mercredi 8 juin 2016
La réalité de l'impôt sur le capital !
Bercy contre Le Canard enchaîné. La Direction
générale des finances publiques a déposé plainte contre X auprès du
procureur de la République de Paris après la publication par le journal
satirique de la liste des 50 contribuables français les plus fortunés
qui contournent légalement l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné dévoile un document de Bercy énumérant ces contribuables. Seule une partie des noms est masquée par l'hebdomadaire, qui révèle ceux de plusieurs personnalités publiques ou médiatiques, comme Liliane Bettencourt, Bernard Arnault ou Hélène Darty, qui bénéficient de très hauts plafonnements de leur impôt grâce au "bouclier fiscal", pour dénoncer "le résultat burlesque d'une législation bricolée et rafistolée depuis des années".
Grâce à ce mécanisme, 11 des 50 contribuables fortunés recensés par la DGFIP n'ont pas payé d'ISF en 2015, les autres ayant vu leur note sensiblement allégée. Au total, 21,2 millions d'euros d'ISF ont été payés par ces 50 contribuables, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.
(avec AFP et Reuters)
Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné dévoile un document de Bercy énumérant ces contribuables. Seule une partie des noms est masquée par l'hebdomadaire, qui révèle ceux de plusieurs personnalités publiques ou médiatiques, comme Liliane Bettencourt, Bernard Arnault ou Hélène Darty, qui bénéficient de très hauts plafonnements de leur impôt grâce au "bouclier fiscal", pour dénoncer "le résultat burlesque d'une législation bricolée et rafistolée depuis des années".
Grâce à ce mécanisme, 11 des 50 contribuables fortunés recensés par la DGFIP n'ont pas payé d'ISF en 2015, les autres ayant vu leur note sensiblement allégée. Au total, 21,2 millions d'euros d'ISF ont été payés par ces 50 contribuables, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.
Un fait "d'une très grande gravité"
La publication de ces informations, "couvertes par le secret fiscal", est "un fait d'une très grande gravité", ont réagi dans un communiqué Michel Sapin, ministre des Finances, et Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, faisant part de leur "indignation" après ces révélations."La divulgation d'informations fiscales nominatives par des personnes qui en sont dépositaires à titre professionnel constitue un délit sanctionné par le Code pénal", soulignent-ils.Le ministre et son secrétaire d'Etat précisent par ailleurs avoir "demandé à l'Inspection générale des finances de diligenter une enquête, dans les meilleurs délais", pour déterminer la façon dont cette liste s'est retrouvée entre les mains de journalistes et a été publiée.
(avec AFP et Reuters)
Il N'est de Lumière Forcée qu'Ombre à Détruire Trêve Trouvée Pour Les rêves !
peinture faite par Cézanne
Il N'est de Lumière
Forcée qu'Ombre à Détruire Trêve Trouvée Pour Les Rêves !
Mourir saoul comme sous un
soleil éventré ?
Amarrer désir à ce sale
œil ne redresse
qu'antre à suer d'ombre !
Veille donc à tirer
du travail : réveil
saillant ambré de tendresse !
Viscères de lumière
digérant l'obscur :
Pour nos vies errantes
vous assurez la mire
en ville – sur les murs
– d'un bel air qui n'a cure
de mêler vive allure à
tout ce qu'il transpire !
Et d'ombre au vent le
temps fait attendre l'éclair
où rien n'est à vendre
tant est clair ce qui rage
au sombre et tend à
suspendre ce qui s'y perd
en décombres – à
l'âge fertile en orages !
Qu'on soit indifférent
aux cohortes du temps
on n'en cahote pas moins –
enferrant sa peine
sortie de sa main pourtant
forte qui attend
serrée à l'Humain –
que s'y emportent ses chaînes...
Nul côté à chercher
pour l'azur en son cœur
sauf à mater futur en la
tranchant des rêves !
Non ! La main de
demain débranche la douleur
aux nuits où elle allume
la trame des trêves !
mardi 7 juin 2016
HALER LA CHALEUR DE JUIN AUX JOINTS D'UNE PAROLE !
peinture de SYUKA
HALER LA CHALEUR DE JUIN
AUX JOINTS D'UNE PAROLE !
D'entre-nuages de chaux :
soleil en doux rais
rend un chaud visage à
l'entre où saoul sage veille
en mage amadoué par
merveille à tirer
plein éveil de dire page
où rien ne se paye
Que pâlisse puis s'efface
trouée d'azur
ici sans malice luisent –
corps à sa trace :
augures d'Alices appuyant
son futur !
Que ne se plissent leurs
allures s'il perd face !
Intelligence aux parfums
sentis en couleurs
sans fin pour la gens qui
s'attire à la lumière !
D'enfer n'est l'essence
halée affinant belle heure
si guerre d'élégance ne
salit ses airs
Et si venait la
pluie...Dissoudrait-elle tout
aux vannes pliant à
moudre belle présence ?
Vas ! Ne devine au
ciel ce qui glisse si doux
au vent qui voue l'ami à
adouber ta « science » !
Et à moins de n'y
entendre sonner que nuit
pour aux mains de l'ennui
l'assommer ou la pendre
il n'est Homme qui dénie
– si tendre pour lui :
l'amie qui l'appuie sans
sommer de s'en éprendre !
Fabriquer ô La musique
tant embrassée :
mots en briques dans le
brouhaha du trafic -
que même bris de fric n'y
bruissent à brasser
en tel abri des prix qui
brisent son éthique !
dimanche 5 juin 2016
Porter l'amour en soi et essayer de ne pas se laisser envahir par l'amertume quand la mer le prend !
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf
Il est possible d'alimenter le sentiment de fraternité avec de la très belle poésie !
Luc Berimont – Si le jour est venu
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sculptures: têtes ( art Maya )
Si le jour est venu dans un jet d’étendards
Le soir s’en est allé avec la proie de l’ombre
Mes frères, les humains, qui veillez sur le tard
Je n’ai connu de vous que l’amitié du pain.
Je penche mon visage à dormir sur ma main
J’entends gonfler des voix dans le gras des collines
Les piverts ont cloué des forêts de sapins
Le feu n’avait plus faim de mes arbres de verre
Une horloge battait à la tempe du temps.
Mes frères, les humains, qui veillez sur la terre
– Maraudeurs accoudés dans le verger des lampes –
Jetez-moi vos fruits d’or jusqu’au frais du matin
Couvrez-moi de vos cris, de soupe, de chaleur
Que je brave la peur, la lune et les feuillages.
LUC BERIMONT « Poésies complètes »
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