L’HIVER INSISTANT PRIS A LA FOURNAISE DES MOTS
Dans la fournaise où brasillent
Les feux en cascade
Des amours –
Tu traques des éclairs pour
Tricoter de la lumière :
Cette limaille
De farfadets cosmopolites
Dans les a-jours brûlants
De l’inane présence
Par les vannes à l’aveugle
Qui roulent des vagues
Dans le courant de
L’avenue –
Tu ouvres un ruisseau
Bordant la sente
Du souvenir
Tu tires la traîne de la nuit
Dans une lente remontée
Où brille la veine du
Rêve ingénu
Tu déambules dans les minces
Filets d’eau – lancés sur
Les murs de ton
Refuge –
Par les fées qui dégoupillent
Le hasard explosant
Dans ton art
Improvisé
Eventé : le son secret
Qui vrillait dans
Ta voix !
Tu l’agences dans le sens …
Ainsi – la trame
Des éclairs
Aura entraîné
Le dérobé des phares
En claires billes roulant
Dans le bazar de ton
Verbe chaotique
Puis – arrachés un moment
A son tissu serré :
Les mots saxifrages
Hantés par ton désir
Croissent et se construisent
Contre la destruction
En rhabillant
L’impossible mise à nu
De ta musique
Chronophage
Quand
Elle s’était défraîchie
Au vacarme des
Derniers fauves
Automobiles
Et l’hiver insistant
Aura été soldé par le bruissement
Printanier des fées embrassant
Les farfadets de la nuit
Où tu veillais –
Au comble de la tendre fournaise
Des mots à la recherche d’un ressourcement
Contre le froid rugueux
Et insistant
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