samedi 6 novembre 2021

"DE L'ARBRE PARISIEN L'AUTOMNE ECLAIRE" Poème Le 7-11-2021


 




Paris Le 7-11-2021

DE L'ARBRE PARISIEN L'AUTOMNE ÉCLAIRE



Poème adventice s’équarrissant de voir

Qu'y sème justice : l'éblouissant automne

Où passée outre murs : simple feuille qui sonne

Au vent – grimpe en l'azur pour bonheur tout à boire


Au grand jour s'appelle toute la caducée

Où en à-jours du ciel descend en trouée d'arbre

Dans les feuilles fauves : Temps roué où se cabre

La lumière qui sauve à tant y repasser


Quand vous voyez qu'y pose un temps si rassemblé

C'est qu'au savoir l'on ose un moment bien râblé

Pour accueillir l’automne où vent cueille mémoire

Dans les voix qui sonnent couleurs en leur miroir


Vous voyez ces couleurs qui vont bientôt s'éteindre

De l'arbre on prend l'heure d'embrasser et d'étreindre


Ce n'est l'arbre qui brûle et flambe notre temps

Mais bruits circulent que – racine « hors notre terre » :

Tremblent pauvres humains de brûler en enfer

« En volant nos demains »! Bruits d'hiver : gel des temps


Qui brûle nos saisons où roule arbre au savoir :

Beauté d'Humain s'y moule hors-sabre du pouvoir

Notre ère est en cycles où glisse le futur

Sauf que nos « caciques » abolissent Nature


Automne où juste enfant tend de grands yeux au monde

Et en ses pourquois prend feuilles qui d'arbres tombent

En l'instant temps ne fuit – que l'enfant en témoigne

Il sourit et s'appuie sur la vie qu'il empoigne


Automne à cœur ouvert pour tous humains divers

Couve de lumière Misère avant l'hiver

Chant vacant pour désert? Qui veut brûler l'hier ?

Mettre en bris âme et chair de Paris toujours fier


Automne n'incendie d'Humain vive mémoire

Et si l'on s'en dédit à clasher son histoire

Demain – feuilles salies – cassera ses richesses

Mais les humains s'allient ouvrant ville à tendresse


De Paris d'automne – entends au corps résonner

Son bruit au vent du temps que Novembre a sonné

jeudi 4 novembre 2021

"D'Un Temps Qui Ment Dans L'Obscur Déplacer Le Drame Dans L'Instant" Poème du 5-11-2021


Paris Le 5-11-2021


D'UN TEMPS QUI MENT DANS L’OBSCUR

DÉPLACER LE DRAME DANS L'INSTANT



Dur est temps si sol terre :

Durée temps solitaire

Dure temps solidaire :

Durée temps de Cythère


Calme bloc de durée

Retrouve bel instant

Qui recouvre assuré

La découpe du temps


Or l'instant meurt du temps

Qui le tend sans plus source

A attendre tout des courses

Où dur Chronos l'étend


Aux filigrane-instant

La durée s'effiloche

Si âme dans ses cloches

Ne partage son temps


Que du change : profit

Pirates de la « toile »

En leur temps : tous se fient

Partage en instants : voilent


Pense à mourir au temps

Or sourire est l'instant

Qui ne s'en nourrit tend

Pourri tant qu'il l'attend


Cataplasme d'oubli

Pour qui le plie en fièvre

L'instant ne s'y relie

Que sur le calme aux lèvres


Souffle-poème y tend

Pour attraper dans l'âme

Ce qui en paix s'étend

Dans des voix sans un drame


Sauf à sourcer mouvement

Avec Pierrot de Lune

Qui transperçant la brume

Déplace qui y ment


 

mardi 2 novembre 2021

"Panorama En Processus : Capture De Lumière : Instantanée" Poème du 2-11-2021


 




Paris Le 2-11-2021

Brasserie « Les Ogres »


PANORAMA EN PROCESSUS : CAPTURE DE LUMIÈRE : INSTANTANÉE


Rue

Murs en enfilades narguent la solitude -

Grise barricade qui brise l'horizon :

Ils couronnent le ciel qui – dans son altitude

Imite leur teint tel que belle est sa raison


Nuées s'évanouissent – et au fond de la rue

Un éclat de chaux glisse en la pierre bien nue


Boulevard

Puis - des arbres l'ocre commence à s'enflammer

En main d'Hélios qui croque et y lance un macramé


Boulevard

Soudain c'est le moment : où tout entier il luit :

Ce fleuve – en filaments-argent : épanoui

Puis – valse-hésitation – avec tout ses clins d’œil

La lumière en tension reste pour bel accueil


Rue et boulevard

Mais – en rue-rivière – sauf au loin : vive chaux -

L'ombre demeure entière – Ici se tend le chaud

Vers midi est conquis tout l'espace de ville

C'est un moment acquis au soleil qui l'habille