en cible totalement déplacée

Aiment tenir crible de terreur insensée


Le prince les adore et en fait son combat

Marine en ses efforts tout leur « bon feu » attise

Jouant le joli cœur qui pour eux tant se bat

Et « pour nous » sans rancœur double toutes ses mises


Pour briser le peuple pas de moyen meilleur

Que de cacher le poulpe en « visions » insidieuses

Écrasant vrai rêve qui remonte en nos heures

Pour bien faire la trêve avec puissance sérieuse


A qui sent bien le vent : la nouvelle terreur

Qui est mise en avant par tous nos « bons seigneurs »

Est arme à diviser en diverses croyances

Et pour peur : enliser toute la résistance


Peur à faire trembler pour les «hallucinés »

Pousse bien les râblés en notre beau pays

Aux ferments du mépris envers tous les mal-nés

Chasser est bien son prix : l'étranger pauvre haï

jeudi 2 septembre 2021

"DE LA CATHARSIS ET DE LA MODIFICATION" Poème du 2-09-2021


 Peinture : Larissa STRUNOWA 





Paris Le 2-08-2021

Encore relatif

Aux « transhumanistes »


DE LA CATHARSIS ET DE LA MODIFICATION




Guerre n'est pas ton choix – apprendre à n'y céder

Quand ferraille en ta voix la pulsion négative

Taille bien dans tes nerfs sa version qui avive

Mal de terre et de chair – mords sa vie pour t'aider


De ce qu'elle t'épuise ouvre un immense ciel

Pour que vitalise – pensée de paix réelle  :

La bouche de parole en animant partage :

L'énergie d'école qui s'arrime à tout âge


Dans le temps tragique survit l'instant moqueur

Qui dans sa musique sait parodier le sombre

Où la mort sans soleil est projetée sans cœur

Mais il est au corps veille à jeter toute son ombre


Que Justice avec « ça » fasse la Liberté

Le médiocre en deçà trace pour tout esclave

Volontaire une voie contre l’Égalité -

Niant toute sa voix en Singuliers si braves


Or pour« causeurs » imbus la ronde se finit

Car le monde remue contre emphatique prise

De qui nous inonde de « gras discours » au nid

Des puissants immondes qui flattent Humain en crise


C'est de l'Humain pratique élevé contre mort

Que tant de cyniques croient dresser en un corps

Sorti du tragique l'immortel qu'ils espèrent

Sans beauté de musique en vraie bête de guerre


L'Humain en « Catharsis » dépasse ces Narcisses

Au miroir des puissants – Oui ! Qu'il se sache enfant

Qu'infini il bâtisse et en son train unisse

Malgré douleurs et sang l'être qui les refend

Vanessa Codaccioni dans Quartier Libre – Les meilleurs moments de QG

mercredi 1 septembre 2021

"Lente Métamorphose Du Ciel Parisien Au Matin" Poème du 1er Septembre 2021


 





Paris Le 1er Septembre 2021


LENTE MÉTAMORPHOSE DU CIEL PARISIEN AU MATIN



Le frais matin élime ciel aux mates murs

Sa laiteur d'énigme est toute parisienne

Et ce sont kyrielles de nuées sans l'azur

Mais de coulée de bielle en ruée – point qui advienne


Un frisson d'automne – monotone couleur

Pour un demain qui sonne aux préaux des écoles !

Le temps prépare-t-il fulgurante chaleur ?

Avec humeur tranquille Été joue sa parole


Et le soleil susurre en tamis des clins d’œil

Où il troue la bure de ce ciel qui rigole

Au creux des murs pâles sans jamais qu'à leurs seuils

En une humeur égale – il crayonne aussi leur sol


Si l'on reste à couvert du bel arbre pâlissant :

On voit platane vert qui comme nous frissonne

Et si la lumière dans l'air vaque aux accents

Des rayons sur la pierre – on la sent qui résonne


C'est dans ces variations que l'on suit le trafic

Qui en mêmes scansions opère sa musique...

Bientôt s'ouvre l'azur pour cumulus d'été

Qui vite raturent tout le blanc éreinté


Avant midi sonnant

De sa robe de bure

Le ciel bien étonnant

Sort en brillante allure