vendredi 25 octobre 2013

PARIS SORTANT DE LA NUIT



PARIS SORTANT DE LA NUIT



Il vient un murmure au coin du carrefour
Et sa rumeur – pleins phares – cisaille la nuit
Avec ses chuintements lourds  d’après la pluie
Elle entaille les murs qui suintent sans amour

Un temps … La ville vivace entre en plein tumulte
Des traces multiples effrénées : son éveil
Lui fait boire le lait d’aube – alors elle  exulte
De ces symphonies bourdonnant à ses oreilles

S’ajoute – le jour venu – des arbres nus
Où – dès lors – semblent hiverner les vraies promesses
Que la nature a toujours bien entretenues
Mais la ville valse – valse dans la richesse …

mercredi 23 octobre 2013

LARENCORE: Un texte en prose de Umar TIMOL (Île Maurice) : "F...

LARENCORE: Un texte en prose de Umar TIMOL (Île Maurice) : "F...: Elle contemple son corps. Corps livré à la souffrance. Elle aimerait pouvoir le pétrir, l’achever à force de violence. Elle aimerait pouvoir...

PAROLES SOUS LE VENT



PAROLES SOUS LE VENT




Cent mille crépuscules n’épongeront pas
Le ruissellement de lumière sous tes pas
Des volcans de béatitude t’accompagnent
Quand tu dénudes mes sourires de Cocagne


Et les marées océanes effaceront
Les traces tristes qui augmentent la distance
Oui ! L’automne gravera des couleurs intenses
Dans l’humus de tes galops qui s’enchanteront


Là – dans les flamboiements de toutes les forêts –
Ta chaude présence serait une clairière
D’où entendre toutes les vagues démurer
Le silence nous séparant en grandes pierres


Un grand vent achèvera ce frais soulèvement
Nous nous tiendrons paroles en de tels baisers
Que ton souffle haletant deviendra désarmant
Pour toute poésie – même la plus osée

samedi 19 octobre 2013

LE SCEAU DU SOI



SOUS LE SCEAU DU SOI




De l’être : le soi :
Cette part feutrée
Cette part inébranlable
Qui ne soit jamais mur à ériger
Ni pierre à porter –
Mais fond du chant
Modulé sans-cesse
Sous les alarmes de la vie –
Sans-cesse aux brisures du temps
Chargé par les blessures

Et … L’intense mouvement du ciel
Dans l’aparté du silence
Aggravera la parole
Sur les marches
Du réel
L’aggravera
En leur faisant franchir des seuils
Qu’aune mort – ce voisin
Indompté –
N’effacera de la forêt
Du sens

Et … Soi ne sera jamais
L’autochtone des chemins
A parcourir

Nulle économie du vivant
Pour venir obscurcir
Le temps de
L’étranger
On y est soi
A sa lisière …
L’énigme reste suspendue à l’exil …
Là sur le fil courant
De la jeunesse

Sans promesse – sans attente …
Pas de dévolu au pouvoir
Pas de chaîne des devoirs !
Juste le chant des approches
Qui laissera parler
L’horizon  
De notre époque –
Ici – au bord actuel de toutes
Les veines qui creusent
L’humus de toutes
Les paroles –
Ici – exténuant le vide
Où gravitent les princes
Et aboient leurs hommes-liges

Nulle-part ne peut plus
Se cacher la mémoire
Même plus dans
Les abcès
De fixation – tenus
Par les hâbleurs attachés
A des souches où
La dépossession
De l’autre
Ne se nourrit que de nostalgie
Pour un pays perdu
A reconquérir
Totalement

Qu’ils hurlent encore
A la vengeance :
Ces prisonniers
De la mémoire retournée !
Qu’ils occupent toutes les voies
Sans issue
Qu’ils occupent l’oubli
Comme rappel guerrier –
Ils sont les aventuriers du
Moi vindicatif …
Mais n’empêcheront plus
La levée du poème
Sur les sols de toutes floraisons
Hors de tous les rideaux de feu
Qui les masquent

De ce qui adviendra –
Le soi est là qui lance
Un sourire et …
Embrasse tout arc-en-ciel
Témoignant pour toutes les couleurs
D’où s’origine la terre

Ainsi – tenant le passif des orages –
Cet univers de l’humain
Le retrouve dans
Les éclairs
Désenchaînant de l’obscur
Ce monde où le pouvoir
Des mots-moi
Fait la guerre

Et pourquoi ce monde
Ne s’allègerait-il pas
De toutes ces pierres de Sisyphe ?
Pourquoi les mailles
Où le prend
Le filet plombé de la providence
Ne se déchirerait pas ?
Pourquoi ces murs
Qui emprisonnent
L’innocence
Ne sauteraient-ils pas ?

Ciel et Terre dépouillés
Des oripeaux de la force –
Il est toujours temps de tenir
Dans les lumières du soi
De ses partages
Qui animent
L’habitation
Et l’accueil
De tout être …
Si la force est à nu
Elle ne pourra tenir
Dans aucune de ses lois …
Tant d’éclairs – de nouveau
Et tant de conquêtes
Démasquées –
Que le silence creusé
Par temps d’orage
Embrassera
L’oubli
De l’oubli – avec toutes ses palpitations …