mardi 14 juin 2011

PASSION SAGE

Où trouver le vrai sel de la vie ?

Pas dans le sans-amour et sans haine

Là toujours le tiède ennui sévit

Au travers du désespoir en scène


J’arme mon poème de désir

Diadème serti par la sagesse

Que la reine priée de saisir

Métamorphosa en belle adresse


A tous les p’tits saints du paradis

Et moi – bien pauvre chantre, pardi ! –

Je me dis qu’il n’y a lion d’enfer

Rugissant dans nos pauvres fers


Mais vraie sirène de chair et miel

Qui tance de la mer le soleil

Pour qu’il arrose de ses vertus

L’eau-vertige-le baiser qui tue


Et pour les fleurs – leurs fécondations

Je rejette le plaisir des joutes

Préférant la belle incantation

Scellée dans le pur secret des routes

dimanche 12 juin 2011

JEUNESSE – SI VOUS VOULEZ !

Ce qui court au corps dans la jeunesse-attitude

Vibre dans mon cœur comme ivresse d’altitude

Alors je me souviens de la liesse du vent

Qui me chantait la promesse d’auparavant


J’aime et me repais du silence de l’azur

Quand il laisse le soleil scander le futur

Pour tous ceux qui sèment des grains de fantaisie

Dans l’éveil du printemps et sa haute saisie


L’été pointe avec le désir épanoui

Et je me fais une joie de la compagnie

Qui passe l’âge du poète et les saisons


Si jointes sont les mains et les joues à demain

Les traces de l’amour sont ici en chemin

Sans que ne fulmine leur secrète raison

ECRITURE ET POESIE

MA VILLE

Ta chair ne naît dans l’errance

Que suspendue aux absences

Quand l’Homme refuse l’accueil

A l’étranger sur ton seuil


Tes monuments – tes drapeaux

Affleurent – nets – sur ta peau

Mais – transies de solitude –

Les fleurs nient leur altitude


Les écueils à ta beauté

Ne virent dans la bohème

Qu’épanouis en poème

Comme cible-liberté


Toujours – dans le moindre vent

Battant à ta belle échine –

Qui saura être savant

Pour y souffler sans machine

A te tordre tête et cou –

Reine de tous les atouts !


Dans la Seine est ton sang

Innervant ton océan !

Oui ! Sur la pierre de taille

Et même dans tes haillons

Misère – encore au travail

N’a cure des trublions

lundi 4 avril 2011

UN APRES-MIDI

La lettre du temps

Ouverte par le chant du merle –

Le brouillard se décachète

Puis va en ligne serrée

Limer les monts chevelus

Du ciel-le noir encré s’efface

Vers l’horizon Ouest

Le soleil perce un peu

Et crochète les lourds nuages

En les ouvrant à l’azur

Avec lui – perlent les bourgeons

Comme des émeraudes


Un coq lointain appelant les amis –

Il viennent et vous entretiennent d’amitié


On entend bientôt les enfants de l’école s’égailler


En face – sur le plus haut :

Siphon de la lumière :

Mont Blanc apparu resplendissant –

(clin d’œil) est de nouveau avalé

Par le lait de brume


De nouveau seul et …Le grand soleil

Qui chauffe comme témoin …

La lettre du temps refermée par le chant du merle …

Bruine rasant la table d’écriture –

Les point d’azur se referment sur le soir

dimanche 27 mars 2011

LE VENT D'AMOUR

LE VENT D’AMOUR

Le vent d’amour restant serein

Envoie ses ajoures au secret

Des grands monts toujours suzerains

Dans le bel horizon de craie


Posant l’azur indélébile

Il lance – telle une sibylle

Cette nature qui renaît

Aux oiseaux de sa destinée


Soir – un côté d’éternité

Clair- bâti comme cathédrale

Offre son graal tout vertical

Et – rose – côté liberté –


Vient clore le cycle du jour

En un horizontal séjour

Où court la carte des étoiles

Par-dessus la lumière en voile


Qui – là – ceint la vallée …

Au noir tout mont s’en est allé

Bientôt la lune si tardive

Dessinera les crêtes vives


Et celles-ci – comme embaumées

Jusque dans leurs plus hauts sommets –

Forceront le plus grand vertige :

Fantômes sans corps qui s’érigent