lundi 24 juin 2013

QUELQUE CHOSE AU TOUT



QUELQUE CHOSE AU TOUT



Donner quelque chose au tout
Et le rien se démultipliera
Par l’un
Et le un se divisera
En mille fleurs
Qui étofferont
Toute l’infertilité
Du monde qui
S’ouvrira à
L’amour

Versatile est le quelque chose
Suspendu au tout
Mais les fleurs
Sont sans
Pourquoi –
Et le un
Est sans cause :
Il se fend dans la contingence

Rien ne vaut tout
Mais tout ne vaut rien …
C’est pourquoi la vacance
Est sans retour
Et les fleurs restent le don
Au quelque chose
De présence
Qui est tien
Comme un souffle
Dans un bourgeon naissant –
Offert au plein de l’incertitude
Qui est mienne …
Mais que tu fortifies
Dans tes trouées
De vivant
Comme avec les nœuds
D’un arbre toujours
Au printemps

Nous nous dirions le hasard
Au croisement fructueux
De nos chemins de charme …
Je caresserai ta lune
Vivace …
Tes traces resteront secrètes
Me renvoyant le sable
Et l’écume –
La poussière
Et l’éclair …
Mais nous aurons dansé
Autour du tout –
Autour de
L’arbre –
Franchissant les saisons
De la terre
En
Vainqueurs
Et la morsure du rien
Sera le balai du vent
Drainant l’ailleurs
Dans notre
Azur

Et nous le tiendrons : notre
Désir mutuel en
Façonnant le
Tout des différences
Fatiguant la mort
Nous – ce deux
Aux franges
Débordant
L’infini des choses
Pour toucher celui du réel

Nous ajoutons ainsi
A la grande fébrilité du monde
Nos grandes déclinaisons
Unifiées sur la terre
Et sommées par
Les pluies de
Nos plaisirs …

Aucune exhortation des
Porteurs du tout
Ne saurait
Nous faire conformer
Aux orages de leurs puissances …
Le presque-rien aura été
Ton souffle contre
L’arrière-porte
D’un palais
Qui s’ouvrira – s’ouvrira
A ton halo de
Brumes étranges
Lumineuses et
Parfumées

Nos bouches fidèles auront lancé
L’appel de nos baisers
Désintégrant
Tout autre
Mur de la
Promesse …
Nos corps sur le braséro
De la présence accrochée
Au pavé de l’errance –
Auront le tout
Du monde à
Rendre à
Notre incandescence
Jusqu’à l’océan
Où nous les
Aurons
Baignés – nus –
Pour saisir nos âmes
Réciproquement
Après la pénétration impondérable
De ta profondeur par l’érigé
De ma pauvre vérité
Mi-dite

Ni Chanteclerc ni Pie voleuse –
Tout aura été achalandé
De nos chants –
Sans aucun spectacle –
Juste offerts à
La vindicte
De ce monde qui crie
Ses appels cruels et sans
Avenir –
Dans le presque-rien
De nos lèvres – susurrant le bruit lointain
Des étoiles sur notre chemin –
Pour passer outre
Toute accumulation des choses
Dans notre tout d’amour –
Pour aller ouvrir
A l’infini
Les pulsations du rien
Avec les éclairs
Singuliers
De nos
Bouches de clarté

Et ta beauté soyeuse envoutera
Le gisement des âges
Elle ne s’effilochera
Ni ne se pliera
Devant l’éternité
Ton réel creuse
Les sillons de
L’accueil
Et … Monceau par monceau –
Nous aurons – tous deux –
Déconstruit remparts
Et murs qui gardent
Le tout de
La parole tyrannisante –
Nous aurons ainsi ponctué
Notre dire amoureux
Avec le silence
Où nos mains
Se joignent
Sous un charme
Et puis nous danserons encore
Et encore sous le parapluie
Toujours ouvert de
Notre amour
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