mardi 6 juin 2023

SORTIR DE TOUT ESCLAVAGE VOLONTAIRE A TOUS EMPIRES QUI NOUS TENDENT EN GUERRE Le 7-06-2023


 Peinture : Jakson POLLOCK


Le 7-06-2023


SORTIR DE TOUT ESCLAVAGE VOLONTAIRE

A TOUS EMPIRES QUI NOUS TENDENT EN GUERRE



Au mépris de tant d'ombres

Flashes et sors sans cri

Tes rêves des décombres

Où l'ouvrier n'a prix :


Qu'à soulever d'enfer :

En Nous : grain des révoltes :

Offertes en récoltes :

Où Paix vive tue la guerre :


Amarrée fière au vent :

Paix forte humecte lèvres :

Oui en encre : savant

Cris en module : orfèvre !


En nos chairs : effondrés

Vois : tous faisceaux en brûlent

En océan cadrées

Nos vies au neuf circulent


N'abuser des rigueurs

Qui font suer nos souffles

Contraints en fort chœur :

Libre chante en tous troubles :


Où va mousser l'humus :

La résistance pousse :

Écorce en peau : secousse

Où printemps voulait plus


Point prière ou promesse

Sauf où l'amour se presse

A décorner « la bête » :

Perdue : déjà : défaite ?


Carapace enclumée :

Le Nous réel est nu

Non gâché à semer :

Sa graine où vie remue !


Nul ange ou cuisinière :

A Nous sauver d'la guerre

En Nous : glisse et noue

Vie contre empires : boue !


Guerre sait : ventres mous

Mais y creusant le vide

Monte notre dégoût

Pour « Bête » est si limpide !


De milliards en milliards

Pour grandes « Bêtes immondes » ?

Non ! Science Art ne s'égarent

Pour nul empire au monde !


Misère lapidée

Par pauvres rois en lois

Où faux forum : guerroie

Jeunes non appâtés !


L'ouvrier en beaux « strikes »

Faisceaux d’État en brutes

Pour violence oui : « likent »

Tous esclaves sans buts









dimanche 4 juin 2023

C'EST POUR TOUS PAYS QUE LA LIBERTE RAISONNE QUAND L'OBSCUR HAÏ DE NOUVEAU TONNE /.../

Peinture : Catherine PUGEAT

Le 1er Novembre 2018



C'EST POUR TOUS PAYS QUE LA LIBERTÉ RAISONNE

QUAND L'OBSCUR HAÏ - DE NOUVEAU TONNE !

L'EXIL SONNE A LA PORTE DES ÉGAUX

IL N'Y A PLUS D'ÎLE QUI EN PORTE ÉCHO




Pour tout ce qui tient le flux de l'espoir

qui s'atteint dans la moindre des sources

et rebondit dans le monde en aurore

sortant du plus obscur son du soir

qui ne cherche plus dans les courses

effrénées qui font se tordre en son port

les aléas – jusqu'au plus sombre oubli

- jusqu'au plus retiré du pauvr'repli -

fondant en nos corps toute sa musique...

Qui la tient hors-sol détonne tragique

C'est à son quai qu'en corps il résonne

si tempête s'appuie sur son écho

si de loin on entend le cœur des égaux

c'est qu'amour de liberté en raisonne...


A moins d'être aveuglé par la lumière

celle que fait encore le bruit d'hier

on l'entendra rouler dans le pays

celle qui demeure là in-trahie...

Que l'obscur tonne à nouveau sur nos portes

un soleil non brûlant toujours importe !

Nul est le moment où le rien s'entend ?!

Le monde fait un tour que point l'on attend ?

Larmes d'aujourd'hui sont rires demain :

Le moment est sauf en nos propres mains...

Que nul haruspice ne trahit à l'aube

sauf à s'attirer toutes les opprobres...

L'angoisse du multiple lave les corps

Elle ne souille pas l'amour au port !







 

CE LIEU : QU'EST-CE CE LIEU ?

Peinture : MERELLO

Poème daté de l'année 2000

CE LIEU – QU'EST-CE CE LIEU ?


CE LIEU – QU'EST-CE CE LIEU ?




De ce lieu harassé de présence

La désir émietté machine

Un court-circuit de l'ennui


Mains oublieuses précipitées

A chaque levée de l'aléseuse

Accélèrent sans-cesse

Jusqu'au paroxysme

Dans l'ultime heure


En suspension constante

S'installe la mort de l'instant

Par sa démultiplication forcée


La blessure menace

Avec l'évanouissement

Du dicible


La mort se déplace

Dans l'ailleurs-ici

Qui usine le chez-soi

Avec les pièces-outil

Dévidant la pensée


La nature a eu lieu

Elle insiste encore

Au confluent

De ce qui entaille

Et de ce qui annihile l'âme

Dans ce temple rugissant


Métal limaillé des bruits

Assaille et alourdit

Au plus près des corps

Toute esquisse de parole


Toute pièce fracassée – découpée

S'exhibe en traces rapides

D'une dévoration en crocs aiguisés



Quelques sentinelles encagées

De la marche des mains

Rappelle où va le harassement

De la patience


Ce lieu où toute trace de soi

Aurait à s'effacer … :

Tout y est compté

Rien n'y est florissant …

Qui donc en perçoit les rumeurs ?...



Mille lieux prétendus prodiguer

Un bonheur comme contre-chant

Comme contre-partie de ce tord absolu


Mille lieux de fuite

Mille lieux fugaces

Mêlés – enchevêtrés

Où se conjuguent millions de traces


Tant insiste le silence sur

Un seul lieu

Et … Pourrissent – grossissant

Les flots de la distinction

Dans un pressoir de mort à vendre

Pour tout ce qui se voudrait singulier


Tant est exaltée l'imagerie tonitruante

De ce qui circulerait sans désastre et sans frein

A partir de ce lieu sans plus nom

Où gravitent des êtres

Invisibles



 

Declaration Poétique Actualisée - Titre : QUE "LA BONNE FORTUNE" GLISSE JUSQU'A L'EMBOUCHURE DE NOS RÊVES

 

Peinture : Fritz STUCKENBERG


Paris Le 22-12-2021







QUE "LA BONNE FORTUNE" GLISSE JUSQU’À L'EMBOUCHURE DE NOS RÊVES



Sur l'humide terrain de ma fortune souffle le vent glacé qui la sèche.

Je l'ouvre à la lune pour que mes rêves y prennent comme des fleurs d’Éden.

C'est sans attendre la tempête que je me lève en un humus fertile contre le destin

Et dans le froid hiver, je m'en vais reconquérir l'espoir qui ne se gèle en oubli et se remonte en

lumière dans les arbres vides, pour leur savoir que je sais fécond en éternité de mémoire.

Et le temps de la vitesse et de la guerre s'épuise au roc de la veille dans la paix de l'instant où

sourit l'âme de la ville. J'y cueille le lointain où ma fortune gagne le hasard en franchissant dans

les rencontres les seuils du monde, pour le faire vivre dans l'océan de la ville ; y mûrissent en

doux fruits : ses vagues écumantes qui font oublier le gel et assouplissent la mémoire de mes

amours et gagnent la fraternité de l'instant nourri par la paix.


Ma fortune sans destin trouve alors ses sources et, défaite de l'humide, c'est en fontaine à ses

côtés qu'elle voit ces sources et s'abreuve lentement de tendresse avec les amis qui façonnent

son accueil et le grand écart entre le proche et le lointain glisse hors des murs et les sources

y vivent où se retrouve le pays qui avait abandonné l'exil au froid vide de ses frontières sans

amour ni fraternité.


Ma fortune revivifiée replonge, éveillée, dans le sol de l'égal et, entendant le vent nourricier

agiter la ville, retrouve en ses vagues, en ses fontaines, en toutes ses sources : le chant clair

et non équivoque du partage souverain et toute la mémoire des amours se sépare du gel où

l'hiver de la pensée l'avait abandonnée et l'infini sorti des murs rejoint un amour nouveau et

contemporain qui appelle la justice et la paix, faisant royauté de la lumière dans la nuit.


Ma fortune gagne alors, du hasard des rencontres et de la voix des amis : le sens vif d'un monde

neuf mûrissant aux cent fleurs : les différences en arc-en-ciel du pays à travers l'océan de la ville

et, affranchie de ses murs dans le chant du partage et le bruissement de ses sources, la mauvaise

fortune peut vaincre ces temps de désastre obscur et saisir, en récolte : blés et raisins mûrs du

pays et ressaisir du même coup : l'essence des choses du monde en les ouvrant au mouvement

riche de différences hors des places qui les enferment, les matérialise dans la distance aux

monstres froids en grand fleuve charriant toutes les pierres du présent jusqu'à l'embouchure de

nos rêves pour en finir avec leur oubli et emporter les monstres froids qui nous voudraient tous :

Sysiphes et arracher tous les fruits de la Paix, de la Justice, de l’Égal, du Libre vif, du Beau gra-

tuit, du Savoir gratuit, de l'Amour infini, des mains de ceux qui vampirisent les cœurs et les pen-

sées dans la nuit profonde de la guerre, pour des fortunes monstres et froides de violence et

et d'oubli.





LE CHOEUR DE NOS VIES SOUFFLE HORS CHAMP D'AMERTUME POUR APPUYER TOUTE RESISTANCE : LA CRIER CONTRE GUERRE D'EMPIRE AUX PEUPLES Le 5-O6-2023

Peinture :
 KANDINSKY

 


Le 4-06-2023




LE CHŒUR DE NOS VIES SOUFFLE HORS CHAMP D'AMERTUME 

POUR APPUYER TOUTE RÉSISTANCE LA CRIER CONTRE GUERRE 

D'EMPIRE AUX PEUPLES



Au temps mou hésitant

Qui va serrer la corde

Pour enlacer l'instant

Où la Grand Vie déborde


Oui elle se battra

Où gros chancres la prennent

La voulant mettre aux chaînes

Elle le glacera


Ce champ d'amertume

Où jardinent gros légumes

Qui eux-mêmes pourrissent

Où nuls fruits ne murissent


Où la lune atterrée

Craquelle en si gros trous !

Mais l'Histoire en écrous

Se visse aux murs carrés


Ce sont pires crachats

Que lancent vrais pachas

Sur Beau, Bien, Digne et Juste

Que sait Cité auguste !


Qui donc : cru donc bien guéri

Empoisonne en Corps : Peuple

O Ils sont bien maris

Où d'injuste et faux se meublent


O Vaine contrition

En rivaux : Coup préparent

Avec pire intention :

Servage d'are d'are


Du Peuple : à quel roi

Qui non loin : pire : dégaine :

Ses armes pour la haine

Où en Grand Luxe il boit :





Pour l'Histoire truquer

Perdu à la manquer :

Qui jouit tant pour vraie guerre

Préparée Ici nous ressert


Non loin : pour chant connu

Tue et massacre à nu

Faisceaux d'armée : compte

Pour jouir des morts escompte :


Nous crie : halte à Hitler

Mais veut là pure race

Pour ici partout se place

Grande en pierre se perd


Ici : mine Autre : marine :

Bœuf porte avion glanant

Pour même pierre hâlant

Préposés rois nous ruinent


Notre roi oui s'amuse

A trier partout nos cartes

Partout se perd en ruses

Guerre partout le gâte


Bien ouï jeune roi : aveugle

Grille à vanter tyrans

De louanges les meuble

Pour embrasser haut rang ?


Voir là si grands profits

Pour pire nous défit

A tendre tant nos âmes

N'est vrai neuf hors-drame 


A pêcher tous poissons

Qui s'mord la queue au vide

Métamorphose hameçon :

En hache est limpide


Pour Commun Autre étrange

Étranger qui à ses fruits mange 

Et aime boire à son puits ?

Commun : son savoir luit !


L'étrange supplicier ?

Corps vifs en sont pliés

Ni destin – ni fortune

Où le rêve perd lune




Sur la carte du monde :

Le cliquetis des armes

Partout coupe à la ronde

Rouge sang pris aux âmes !


Écrit en toutes lettres :

Leur rougeoiement dans l'être :

Divers jusqu'à la foudre

D'où tant d'éclairs les poudre


Or ni bal – ni gala

Où haine se déniche

De tant d'enfants se fichent

Partout rois falbalas !


Or pour crimes à la pelle

Savoirs au Commun meurent

Sauf où la vie appelle

Les résistants en chœur :


Qui luit : coupant enchères

Où se renchérit la guerre

Remontant nos pieds :

Tendus au sol grillé


Ruine et morts en maison

Où tant d'enfants respirent

Massacre a-t-il raison

Qui sang d'enfants aspire ?


Voir cette carte en feu

Où tant d'humains s'égarent

Au temps scié par César

Qui montre étrange en gueux


Savoir l'étrange en Nous :

Nul à filer nos souffles

Qui s'inspirent en troubles

Où tant d'armes se nouent !


Si Paix vive se lève

En Peuples oui : se rêve :

Pour suspendre le temps

Oui le vrai beau s'étend :


Dans libre voix qui sonde

En vieux ,femme, enfant :

Le vif où hache émonde :

Arbre au Savoir – se fend :



Oui : tout l'Humain au Monde

Si on ne crie pas : Stop

Le mal vient et abonde

En Faux où Nous écope


Où est tuée même la mort

Où perdues belles cours

Où seront tous les corps

En rois même laboure

 

vendredi 2 juin 2023

LA MOITIE DU CIEL : BRILLANT : EMPORTE NOS LUNES HORS DE LA NUIT ( Poème mis à neuf ) Le 2-06-2023


 Peinture : COURBET


Paris Le 6-06-2022


LA MOITIE DU CIEL : BRILLANT : EMPORTE NOS LUNES HORS DE LA NUIT




Où l'âme est en tension

Les normes pour la guerre

Pour libido : tuent passion

En contrôle la serrent


Où le bel Amour relève

Femme et homme pour rêves

Viol et violence en crèvent

Vie partagée se lève


Où l’Égal enchaîné

Différence en corps épuise

Qui en plaisirs minés :

Violence aux femmes puise


Où tendresse en la chair

Ne peut être en partage

Où corps ne vaut pas cher

C'est femme mise en cage


Où les sens sont usés

En âme qu'on aliène

La pensée abusée

Sélection des corps enchaîne


Le commun est ruiné

Où le pire divise :

Femme et homme abîmés

Où le profit voit sa mise


Singuliers partagés

Corps en âmes se lèvent

Dans la paix : engagés

Misère la veut sans trêve !


Et partout va monter :

L'égal en différences

De hiérarchie appâtés :

Corps se mettent à distance


Où fortune est rêvée

Moitié du ciel à vendre ?

Femmes non entravées

Les corps vont tout reprendre



Où libre et non vidé :

Au commun : chacun pense

Besoins non lapidés

Le désir ne se ferre


En doute radical

Désir barré repense :

« Malin Génie » banal

Machine en Riens dépense


Tout redéterminer !

Liberté ne s'enchaîne

A corps : sélectionner

Femme révolte Scène


Où est reproduction :

Des forces : oui : corps souffrent

L'amour libre en passions

Capital-enfants voit gouffre


Où Misère voit monter

Pour femmes : pauvre chance

Pour enfants : immolées :

Elle croit Providence


Que même un seul enfant

La sorte de sa ruine

Libre Empire la fend :

Tous enfants s'y abîment


Qu'en bel amour levées

Tant de femmes s'écoutent

Empires entravés

Où valeur en corps : coûte


Travail en droits cassés

Femmes à contrôler

Où Misère est tassée

Qui veut les corps : voler ?


Libre disposition

De leurs corps est niée

Où à discrimination

Femmes on veut pliées


En pauvre autorité

Patriarcat les mine

Où femmes tant vantées

Fortune : toutes ruinent




Là voulant empêcher

Gilets Jaunes-lumière

De venir se ranger

Aux femmes hors des fers


Qui donc est enchaîné

Là au prince : veut taire

Qui veut femmes gagner

Voyez qui Justice enterre


Or le droit ressourcé

Au commun : femmes savent

Ce qui les a cassées :

Et voient corps qui s'entravent !


Elle s'ouvrent là le choix

Où la loi pour Fortune

Veut enchaîner leurs droits !

Moitié Ciel nous est lune


Nulle spéculation !

Religions pour misère

N'épuisent la passion

Où femmes : corps libèrent


Faux partage : ne voulant

Pour elles : que des restes

Le profit les immolant

Elles voient Commun en miettes


En repli exclusif

Pauvres plaisirs se perdent

Pour genre décisif :

Qui donc au profit : cède


Par normes retournées :

Qui gagne ? C'est «L'Empire » !

De terre  les damnés

Voient femme en point de mire !


Santé École en gage

Gros profit discrimine

Tant de femmes s'engagent

A sortir de ces ruines !


O Toi : ma belle amie

Sais : toits et prix : contrôle !

Où tant d'hommes soumis

Tu vois bien qui les vole 


Partout où ville se meurt

Amie : tu sais qui la ruine

Enfants perdus au cœur

Vol drogue ne te minent !


Santé école où corps logés :

Tu sais qui discrimine

Où femmes engagées

Comme toi : savent qui ruine


O Toi : si belle amie

C'est ton corps que l'on use

Où tant sont compromis

En violence t'abusent


Jusqu'où : patriarcat

Jusqu'où : les pires normes ?

De toi on ne fait cas

D'assistance économe !


Où le social se perd

Moitié du ciel repose !

Sur son dos n'est aux fers :

Pour fardeaux : fleurs écloses !








 

jeudi 1 juin 2023

NULLE EXCROISSANCE A PARASITER MON DESIR POUR TOI MÊME EN NOS PORTS SI SEPARES L'UN DE L'AUTRE Le 1erJuin 2023


 Peinture : Hélène LE ROUX


Le 1er Juin 2023



NULLE EXCROISSANCE A PARASITER MON DÉSIR POUR TOI

MÊME EN NOS PORTS SI SÉPARÉS L'UN DE L'AUTRE !!



Est campé mon espoir :

Non dans miel doux de lune

Non dans pauvre fortune

Non dans moire au miroir


Qui le prend dans sa glaise ?

Toi qui a désiré

Que ton amour me plaise

Histoire : Instant serrée :


En tes bras : bien gardée 

Où chasse au lion t'écœure :

Tu n'y as jamais cédée

Pour pauvre proie qui meurt !


Non : nulle peau à vendre

A tomber dans les cendres :

Pauvre mort en oubli

Non creusé en vain lit !


En l'instant : non pliée :

Ta beauté pour amour !

Pour toi : espoir n'est lourd

Oui : léger : non prié !


Instant  : lèvres remuent

Pour ton savoir : tendresse

Pour toi : me trouver nu 

Que l'espoir pour toi caresse !


L'instant capitonné

Pour désir vif à naître :

En toi si bien sonnée

Non ébattu en maître :


Perdu dans la dégaine :

Thermomètre cramé ?

Oui : l'amour me démène

Ton corps : palais aimé :


Oui : chaud en air monté

Où tes doigts racontés

Pour le sel de ta terre

Qu'arpentée : mon corps serre


Pour moi : tu l'as cédée :

Ta forêt broussaillante

Prise au désir en pente

D'Orée tienne : évadé :


Pour toi non sacrifiée

En ton antre : ai glissé

Non : tu ne t'es pliée

Pour mon désir pressé !


Tu me sens t'explorer

Oui souffles sans arrêt

Mon nom comme un aimant

Ton désir pour moi : ciment


Mon pavillon s'ouvre à toi

Vogue en ton corps : navire

Croisant ailés désirs

Où tu fais flotter voix


Oui ! Tout toi sans malice

Où colombe est perchée

Au toit poème plisse

Paix en vie : plus cachée :


Infini sans mesure

A ne remuer futur

Je ne t'oublierai pas

Même à perdre tes pas !


Où je te vois hors-murs

Décoller de Nature

Où tu ne plieras pas

Sauf à te perdre en pas


Ta vie tuant miroirs

Ton silence sans moire

A fait trembler Passé

Je ne vais l'effacer :


Est brouillé ce qui brûle

En mon Corps sans recul

Mais encore reprendre :

Mémoire de toi : rendre :


Ton plaisir non plié

Dans le vide à prier

J'ai su prendre poème

Où ton grain de peau sème :



Désir de toi : encore

Mais si loin de mon port


Il n'y a pas d'Hélas !

Rien de toi ne s'efface :

Ton océan écume

Ta vie ne s'y résume !


Je le dis au Présent

Mais rien ne s'évasant

Deux ! Non désespérés

Sans fortune : serrés !


Mais où est notre lune

Toi : l'as-tu sidérée ?

L'as-tu vue à la Une :

Rêves d'amour serrés


Veut-elle là nous perdre

Si l'amour ne lui cède

Aux baisers fleuris : tremblent

Nos corps qu'elle assemble

Pour recueillir la Vie

Coulant aux corps ravis !