dimanche 6 septembre 2020
CONTEMPLATION ACTIVE
Paris Le 7-09-2020
CONTEMPLATION ACTIVE
Le soleil baignant dans la
bouche de la rue
Le soleil flirtant avec le
bord de ses lèvres -
Bloqué par l'ombre de
murs remparts – marque trêve
Sur immeuble Haussmann délavé qui a tout vu
Malgré lui – nous
offrant frais abri : ce troquet
Nous distancie du trafic
et de sa poussière
Des échappés de Paris y
retrouvent quai
D'où propulser leurs vies
entourées de lumière
Puis des bouquets de vent
frais annoncent le soir
Et par dessus les toits
suintent des traînées blanches
Ta lumière – ô Soleil
– devenue mièvre à voir -
Sur la rue n'occupe plus
que de serrées tranches
Le vent – alors –
gagne la fleur de nos soucis
Un petit ressenti
d'automne en nos corps traîne
La ligne d'accord des
oiseaux – qui nous saisit :
Ils vaquent au ciel –
nous relançant leur amen
Car nous est encore en
partage la douceur
Entre bouquets de vent qui
le soleil blanchissent
O Temps ! Viens pour
voir de nouveaux joyeux passeurs
Qui fraieront voie là où
nos pensées s'enrichissent
vendredi 4 septembre 2020
IL LUI FAUT UN GRAND MONDE OUVERT
Paris Le 4-09-2020
IL LUI FAUT UN GRAND MONDE
OUVERT
Parce qu'un grand soleil
est à tenir tout net
Dans l'horizon de la
rutilance amoureuse
Tu verras son grand
sourire lui faire fête
Elle qui le boit dans une
distance heureuse
Construisant dans le
moindre de ses mouvements
Tout un accord entre la
grâce et la lumière
Elle va légère en aucun
acte qui ment
Accomplir son service
gravé dans la pierre
Bons « ogres »
au soleil lui ont tendu la main
Et – tournant au bon gré
de veille qui commence -
Elle s'assure qu'ils lui
donneront demain
En les confortant de sa
plus vive présence
Un chant d'haruspices dans
les voix des présents
Prédit qu'elle tiendra
ses amours en fontaine
Toujours rafraîchissante
dans le cours des ans
Et frémissante contre ce
qui les enchaîne
Bonjour à la vestale qui
tient les désirs
Dans la fraîche densité
de toute rencontre
Où par des chandelles
elle leur donne loisir
De dépasser le hasard et
tout ce qu'il montre
Aider à garder liberté
pour qui l'on aime
C'est chemin de Sophia où
toujours elle sème
Dans cette petite cité du
bon accueil
Où son sourire vivant
toujours se recueille
jeudi 3 septembre 2020
MÉTAMORPHOSES ARRACHÉES AU CIEL MOROSE
Paris Le 4-09-2020
MÉTAMORPHOSES ARRACHÉES
AU CIEL MOROSE
Du ciel se tient isomorphe
le sentiment...
Lui à peine troué d'un
bleu fuyant amorphe
Presse poids roué contre
soleil par son ciment
Oui ! Que notre cœur
s'essaye à en sortir sauf
On grandit toujours avec
son souffle tendu
Qui attrape ce moindre
courant d'air qui fuse
Maroufle la rue et toute
son étendue
Jusqu'à poindre en notre
respiration diffuse
Quand on assimile la ville
à l'océan
Aux vagues du trafic on
troque alors l'écume
Qui mue en musique
jusqu'au ciel qui descend
Mate aux rocs des murs –
vibrer blanc sur le bitume
C'est de la lourdeur
uniforme sur la pierre
Où s'est assourdie toute
forme de lumière
Que pourrait se perdre en
lourdeur le sentiment
N'était cet air-écume au
souffle qui ne ment
mercredi 2 septembre 2020
UN POÈME QUI ESCALADE ET PART EN DIAGONALE
Le 2-09-2020
UN POÈME QUI ESCALADE ET
PART EN DIAGONALE
La silence varappant sur
les murs-rochers
De la sourde incertitude
attrape équilibre
Multi-nucléé sur failles
du temps haché
Par l'instant non alourdi
d'être en des bruits libres
Le son alors vaquant en
belle satiété
S'invente sur la pierre
solide adhérence
Renvoyant aux lumières de
la liberté
Qui ne partiront plus dans
une triste errance
De la ville : beautés
secrètes attrapées
Intérieures à l'escalade
d'un poème
Chavirent intermittence du
trafic – en paix
Des œillades avec son
cœur vif qui essaime
Parmi des sources de
ludique intensité
Venant du soleil qui –
dans cette rue – pavoise
Nous laissant libre de
boire encore à l'été -
Ciblant silence d'ombre où
sa lumière toise
Le temps alors vaticine
dans la durée
Que seul l'instant
vertical qui le suspend – creuse
Si la guerre pressée perd
ses sons et ses rais
Elle ne casse hauteur de
paix qui ici n'est pieuse
Cette guerre oublie de la
lumière : le chant
Qui ne se résume en sang
de poésie vieille
Mais sur la ville plie le
pauvre air des absents
A toute veille où trempe
encore le soleil
Qu'on apprenne au corps ce
qui court là en aimer
Qui – du petit bruit
d'escalade d'un poème
Et des fontaines d'ombre –
aide à luire un tramé
Désassombrissant la ville
en tout ce qu'il sème
Si le temps devait passer
en un fleuve-aimant
De tout instant – ce
serait belle passacaille
De confluences pour qu'en
hauteur – acclamant
La lumière – poème
capte un sens qui vaille
Ce serait sa diagonale en
silence et sons
Qui croise les cris de la
lumière en chansons
Ne priant l'ombre à ne se
plier aux raisons
Sauf pour que brillent
paix-solitude aux maisons
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