lundi 6 avril 2015
LA TERRE EST NOTRE VILLE SOUS LE BURIN DE LA LUMIERE
https://soundcloud.com/alain-nemo/la-terre-est-notre-ville-sous-le-burin-de-la-lumiere
dimanche 5 avril 2015
LA TERRE EST NOTRE VILLE SOUS LE BURIN DE LA LUMIERE
LA TERRE EST NOTRE VILLE
SOUS LE BURIN DE LA LUMIÈRE
Vent...Soleil...
Chasse à cour des nuages
bourrus
Comme en jungle pour
Accrocher la lumière
Comme un halo
Sur un mur
Sous le auvent – ici :
L'ombre apprivoisée
Laisse voix au brio
De l'azur qui lance :
« Que place vorace
soit faite
Au fleuve brillant
Où s'enfilent -
Rieuses -
Les automobiles...
Jusqu'à l'or
Sur ses lèvres
Où les passants délivrent
Leurs pas pressés »
On est rameur
Qui draine les rumeurs -
Notre regard roule
En ameutant
Les silences intermittents
Il aimante la pensée
Dans les anses de
Nos mains traceuses de
futur
On prend la température
du printemps
Elle se dégorge du
carrefour
Sous la brise
On enfourne les giclées
du grand air
Dans les cycles où
respire
Le temps de la ville
Là – en cette
presque-île – s'ébrouent
Les roues qui tournent –
tournent
Vers l'arrière-terre …
Tient notre voix – alors
sibylline
Comme abandonnée à une
Turquoise rêverie
Du grand ciel
Qui flatte les fleurs
mauves
Sur un arbre solitaire
Mais fouetté de plus en
plus
Notre habitat fraîchit
Nos vers
On s'imprègne du mystère
Qui habille l'âme bohème
Comme d'un poème
Babillant :
Celui des enfants qui ne
connaissent
Ni trêve – Ni grève
pour
Leur élixir si fin – si
fin
Et nous rions – rions
D'une muse qui déplie
Les ailes de notre chant
Loin en avant du vent
Comme pour nous propulser
En faune par-dessus
Le charivari urbain
Emportés que nous sommes
-
Nous sonnons aux portes
Du soleil juste avant
Sa lumière sur
Ses battants dans la forêt
Des murs
Nous recevons alors
Pleine face – pleins
yeux
Son denier éclat :
L'azur le laisse
Briller comme
Un diamant
Dans le prisme de l'arbre
fleuri
Comme pour cette amante
Reine de notre futur
Qui nous fait dire :
« Non au désastre
obscur »
Le soleil – vite-
Rentre derrière les toits
Et... A mille lieues
alentour
Toutes les nuées
Ont perdu
La race de leur parcours …
Dernier appel d'air qui
court :
Voilà notre muse à
L'espoir combattant !
Et nous accueillons le
soir :
Ciel net toisant
La nuit
A travers la fête des
rumeurs …
Nous levons la tête
Vers le lointain
Qui rougit
Comme s'il savait
Que nous avions passé
Tous les murs de
La ville !
vendredi 3 avril 2015
IL EXISTE UNE JEUNESSE AU GAI SAVOIR
IL EXISTE UNE JEUNESSE AU
GAI SAVOIR
Jeunes gens au roulis des
rires
Vous habillez vraiment
sans masque
La roue du hasard et ses
frasques
En y imprimant vos désirs
Vos mots multiplient les
surprises
Découvertes intensifiées
A quoi l'amitié peut se
fier -
Tête dans la joie qui s'y
grise
Que la veille nocturne
allume
Le feu aux dés de la
parole...
Chaque personne y prend
son rôle
Pour éclairer toutes les
lunes
Ainsi le plus commun
partage
Rend compte de toutes
lumières
Pour façonner la terre
entière :
Passion éclairée par
votre âge
Jeunes gens ! Vous ne
rampez pas
Avec vos métiers dans la
trempe
Des jours où vous posez
vos pas !
Cette nuit...Vous lancez
vos lampes
Cette nuit ajourée
d'amour
Est la vôtre assurée
d'un guet -
Demeuré ici sans détour-
Pour toute une pensée si
gaie
Si la chaîne aux pieds
s'alourdit
Dans vos cœurs elle
s'étourdit
Et se retrouve déliée
Jeune gens vous marchez si
liés
Votre liberté qui ne
s'use
Que si l'on déploie tant
de ruses
A la laisser pourrir
d'argent
Est une source pour les
gens
Oui ! Nous voyons
belle jeunesse
S'essayer en belle
hardiesse
A lever tous les épais
voiles
Qui du monde font une
toile
A intégrer les habits des
rois
Pour qu'ils demeurent
sainte loi
Déchirant masques de la
mode
Vous n'admettez que l'on
érode
La soif du savoir et ses
fleurs
Diverses – tenant en vos
cœurs
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