mercredi 8 juillet 2020

POÈME CAUSE DE BEAUTÉ SANS SACRIFICE AIME CAUSER LIBERTÉ QUI EST SON OFFICE





Le 9-07-2020



POÈME : CAUSE DE BEAUTÉ N'EST SACRIFICE
IL AIME CAUSER LIBERTÉ QUI EST SON OFFICE !



Poème : office du tourisme en nos pensées ?
Non ! Ses mains au miroir des choses – leurs abysses
Vont à chaque fois – en nouvel espoir – bisser
Sur le beau bord du souvenir : l'Ici des isthmes


Est-ce possible en la chair du monde excité ?
Aux décibels d'enfer Beauté quand-même abonde
Va cueillir au bout des ongles la Liberté
Saillie des mains de l’Égal qui la rend féconde !


Qu'elle ne faillisse aux tempêtes – à leur grand bruit !
Qu'elle sache hisser sa tête dans toutes ses danses
Elle pourra ne pas se perdre dans la nuit
S'allumant d'éclairs et de grains où elle pense


Sur flan des métropoles en leur océan
Et au flux sur leurs môles s'engage sa vague
Qui – avec l'écume au vent – rentre en trou béant :
Gorge exhumée à leur ventre qui s'élague


Si au hachoir d'espoirs – Misère troue Présent
Elle va arasant la cache de Mémoire
Qui demeure comme roche au fin creux des ans... :

Elle ne mâche plus son savoir dans des armoires !.

mardi 7 juillet 2020

QUI CROIT QUE LUMIÈRE AU POUVOIR APPARTIENT NE VOIT QUE C'EST AUX FERS DES LAMPISTES QU'IL TIENT






Le 8-07-2020


QUI CROIT QUE LA LUMIÈRE AU POUVOIR APPARTIENT
NE VOIT QUE C'EST AUX FERS DES LAMPISTES QU'IL TIENT !



Si les lampistes au plus obscur des chevets
Du monde veulent contrôler ceux qui le pensent
Que dans leurs mains la vérité à entraver
Suppose qu'ils y roulent pâte de violence


Ils le savent : d'eux maître vigilance attend
Se gavant de se repaître avec sa puissance
Ils bavent de paraître avec lui dans leur temps
Et lavent leurs corps dans une eau de pestilence


Ni patience de la misère et de l'exil
Ni sa douleur – ni sa souffrance qui lacèrent
Leurs peaux – n'apitoient la déliquescence vile
Qui voit bien l'étau qui dans l'enfer les resserre


Attention à la patience du bœuf qui rue
Et à trop croire que toujours il se rabaisse
La « grande science » du puissant ne voit sa mue

Histoire qui dans le neuf retire toute laisse

lundi 6 juillet 2020

SI DANS LE SOIR QUI VIENT DANSE UN ESPOIR QUI TIENT ...




Le 7-07-2020


SI DANS LE SOIR QUI VIENT
DANSE UN ESPOIR QUI TIENT ...


Soleil glissant sur l'émeraude-arbre – en diamant
Déclinant en or sur le haut des balconnades
Tu viens dans les nuages en rose d'aimant
Gage d'azur un vent les emmène en ballade


Pigeons en vol séparé vont gicler aux toits
Hirondelles font ballet de danses furtives
Et l'horizon vous offre une couleur festive
Carrousel des rues ! L'obscur prend vos murs et boit


Boit l'azur royal entre lunaires soldats
Qui rentrent dans la ville au rang fixe de veille...
La paix au ciel d'encre doucement vous aida

A garder dans l'air frais souvenir du soleil  

vendredi 3 juillet 2020

LES MAILLES SERRÉES DE LA RESPIRATION ACCUEILLENT TOUTES LES VOIX





Le 4-07-2020


LES MAILLES SERRÉES DE LA RESPIRATION ACCUEILLENT TOUTES LES VOIX




Pour plèvre de ton silence Bohème mord
Aux lèvres des voix qui lancent au corps l'antienne
Du soir où tu fais tienne fraîcheur de fontaines
Où boire au temps d'où un nouveau poème sort

Car c'est bien vers l'art que se tourne le hasard
Quand il se perd aux pensées qui en font calcul
On le rattrape en les voix qui sont ses émules
Le voilà qui vient dans leur sens sans crier gare

Si terne est la vie qui toute aux promesses tient
Vois : en nos assemblées les mots toujours se trouvent
A chaque fois nouveaux grains de blé se découvrent
Empreints de raison pour train du monde qui vient

Avec la rage ne négocie pas tes mots
Quand avec eux une nouvelle joie s'entrouvre
Fais-les valser puis incruste-les en émaux
Avec eux une nouvelle histoire se prouve

Et la raison de guerre à n'écouter chanter
Des voix pour la fabrique impromptue d'un poème
Ne tient qu'en enfer et prison sans liberté
Que celle d'y vaquer avec au cœur : la haine

L'épée ne sert plus au monde qu'à y ramper
La rentrer - écouter bien les rondes qui montent
Leurs voix portées rentrent en nos corps comme sondes
Ce n'est nous faire violence en leur juste paix

Elles nous atteignent – on sait – dans notre port
Qu'on règne avec la servitude volontaire
C'est à ne laisser puissants tenir terre entière
Or qui cultive haine en ersatz de décor ?!

Oui ! Qui rampe et s'exalte sans plus rien entendre
Que ce fric-frac qui lui donne son riche pain
De son espoir qui fuit – l'étranger n'est lapin

Sans-droits - Misère abondent et sont monde en cendres

jeudi 2 juillet 2020

SUR LÈVRE DE RUE SE GRAVE LE FIL DU SOIR





Le 2-07-2020


SUR LÈVRE DE RUE SE GRAVE LE FIL DU SOIR


Là – dans l'instant où tu te découvres – Soleil
Mon cœur s'ouvre à un autre temps : celui de veille
Et les moutons – du ciel s'en vont discrètement
Alors que le vent souffle ma feuille gaiement


L'azur amplifie les bruits aux lèvres des rues
Plis aux toits en brisures se sèvre Lumière
Qui pousse le souffle des voix à vibrer nues
En les enchevêtrant comme en une chaumière


De tout horizon elles sont venues chanter
Une si douce harmonie que le cœur attache
Comme en nid : liberté avec égalité
Qu'il soit dit que raison y module partage !


Et – à faire venir du lointain la rougeur
Le pâle sans teint au miroir du crépuscule
Déballe le soir le creuse comme gageure

Pour l'avenir d'humains qu'un ancien temps s'annule

Jardin Féerique de Maurice Ravel

https://www.arte.tv/fr/videos/097638-002-A/le-jardin-feerique-de-ravel-par-les-metaboles-et-philippe-beziat/