dimanche 17 avril 2016

La Stèle La Lettre et Le Rouge-Gorge

La Stèle La Lettre et Le Rouge-Gorge


Le stylet acéré de l'avenir
Lacère la stèle du souvenir :
Cette lettre à la pierre de mémoire
Je l'aurai volée comme être au savoir

S'en est-il allé porté par le vent ?
Je le voulais rouge-gorge savant
Dérangeant les froids restes d'hiver
Avec sa voix les tranchant dans le vert

Car le grain pour sa présence est aux arbres
Il va au train de l'enfance qui sabre
Le temps en éternisant toutes fleurs
Où il devise – oiseau pour le bonheur

Rouge-gorge : être au trille qui ne s'oublie
Je reforge tous tes chants – les relie
A l'horizon emmanchant le lointain
Jusqu'à cette stèle où sonne mon teint

Florilège ne se clairsemant pas
Au travers des fuites de nos pas
On y abrège le temps des miroirs
Et construit le bel abri de l'espoir

Qu'il ne soit vraiment pas désenchanté
C'est en volant ce temps de liberté
A toutes les armoires du Pouvoir
Qui instrumente les voix du savoir

Stèle au cachet gratuit du souvenir
Je n'ai caché tout ton bruit d'avenir
Dans la nuit ardente elle ouvre au toujours
Que je garde en œuvre au soleil d'amour

vendredi 15 avril 2016

D'UN SEUL MOUVEMENT D'ÂME SE DONNE LE SECRET


D'UN SEUL MOUVEMENT D'ÂME SE DONNE LE SECRET



Le soleil nous toise et lance des clins d’œil
Qui croisent le seuil d'où nous demeurons
Attendant le soir quand nous errerons
Sans faire de la lumière le deuil

Quand maintenant reluit en cristal -
Entre mains tenant toutes masses noires
Écartées sous leur souffle – cette moire
D'azur – là – maroufle un temps vertical

Quand Paris aura allumé ses feux
Nous habillerons de soie bien brillante
La belle houri qui se cache bruyante
Derrière un sourire qui lâche ses vœux

De nous voir tranquilles – vifs et patients
Elle - en son miroir de nubile gueuse
Si attentive aux fenêtres et joyeuse -
N'est pas si lascive au soleil en sang

Cascade de voix de toutes couleurs
D'où roule la joie en filtre magique
Au feu de tonitruante musique
Dans un feutre de bruyante chaleur

Livrée en tempête à l'amour sorcier
La veille est en fête et ne s'exténue
Lavée par l'obscur qui la met à nu
Courant entre les murs qui la font se lier

Le secret de ville – là – se révélant
Nous rend si habile à lever le pain
De la fantaisie qu'ici elle peint
La kinesthésie d'azur s'en allant

mardi 12 avril 2016

Poème : O Poète ! Compte Toutes Les Différences En Une : récité et orchestré sur Myspace

http://Myspace.com/alain.minod

poème : O Poète Compte Toutes Les Différences En Une

Récité et orchestré sur la musique de "Gaspard dans la nuit" de Ravel

lundi 11 avril 2016

Aux Droits Bafoués Les Rebelles Roués Opposent Leur Bel Art


Aux Droits Bafoués Les Rebelles Roués Opposent Leur Bel Art


Tête à folie de l'instant
Qui – en ses pas – tambourine...
N'eut-il fallu que des ruines
Pour propulser dans ces temps
Rimes et vers révulsés
Par Misère et notre oubli
Comme en la mer et ses plis :
La bouteille ramassée

Sur les rives d'un pays
Qui fut celui de l'accueil
S'accumulent les écueils
Pour rêve annulé – trahi

Et qui cherche le printemps
A Paris allume mèche -
Malgré les fuyants faux derches -
D'un incendie qui s'étend

Alors les bruyants discours
Assénés par les caciques
Sonnent vraiment comme en cirque
Gardé par les seules cours

Il n'est plus temps d'épuiser
Les sources du renouveau
Sauf pour tout ce qui ne vaut
Que bourse au pouvoir aisé

Et toujours plus difficile
Est la construction rebelle
Pour des ajours qui recèlent
Passion d'en tirer le fil

Au festin de Babylone
Ceux qui face à la jeunesse
Jouent le rôle des altesses
Bien installées sur leurs trônes

Mais ici s'épanouissent
Les cent fleurs de la saison
Qui poussent bien la raison
A sortir de ses Abysses...

N’écoutant plus les promesses -
Voyant tous ces droits détruits
Ils ne tombent dans la nuit
Qu'ils éclairent de sagesse

Captons ces traces de phares
Sur la scène d'un Paris...
Et qu'ils en soient bien marris
Ceux qui enchaînent leur art

Un grand poème d'amour de Thierry Montgaillard

Quand je rêve de toi...

Un souffle d'éther édulcore mon rêve,
Je m'envole en deçà des rives du soir,
Ton baiser langoureux aux tranchants d'espoir,
Me transperce comme le ferait un glaive.

Soupirs sous la couette, l'ivresse d'un songe,
Désirs occultant tout cauchemar austère,
Dans mon coeur où ne subsistait que poussière,
Que cette douceur, aujourd'hui se prolonge!
En rêve, tu es venue entrouvrir la porte,
De ma chambre que rien d'autre de beau n'éclaire,
Tu souris pour me rassurer que c'est ta chair
Que je caresse avant que le songe l'emporte.
Étranges tous nos ébats me donnent la fièvre,
Comme si tout était plus vrai que la réalité
Je cris, tu cris, jolie musique de baisers,
Des gémissements sans desserrer les lèvres.
J'ouvre les yeux quand s'envole ta flamme,
Pour savourer l'instant d'anéantissement,
Que de frissonnements dans un si doux moment,
Puis s'apaise en moi ce désir de femme...
Timilo

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