samedi 23 avril 2016
jeudi 21 avril 2016
Magnifique poème qui se donne telle une offrande courageuse !
Mai
12
2015
Ces pays qui furent des mille et une nuits – Sabrina Desquiens
Ces pays qui furent des mille et une nuits.
Il est des pays que l’on reconnaissait
Au son enchanteur des cithares qui les encensaient,
Aux effluves des nérolis et du jasmin qui, entremêlés,
Achevaient de toutes leurs suaves forces, de nous saouler.
Au son enchanteur des cithares qui les encensaient,
Aux effluves des nérolis et du jasmin qui, entremêlés,
Achevaient de toutes leurs suaves forces, de nous saouler.
Il est des pays que l’on reconnaissait
Aux voix mélodieuses et chantantes des habitants de ces contrées,
À la lumière du jour qui nous éblouissait,
À la douce chaleur et langueur de la vie qui s’en dégageait.
Aux voix mélodieuses et chantantes des habitants de ces contrées,
À la lumière du jour qui nous éblouissait,
À la douce chaleur et langueur de la vie qui s’en dégageait.
Il est des pays que l’on reconnaissait
À leur beauté architecturale, aux monuments ciselés,
À ses mosaïques savamment disposées,
Aux œuvres d’art ancestrales et meubles marquetés.
À leur beauté architecturale, aux monuments ciselés,
À ses mosaïques savamment disposées,
Aux œuvres d’art ancestrales et meubles marquetés.
Il est des pays que l’on connaissait,
Pour la douceur de vivre qui s’en dégageait,
Pour leur accueil chaleureux et leurs civilités,
Pour cette formidable ouverture d’esprit et sagesse des aïeux héritées.
Pour la douceur de vivre qui s’en dégageait,
Pour leur accueil chaleureux et leurs civilités,
Pour cette formidable ouverture d’esprit et sagesse des aïeux héritées.
Il est des pays que l’on reconnaissait,
À ces felouques sur lesquelles on naviguait,
À l’odeur des embruns qui nous chavirait,
Aux grillades de poissons fraîchement pêchés, sur la plage, dont on se délectait.
À ces felouques sur lesquelles on naviguait,
À l’odeur des embruns qui nous chavirait,
Aux grillades de poissons fraîchement pêchés, sur la plage, dont on se délectait.
Il est des pays que l’on ne reconnaît plus, mais que l’on devine,
Des pays à l’humeur, désormais, bien chagrine
D’avoir ainsi en pâture été livrés à des conjonctures politico-religieuses qui les dépassaient,
À des personnes soi-disant bien pensantes qui n’ont de cesse que de les aveugler.
Des pays à l’humeur, désormais, bien chagrine
D’avoir ainsi en pâture été livrés à des conjonctures politico-religieuses qui les dépassaient,
À des personnes soi-disant bien pensantes qui n’ont de cesse que de les aveugler.
Il est des pays qui ne se reconnaissent plus,
Car même pendant le mois saint, des supposés frères et croyants s’entre-tuent,
Toujours en quête de plus de pouvoir, au lieu d’ouvrir leur cœur,
De se pardonner, communiquer et reconstruire ensemble leur nation sœur.
Car même pendant le mois saint, des supposés frères et croyants s’entre-tuent,
Toujours en quête de plus de pouvoir, au lieu d’ouvrir leur cœur,
De se pardonner, communiquer et reconstruire ensemble leur nation sœur.
Il est des pays qui se cherchent,
Il est des pays qui se perdent.
Espérons qu’ils puissent un jour
Tels des phénix renaître et réapprendre à vivre les uns avec les autres dans l’amour,
Pour recréer ce qui les caractérisait, cette magie,
Celle des Mille et Une Nuits.
Il est des pays qui se perdent.
Espérons qu’ils puissent un jour
Tels des phénix renaître et réapprendre à vivre les uns avec les autres dans l’amour,
Pour recréer ce qui les caractérisait, cette magie,
Celle des Mille et Une Nuits.
Sabrina Mekhloufi-Desquiens (Tous droits réservés )
MA VOIX PIEUSE EST CELLE DES OISEAUX MIGRATEURS
Mar
30
2016
Ma voix pieuse et celle des oiseaux migrateurs – Fattoum Abidi

Ma voix pieuse et celle des oiseaux migrateurs
Ma voix pieuse et celle des oiseaux migrateurs
Se mêlent de bon matin, on est debout dans une prière pieuse,
Entre jour et nuit on s’est rencontré divinement,
Et nos prières escaladent les escaliers de l’espace mystique.
Les arbres participent à cette rencontre magique,
Le ciel observe nos âmes qui se recueillent ensemble,
La nuit se prépare à s’envoler pour se reposer,
Elle tient sa robe noire et elle nous confie sa sagesse.
La sérénité nous enveloppe dans sa douce dentelle,
La prière des oiseaux migrateurs me vient doucement
Et pieusement, elle est rythmique et communicative,
Notre dieu observe la voile de la sérénité qui couve nos âmes.
Mon cœur a ressenti une fraîcheur qui pose sur ma tête,
Mon âme a apprécié cette douceur divine qui bénit nos têtes,
Le soleil partage nos prières pour la justice dans le monde,
Ces prières insistent pour que tous les peuples du monde soient libres et indépendants.
Je pense aux migrants qui ont traversé les océans,
A la recherche d’une vie mieux, mon cœur se rappelle,
Des gens qui se couvent de la couverture bleue ou grise du ciel
Et qui se réchauffent du bois de la forêt affectueuse.
Ils sont entre vie et mort, ils combattent pour survivre,
Mon âme se rappelle du petit enfant martyr au bort d’une
Mer dévoratrice, mes yeux pleurent les femmes,
Qui cherchent de l’eau et de la nourriture pour leurs enfants migrants.
Ma plume a dénoncé et elle a condamné les guerres,
Qui ont causé les flux migrateurs dans un monde inconnu,
On quitte sa terre, et on laisse sa patrie et ses biens
A la recherche d’une vie et d’une dignité rebelle.
Dommage que la dignité de nos humains dans le monde,
Est violé, est massacrée, est bafouée,
On jette de la nourriture pour les migrants,
Et cette nourriture est insuffisante.
Les êtres humains sont propriétaires,
De toute la planète on ne doit pas faire,
De barrages aux gens démunis
Ils quittent leur terre à cause des féroces guerres et de la famine
C’est inhumain de chasser des migrants,
Qui sont épuisés par la fatigue des voyages forcés,
Que les grands décideurs du monde activent davantage,
Leur sens humain pour une dignité et pour une sécurité humaine.
Tous les humains sont de la même origine,
Ayez pitié même par respect à votre origine unitaire,
Le monde ne vivra pas en paix si les penseurs
Et les décideurs ne s’unissent pas pour une paix humaine et pour une égalité universelle.
© Fattoum Abidi 30.3.2016
Soleil en Bandoulière Nous Entrons dans la Nuit
SOLEIL EN BANDOULIÈRE NOUS
ENTRONS DANS LA NUIT
Soleil mou – plat et
blanc comme vin
Chaleur tendre et douce
dans l'assiette du ciel gris
Rivière clairsemée de
poissons fauves
Entre rives murales
A crème brûlée
Ce festin qu'elle
attendrait
A la barbe rousse d'un
arbre
Secoue l'estomac
De la ville
Il creuse mes entrailles
Puisque je l'ai épousée...
Or la jeunesse est
absente
Mais là où elle trempe
Le soleil s'ouvre
Ici il vient se faisant
écho brillant
De ce qui commence...
Le printemps
Ne peut s'user à le
reconnaître
On prend son temps
Pour dévoiler dessous
leurs masques
Les tueurs de ce qui
s'épanouit
Nous ne sommes plus au
temps
Des menuets de cour
Scherzo bat
Le mouvement...
Le soleil – de voile en
voile -
Descend sur notre
Table dégarnie
Le festin est nu
Et le vent lui souffle
dessus...
Il se lève – couronnant
La fin d'un jour
De travail
Le travail ! Sans
tête ni voix
Que celle des princes
S'émiette et
Siffle quand il se perd
Voici le merle gambadant
vers nous
Il accrochera peut-être
Un trille à
L'ouverture de la partie
pour
La ville sans dessein
Qui voit se lever un soir
étincelant
Pour le désordre amoureux
Contre l'ordre fou
Des lois
Le festin est nu
Le travail est à nu
Mais les loups des princes
dansants
Sont ôtés ! Et l'on
voit
Des monstres
En vigie
Passer dans des rues sans
fin
Avec des yeux injectés
Du sang de
La haine
On n'attend plus dans la
veille
Les monstres sont à nu...
Il est tard déjà...
Dans son dernier sourire
L'astre flambant neuf
Nous lance un
Dernier regard
Et nous chevauchons déjà
L'ombre âcre et amère
Et nous nous dégageons
De l'âpre guerre des
places
Et des sièges où
ruminent
Les fantassins des
Princes
Notre vent dans nos voiles
Secoue tous les puissants
Dont nous sommes
Pourtant séparés
mardi 19 avril 2016
AU TAMIS DU TEMPS DEMEURE L'AME DU BONHEUR
AU TAMIS DU TEMPS DEMEURE
L'ÂME DU BONHEUR
D'être mise au tamis du
temps
La joie en coups de vent
s'étend
Pour l'âme qui en est la
voix
Restant en prise pour ses
choix
Si les rêves du passé
coulent
En passant sans trêve au
moule
De l'actuel vibrant au
corps
Nos vies appellent leur
accord
Passoire de tous nos
désirs
Ce temps à surseoir aux
plaisirs
Nous tient hors de tous
les Pouvoirs
Mais tien et mien sang est
Savoir !
Le paradis des seigneurs
saigne
Tout raidi qu'on ne ne le
craigne
Citoyen aux vertus qui
dorment
Un rien te tue qui fait un
somme
Brocanteurs pour salut
public !
Encarteurs ! Parvenus
cyniques !
Aveuglés ! Fiers de
marcher seuls...
Beuglez en vos marchés
bégueules !
Serial killers de
nouveautés
Vous les déquillez aux
cités
Sourires biaisés sous les
braises
Vous brillez beaux sires à
l'aise
Mais soufflons en un seul
chœur
Sur le gouffre de vos
rigueurs
Car la fièvre est sur nos
lèvres
Or nos rêves elle ne les
sèvre
Ombres tutélaires des
morts
Vos airs sombrent dans vos
décors
Vous siégez sous
l'Apocalypse
Nous vous piégeons dans
nos ellipses
Ferveur accueillant la
misère
Sans savoir treuillé de
l'enfer
Où des despotes
psalmodient
Et garrottent nos mélodies
Ces temps troubles où les
seigneurs
Doublent tant les prieurs
crieurs
Que certifiés pour beaux
honneurs
Ils aboliraient le Bonheur
Ni titubant en leurs
miroirs
Ni adoubant leur pauvre
histoire
Édifions notre rébellion
En nous défiant de tout
champion
Pour victoire de notre
aurore
Nous ne toisons leurs
trésors
Ni festin – ni même
butin
Ni même mutins du
destin !
Au tocsin pour toute
justice
Notre dessein n'est pas
factice
Nous soulevons le poids
des ans
En élevant nos droits
présents
Si l'étreinte des
conséquences
Est bien empreinte de
distance
Les soupirs en poussière
vaine
Vont dépérir cassant nos
chaînes
Car indignés nous sommes
riches
D'assigner les zones en
friches
Au soleil de l'égalité
Qui veille à notre
liberté
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