lundi 19 février 2018

COMME SUR UNE TRAME DE FONTAINE AUX BEAUX YEUX DE LA VILLE : AINSI SE DONNE LE CHARME DES FEMMES QUI NOUS ENTRAÎNE ET HABILLE UN POEME !



Le 17/18-02-2018


COMME SUR UNE TRAME DE FONTAINE AUX BEAUX YEUX DE LA VILLE :
AINSI SE DONNE LE CHARME DES FEMMES QUI NOUS ENTRAÎNE ET
HABILLE UN POÈME !


L 'amour filigrane de la nuit descendue
laisse remuer l'âme de ville plus sauvage
démultipliée par ses mille fleurs tendues
par les remous des cœurs regorgés de courage

Le gel qui insiste au bord rouge du auvent
invite à un bol de chaleur et de sourire
qui vous incite à un petit bonheur savant
que vous cachetez à l'instant avec d'la cire

Puis la lettre châle d'adieu dit la musique...
Vous y mettez vos yeux pour cent lieux du boul'vard
Et l'être est chevauchée qu'habille le bel art
qu'un rien de vraie fête dévieillit au magique...

Et vous ! Demeurez ! Mots qui ouvrent l'univers
jusque dans les hameaux du cœur et pour des vers
Et croisez vos anneaux qui font un pendentif
aux solitudes dans leurs temps bien trop hâtifs

Si attentifs aux femmes qui aiment poèmes
n'attendez d'elles que le charme qui se sème
sur trame de fontaine avec leurs ailes reines -
elles embellissent la vie sans autre étrenne

mardi 13 février 2018

"SORTIR DU MIROIR !" proposition d'un de mes poèmes avec présentation et commentaire de Mohamed Salah Ben Amor

Les archives des commentaires poétiques de Mohamed Salah Ben Amor :2- Les poèmes d’Alain Minod 2-3 : Sortir du miroir

Alain Minod

Deux anophèles monstrueux
Tarissent de sang un puits
D’innocence …

Pandémie sur la toile de l’étoile obscurcie :
Des milliers de tarentules vont
Être crachées de la bouche
Guerrière sur un
Autre puits
D’innocence

Et les peaux de la mémoire
Seront empoisonnées
Et les plaies seront
Purulentes …
Un sang maladif
Renforcera le brouillage
De tout horizon

Ami ! Sépare-toi du chapelet infernal
Qui ligue les lèvres sur
La pensée emmurée …
Sors du hallier
Ligoté où
Se calfeutrent
Les orfraies …
Creuse d’autres sources
Pour les rossignols des murailles …

Que les comètes montrent
Au-delà de tout miroir
Le courant vif d’un
Passage ultime
A l’aurore
Et … Là …
Sur cette terre coupée …
Les amandiers refleuriront neufs
Avec leurs rhizomes
Qui élargiront
L’espace
Pour cet arbre d’un
Savoir ancestral

Ami ! Accompagne et accomplis
Le mouvement dans le vent
Des sarments blessés
Mais braisés de
L’olivier qui
Ne demande qu’à les relever
Ces flambeaux d’une
Seule paix


Voici un poète malchanceux au sein de notre groupe, car chaque fois que je décide de lui commenter et traduire un poème, je me trouve obligé de sauter son tour à cause de la longueur de ses poèmes qui ne se prêtent pas à une lecture rapide telle que  je le fais sur facebook .Mais puisque que le poème qu’il nous propose aujourd’hui enfreint à cette règle, saisissons l’occasion pour donner notre avis là-dessus. Techniquement, l’auteur use ici du même procédé que dans tous ses poèmes précédents et qui consiste à générer de l’idée maîtresse qu’il prend pour point de départ des faisceaux de connotations avec lesquels il tisse toute une toile composée d’images entremêlées .Et ce procédé s’il fascine le lecteur averti par les détours de sens et les feintes rhétoriques qu’il crée , il rebute, par contre, le profane qui se trouve dès le départ enlisé dans des une jungle inextricable de significations désordonnées .Dans ce poème, par exemple, les mots « olivier » et « paix » employés dans la dernière strophe indiquent que l’idée charnière serait la volonté de paix unilatérale qui anime les Palestiniens et qui est tout le temps stoppée par leurs vis-à-vis .Et cette opposition nous éclaire d’abord sur la structure binaire du texte érigé sur la dualité :paix/guerre ensuite sur la part qui a y été accordée à chacun de ces deux éléments .Quantitativement, les trois premières strophes ont été consacrées à la guerre et ses désastres .Mais si la vision du poète y est expressément pessimiste (des milliers de tarentules vont être crachées de la bouche guerrière – les peaux de la mémoire seront empoisonnées et les plaies seront purulentes …un sang maladif renforcera le brouillage de tout horizon), le reste du poème laisse présager un dénouement positif ( le courant vif d’un passage ultime à l’aurore – les amandiers refleuriront neufs avec leurs rhizomes qui élargiront l’espace pour cet arbre d’un savoir ancestral), un avenir réconfortant mais conditionné par des injonctions exprimant le conseil (Ami ! Sépare-toi – Ami ! Accompagne et accomplis).Un poème politique certes mais hautement poétisé et n’a aucune ressemblance avec la poésie directe servant à haranguer les foule

ON CRAYONNE DANS LA VITRE - AU CARREFOUR





Le 13/14-02-2018


ON CRAYONNE DANS LA VITRE – AU CARREFOUR



Mille lampes sans prix stationnent en reflets -
mille fenêtres tisonnent de hauts murs gris
et toutes réveillées dans l'épais suif du soir …
Voyez ces êtres qui rayonnent non replets
comme en une étroite péninsule qui brille
affichant cent lunes biffant le désespoir
de ses couleurs virant en surface de lait
cette brume qui s'efface sous le p'tit rire
des réverbères alignés creusant profond
les paroles de rien humectées qui se mirent
au lointain remontant ce qui farte le fond
de ville où résonnent de lointaines rumeurs
où l'amour insiste crayonné de silence
où se fraie l'humble voie d'un poème rameur
pour désalourdir le voile de la présence ...

dimanche 4 février 2018

LE DEVENIR DE PANDORE-ARAIGNEE




Le 4/5-02-2018

LE DEVENIR DE PANDORE ARAIGNÉE



Cependant si la jeunesse lève un printemps
dans notre hiver assourdi de ne tenir rêves
si froids – alors la misère étourdie sans trêve
crèvera bulles-tristesse pour un nouveau temps


Des insectes se bousculent sous la toile
qu'un Pandore-Araignée tout prêt de mourir
à force ridicule gonfle sous le voile
de ses mille pattes prises dans la cire


Plus personne ne croyant à ses augures -
il gonfle enfle à tendre et tisser notre futur
mais bientôt on l'entendra en son pauvr'corps geindre
qu'en écho son œil rien ne puisse atteindre


En bête malheureuse il tient encore guerre
en château hanté pour moisir notre pays
avec des germes d'une richesse pourrie -
tant et tant il a pris que maintenant il erre
entre des murs de salpêtre qui là le brûlent -
Bientôt vient un incendie où nos corps en suie
d'être à nouveau tout saisis alors le bousculent
ce Pandore-Araignée pris d'un coup en sa nuit !

mercredi 31 janvier 2018