mardi 13 octobre 2015

Bohuslav Martinů: Trio for Flute, Cello and Piano

A C ETTE ALTITUDE SENTIE




A CETTE ALTITUDE SENTIE



Dans l'épais brouillard
A l'altitude sentie :
Repenser éclairs
Trouant d'un regard
De sourire tout serti
De vive lumière
Le jour de velours
Ta voix la plus radicale
Échappée des sources
Exhumant l'amour
En complice vertical
De toutes mes courses

Mais même en tempête
Doit demeurer ta tendresse
En froide colère
Libérant les têtes
Avec la délicatesse
Du plus beau des airs
Qui met bien hors-jeu
Envie- jalousie et haine
Ces désirs scindés
Jetant dans le feu
En les soumettant aux chaînes
Nos belles idées

A MA TENDRE ET SI CHERE MALIKA




A MA TENDRE ET SI CHÈRE MALIKA !


O Femme aux douleurs miennes
Que le soleil advienne
Des crêtes vers la plaine !
Nous aurons les mains pleines
De tant de souvenirs
Que nous pourrons tenir
Des brins d'éternité
Avec calme et beauté
Dans des fleurs en jachère
Qui combleront ta chair

Nous ouvrirons les fenêtres
Pour tout laisser paraître
Du jardin de nos cœurs
Sans aucune rancœur
Pour ce qui nous sépare

Ainsi prendrons-nous part
A la ronde du monde
Sans qu'il nous soit immonde...
Nous nous rapprocherons
Jamais plus ne tairons
Tous ces murs de distance
Empêchant que l'on pense
Aux saluts de l'aurore
Pour renaître plus forts

Nous construirons ensemble
Tout ce qui nous ressemble
Et verrons l'infini
De l'Humain dans nos nids

Tant-pis pour l'oppression
Qui traque la passion !...
Sans prendre aucun égard
Nous marquerons l'écart
Avec ce qui nous divise
C'est ainsi : Haut que visent
Grâce – justice – vertu
Quand justice s'est tue

samedi 10 octobre 2015

L'AMOUR CREUSE LA PROFONDEUR



CREUSER LA PROFONDEUR



Sur le fouillis d'étoiles
J'en ai découverte une
C'est la tienne
Qui remue mon ciel
Mon vieil âge
L'accompagne
Sur un chemin
Où vacille
Le temps …

Et la musique infinie
Remue dans
Les voix

J'en retiens une neuve
Qui creuse
Une faille
Où
S'engloutit mon orgueil
Et c'est la tienne

O Profondeur !
Je te creuse
Et..
Un écho la pilonne
En soufflant
Vers le haut
C'est encore le tien

Sur la terre
Flambe mon herbe sauvage
C'est la tienne
Qui
Sous l'azur
Embrasse les mots-fleurs

Il y a leur essence
Qui rentre dans
Ma gorge... :
Toi ! En
Un bouquet
Qui fait lever
La constellation des amis
Au-dessus du précipice
De l'ennui


Toi qui – chaque jour -
Éblouis la forêt
De mes songes
Jusqu'au bord
De la citadelle blanche
D'où se tient
Le pur espoir

Gustav Holst - Venus