jeudi 21 avril 2016

Stravinsky: The Firebird / Gergiev · Vienna Philarmonic · Salzburg Festi...

Magnifique poème qui se donne telle une offrande courageuse !

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Mai 12 2015
Photo du profil de Sabrina Desquiens

Ces pays qui furent des mille et une nuits – Sabrina Desquiens

Ces pays qui furent des mille et une nuits.
Il est des pays que l’on reconnaissait
Au son enchanteur des cithares qui les encensaient,
Aux effluves des nérolis et du jasmin qui, entremêlés,
Achevaient de toutes leurs suaves forces, de nous saouler.
Il est des pays que l’on reconnaissait
Aux voix mélodieuses et chantantes des habitants de ces contrées,
À la lumière du jour qui nous éblouissait,
À la douce chaleur et langueur de la vie qui s’en dégageait.
Il est des pays que l’on reconnaissait
À leur beauté architecturale, aux monuments ciselés,
À ses mosaïques savamment disposées,
Aux œuvres d’art ancestrales et meubles marquetés.
Il est des pays que l’on connaissait,
Pour la douceur de vivre qui s’en dégageait,
Pour leur accueil chaleureux et leurs civilités,
Pour cette formidable ouverture d’esprit et sagesse des aïeux héritées.
Il est des pays que l’on reconnaissait,
À ces felouques sur lesquelles on naviguait,
À l’odeur des embruns qui nous chavirait,
Aux grillades de poissons fraîchement pêchés, sur la plage, dont on se délectait.
Il est des pays que l’on ne reconnaît plus, mais que l’on devine,
Des pays à l’humeur, désormais, bien chagrine
D’avoir ainsi en pâture été livrés à des conjonctures politico-religieuses qui les dépassaient,
À des personnes soi-disant bien pensantes qui n’ont de cesse que de les aveugler.
Il est des pays qui ne se reconnaissent plus,
Car même pendant le mois saint, des supposés frères et croyants s’entre-tuent,
Toujours en quête de plus de pouvoir, au lieu d’ouvrir leur cœur,
De se pardonner, communiquer et reconstruire ensemble leur nation sœur.
Il est des pays qui se cherchent,
Il est des pays qui se perdent.
Espérons qu’ils puissent un jour
Tels des phénix renaître et réapprendre à vivre les uns avec les autres dans l’amour,
Pour recréer ce qui les caractérisait, cette magie,
Celle des Mille et Une Nuits.
Sabrina Mekhloufi-Desquiens (Tous droits réservés )

Krzysztof Penderecki: Concerto per pianoforte e orchestra (2001/2002)

MA VOIX PIEUSE EST CELLE DES OISEAUX MIGRATEURS

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Mar 30 2016
Photo du profil de Fattoum Abidi

Ma voix pieuse et celle des oiseaux migrateurs – Fattoum Abidi

Femme écrit 4.
Ma voix pieuse et celle des oiseaux migrateurs
Ma voix pieuse et celle des oiseaux migrateurs
Se mêlent de bon matin, on est debout dans une prière pieuse,
Entre jour et nuit on s’est rencontré divinement,
Et nos prières escaladent les escaliers de l’espace mystique.
Les arbres participent à cette rencontre magique,
Le ciel observe nos âmes  qui se recueillent ensemble,
La nuit se prépare à s’envoler pour se reposer,
Elle tient sa robe noire et elle nous confie sa sagesse.
La sérénité nous enveloppe dans  sa douce dentelle,
La prière des oiseaux migrateurs me vient doucement
Et pieusement, elle  est rythmique et communicative,
Notre dieu observe la voile de la sérénité qui couve nos âmes.
Mon cœur a ressenti une fraîcheur qui pose sur ma tête,
Mon âme a apprécié cette douceur divine qui bénit nos têtes,
Le soleil partage nos prières pour la justice dans le monde,
Ces prières insistent pour que tous les peuples du monde soient libres et indépendants.
Je pense aux migrants  qui ont traversé  les océans,
A la  recherche d’une vie mieux, mon cœur se rappelle,
Des gens qui se couvent de la couverture bleue ou grise du ciel
Et qui se réchauffent du bois de la forêt affectueuse.
Ils sont entre vie et mort, ils combattent pour survivre,
Mon âme se rappelle du  petit enfant martyr au bort d’une
Mer dévoratrice, mes yeux pleurent les femmes,
Qui cherchent de l’eau et de la nourriture pour leurs enfants migrants.
Ma plume a dénoncé et elle a condamné les guerres,
Qui  ont causé les  flux migrateurs dans un monde inconnu,
On quitte sa  terre, et on laisse sa patrie et ses biens
A la recherche d’une vie et d’une dignité rebelle.
Dommage que la dignité de nos humains dans le monde,
Est violé, est massacrée, est bafouée,
On jette de la nourriture  pour les migrants,
Et cette nourriture est insuffisante.
Les êtres humains  sont propriétaires,
De toute la planète on ne doit pas faire,
De barrages aux gens démunis
Ils quittent leur terre à cause des féroces guerres et de la famine
C’est inhumain de chasser des migrants,
Qui sont épuisés par la fatigue des voyages forcés,
Que les grands décideurs du monde activent davantage,
Leur sens humain pour une dignité et pour une sécurité humaine.
Tous les humains  sont de la  même origine,
Ayez pitié  même par respect à votre origine unitaire,
Le monde ne vivra pas en paix si les  penseurs
Et les décideurs ne s’unissent pas pour une paix humaine et pour une égalité universelle.
© Fattoum Abidi 30.3.2016

Soleil en Bandoulière Nous Entrons dans la Nuit





SOLEIL EN BANDOULIÈRE NOUS ENTRONS DANS LA NUIT


Soleil mou – plat et blanc comme vin
Chaleur tendre et douce dans l'assiette du ciel gris
Rivière clairsemée de poissons fauves
Entre rives murales
A crème brûlée

Ce festin qu'elle attendrait
A la barbe rousse d'un arbre
Secoue l'estomac
De la ville

Il creuse mes entrailles
Puisque je l'ai épousée...

Or la jeunesse est absente
Mais là où elle trempe
Le soleil s'ouvre

Ici il vient se faisant écho brillant
De ce qui commence...
Le printemps
Ne peut s'user à le reconnaître

On prend son temps
Pour dévoiler dessous leurs masques
Les tueurs de ce qui s'épanouit

Nous ne sommes plus au temps
Des menuets de cour
Scherzo bat
Le mouvement...

Le soleil – de voile en voile -
Descend sur notre
Table dégarnie

Le festin est nu
Et le vent lui souffle dessus...
Il se lève – couronnant
La fin d'un jour
De travail

Le travail ! Sans tête ni voix
Que celle des princes
S'émiette et
Siffle quand il se perd

Voici le merle gambadant vers nous
Il accrochera peut-être
Un trille à
L'ouverture de la partie pour
La ville sans dessein
Qui voit se lever un soir étincelant
Pour le désordre amoureux
Contre l'ordre fou
Des lois

Le festin est nu
Le travail est à nu
Mais les loups des princes dansants
Sont ôtés ! Et l'on voit
Des monstres
En vigie
Passer dans des rues sans fin
Avec des yeux injectés
Du sang de
La haine

On n'attend plus dans la veille
Les monstres sont à nu...
Il est tard déjà...
Dans son dernier sourire
L'astre flambant neuf
Nous lance un
Dernier regard

Et nous chevauchons déjà
L'ombre âcre et amère
Et nous nous dégageons
De l'âpre guerre des places
Et des sièges où ruminent
Les fantassins des
Princes


Notre vent dans nos voiles
Secoue tous les puissants
Dont nous sommes
Pourtant séparés

mardi 19 avril 2016

AU TAMIS DU TEMPS DEMEURE L'AME DU BONHEUR


AU TAMIS DU TEMPS DEMEURE L'ÂME DU BONHEUR

D'être mise au tamis du temps
La joie en coups de vent s'étend
Pour l'âme qui en est la voix
Restant en prise pour ses choix

Si les rêves du passé coulent
En passant sans trêve au moule
De l'actuel vibrant au corps
Nos vies appellent leur accord

Passoire de tous nos désirs
Ce temps à surseoir aux plaisirs
Nous tient hors de tous les Pouvoirs
Mais tien et mien sang est Savoir !

Le paradis des seigneurs saigne
Tout raidi qu'on ne ne le craigne
Citoyen aux vertus qui dorment
Un rien te tue qui fait un somme

Brocanteurs pour salut public !
Encarteurs ! Parvenus cyniques !
Aveuglés ! Fiers de marcher seuls...
Beuglez en vos marchés bégueules !

Serial killers de nouveautés
Vous les déquillez aux cités
Sourires biaisés sous les braises
Vous brillez beaux sires à l'aise

Mais soufflons en un seul chœur
Sur le gouffre de vos rigueurs
Car la fièvre est sur nos lèvres
Or nos rêves elle ne les sèvre

Ombres tutélaires des morts
Vos airs sombrent dans vos décors
Vous siégez sous l'Apocalypse
Nous vous piégeons dans nos ellipses

Ferveur accueillant la misère
Sans savoir treuillé de l'enfer
Où des despotes psalmodient
Et garrottent nos mélodies

Ces temps troubles où les seigneurs
Doublent tant les prieurs crieurs
Que certifiés pour beaux honneurs
Ils aboliraient le Bonheur

Ni titubant en leurs miroirs
Ni adoubant leur pauvre histoire
Édifions notre rébellion
En nous défiant de tout champion

Pour victoire de notre aurore
Nous ne toisons leurs trésors
Ni festin – ni même butin
Ni même mutins du destin !

Au tocsin pour toute justice
Notre dessein n'est pas factice
Nous soulevons le poids des ans
En élevant nos droits présents

Si l'étreinte des conséquences
Est bien empreinte de distance
Les soupirs en poussière vaine
Vont dépérir cassant nos chaînes

Car indignés nous sommes riches
D'assigner les zones en friches
Au soleil de l'égalité
Qui veille à notre liberté