samedi 10 novembre 2018

DU RIEN QUE NOUS SAVONS L'INSTANT QUE NOUS VOULONS IMPLIQUE AUTRE MUSIQUE !






Le 10-11-2018

DU RIEN QUE NOUS SAVONS
L'INSTANT QUE NOUS VOULONS
IMPLIQUE AUTRE MUSIQUE


A malaxer temps long
lui donner l'amplitude
élevée d'altitude
où il devient un pont
en surplomb de cascades
avec le précipice
et toutes les abysses
d'un monde en passade
éclaboussé d'instants :

on tient tous ses éclats
inondant tant et tant
la marche tout à plat
des rondes continues
qu'un rien dans le monde
où chante ici sa sonde
secondes n'exténue

Notre temps va et songe
à moindres gouttelettes
montées sur les palettes
du pont que les eaux rongent -
Or l'érosion des choses
arrosées d'eaux de l'instant
fonde métamorphoses
qui font vivre le temps...

D'un rien d'apparitions
déborde le présent
qui – bien que se taisant -
naît aux disparitions !

Quand la pluie en tempête
fait monter les eaux
le pont à disparaître
peut rompre nos os
à moins d'aller nager
dans ces tourbillons
au moment enragé
d'un bonheur en haillons...

On ne saurait pourtant
s'user encore autant...
Prendre donc ce temps
calme où tient l'instant
pour bâtir sur le Rien
les bateaux de tous liens...


Au moment et à l'heure
que nous voulons : Bonheur
les crues pourront monter
Rien étant surmonté
Nous voguerons alors

pour bien d'autres décors...

jeudi 8 novembre 2018

PAX DOMINI SEMPER EST BELLUM






Le 9-11-2018

PAX DOMINI SEMPER EST BELLUM

Introniser l'attrait du Rien -
avec parole rédemptrice -
n'extrait qu'unique souverain
avec une iconique lice !


Or à forer l'ici commence
de tous les lieux de toutes sources -
l'essor du Rien devient intense
Et le « preux » souverain perd course


Fin – rebuts – début sans rémission !
Bouquet sur rhizomes prépare
d'arbre desséché surrection -
un fin but en clef pour Icare


Et ce ne sont ni faisceaux d'ombre
qui ne font que creuser le Rien
ni leurs assauts qui ne l'encombrent -

« Gueuse » au souverain perd ses liens !

dimanche 4 novembre 2018

DANS LA CHAIR DE LA NUIT BATAILLE CE QUI LUIT




Le 4/5-11-2018
DANS LA CHAIR DE LA NUIT BATAILLE CE QUI LUIT

Dans la chair de la nuit
bataille ce qui luit
sauf les soldats de lune
qui restent là immunes
à l'obscur – à toute ombre
Des trouées vives lancent
rétives à tout sombre
leurs éclats d'or intenses
comme pores en peau
de poussière en dépôt
sur murs rêvant Paris -
Sur sève non tarie
d'arbre encore si vert
si fier en corps sans guerre
que tant lumière éclaire
avec tous ces éclairs
que feux battant l'instant
impriment couleur tant
à l'émeraude en fond
que rameaux se font
en belle chair de nuit
d'encre noire en leur puits
d'abîme ôté du ciel :
un sang sauté en miel :
avec ombre explosée

par cheveux déposés ...

samedi 3 novembre 2018

SUSPENDRE LE TEMPS DANS L'ATTRACTION DE L'INSTANT ENTRE AMOUR ET LUMIÈRE







Le 3-11-2018

SUSPENDRE LE TEMPS DANS L'ATTRACTION DE L'INSTANT ENTRE AMOUR ET LUMIÈRE


La présence qui troue l'épaisseur du silence
danse aux pieds de parole – éprouvant qui le pense
Avec elle on s'en va – effilant tout le temps
reprenant sa corde au fil noué de l'instant


Toute la trame d'un poème s'y suspend
On attrape son âme qui se dissémine
sur sa toile dans un rythme qui en dépend
Y assolent ses mots qui trouvent leur mine


Dans cette chrysalide il découvre belle terre
En son voile déchirant de métamorphoses
il fait dans son son léger resurgir les choses
dans l'attraction solide entre amour et lumière


Petit bruit dans les alvéoles du présent
A la nuit – à l'aurore il s'ouvre sol des ans
En osmoses de souffle et de flamme il gravit
avec ses armes le chemin de paix qu'il convie


Au banquet des pauvres pour libre d'avenir

s'affirmer sauf en la beauté de leurs désirs  

jeudi 1 novembre 2018

C'EST POUR TOUS PAYS QUE LA LIBERTÉ RAISONNE QUAND L'OBSCUR - DE NOUVEAU - RETONNE -- L'EXIL SONNE A LA PORTE DES ÉGAUX - IL N'Y A PLUS D'ÎLE QUI EN PORTE ECHO






Le 1er Novembre 2018


C'EST POUR TOUS PAYS QUE LA LIBERTÉ RAISONNE
QUAND L'OBSCUR HAÏ - DE NOUVEAU RETONNE !
L'EXIL SONNE A LA PORTE DES ÉGAUX
IL N'Y A PLUS D’ÎLE QUI EN PORTE ECHO



Pour tout ce qui tient le flux de l'espoir
qui s'atteint dans la moindre des sources
et rebondit dans le monde en aurore
sortant du plus obscur son du soir
qui ne cherche plus dans les courses
effrénées qui font se tordre en son port
les aléas – jusqu'au plus sombre oubli
- jusqu'au plus retiré du pauvr' repli -
fondant en nos corps toute sa musique...
Qui la tient hors-sol détonne tragique
C'est à son quai qu'en corps il résonne
si tempête s'appuie sur son écho
si de loin on entend le cœur des égaux
c'est qu'amour de liberté en raisonne...

A moins d'être aveuglé par la lumière
celle que fait encore le bruit d'hier
on l'entendra rouler dans le pays
celle qui demeure là intrahie...
Que l'obscur tonne à nouveau sur nos portes
un soleil non brûlant toujours importe !
Nul est le moment où le rien s'entend ?!
Le monde fait un tour que point l'on attend ?
Larmes d'aujourd'hui sont rires demain :
Le moment est sauf en nos propres mains...
Que nul haruspice ne trahit à l'aube
sauf à s'attirer toutes les opprobres...
L'angoisse du multiple lave les corps

Elle ne souille pas l'amour au port !