lundi 18 janvier 2016

INAUGURER UN NOUVEL HORIZON





INAUGURER UN NOUVEL HORIZON



De l'incertain cloué aux murs de la raison
Nous pouvons pourtant fabriquer un horizon
Même si l'obscur ébranle toutes nos recherches
Notre amour de l'humain vendra toute sa mèche

Il fait bon au p'tit matin rêver d'insouciance
Tout en se remplissant de la folle présence …
A côté de la maison du rêve un chante monte
En dehors du souffle des fauves qu'il démonte

Même si le poème est un faible exutoire
Contre la vitesse demeure l'écritoire
Et quand toutes les lumières encore insistent -
Comme dans un incendie du cœur on résiste

Et l'on trame toute la vie en un futur
Le passé perdu des horizons se suture
 Pourtant àl'instant vrai où l'on ne se répète
Oui ! Il inaugure un nouveau sang dans nos têtes

Nous avons perdu la mémoire du souci
Et nous oublions celle de tous les rassis
Si nous nous assimilons à tout miséreux
C'est de savoir qu'ils ont été aussi heureux

De là le poème qui chante sur deux jambes :
L'instant que l'on trace et le temps qui toujours passe
C'est bien debout sur terre - debout face au ciel
Qu'en compagnon des éveils on tient l'essentiel

Qu'on puisse encore entrer dans la révolution
Celle où se rencontrent les plus belles passions
Mais le moment où lentement monte le jour
On ne l'oublie jamais dans notre humble séjour

Là où l'on danse avec les mots de la pensée
Accordant sa musique avec les voix cassées
On tâche de se relever de leur silence
En les accompagnant encore hors de l'absence

Pendant ces crues nouvelles du sens on se lance
Au faîte des vagues de rumeurs qui encensent
Le si brillant passage de la nuit au jour
Pendant ce temps où l'or du ciel ouvre l'amour

dimanche 17 janvier 2016

A L'EXIL : ALLEGEANCE INSOUMISE



A L'EXIL : ALLÉGEANCE INSOUMISE


Pièce à deux sous de l'incertain
Poème qui file son train
Dans les diagonales du monde
Où ne s'attend rien que rondes
De ces survenant attentifs
Aux changements décisifs

Ils ont connu désastres et guerres
Et parcouru toutes leurs terres
De ville en ville déchirées
Par toutes armes acérées

Demeurez rêves et espoirs
Malgré les obscurs déboires !
Accompagnez tous ces errants
Que tous les maux atterrants
Où tant de nos frères ont péri :
Faim – soif – maladies et tueries
Trouvent leurs fins Ici
Malgré l'avis des rassis

Nous nous battons pour le bonheur
Et laissons pousser toutes fleurs
Pour couronner leurs différences
En universelle présence

Que nos pays pour s'épanouir
Trouvent de quoi les accueillir
Ces parias du monde moderne
Qui dans sa furia sur sa scène
Ré-installe camps de transit
Ainsi se rend-il vraiment quitte !

Mais où est la grande richesse
Qui compte tout homme – avec sagesse
Dans le grand concert des nations ?
Qui le transforme avec passion
Pour préserver toute musique
Accordable à chose publique ?

Pièce à deux sous de l'incertain
Pour grande cause qu'elle retient
Te voilà poème qui sème
De bien beaux grains que l'on essaime
Jusque dans les terres arides
Pour en finir avec le vide

Te voilà poème ! Embarqué
Pour t'affranchir de toute clef
Qui ferme mers et océans
Sauf celle qui les rend béants
Pour paix fertile et verticale
Sortie de tout ce mal banal
Qu'entretiennent tous les froids monstres
En platitudes qui démontrent
Leur injuste et fausse puissance
Dans leurs près-carrés d'existence

Non ! La vie n'est pas mer tranquille
L'humain qui y cherche son île
Tombe toujours sur les courants
Qui l'emportent en le serrant
Dans de funestes aventures
Qui sont défi à son futur

Si l'avenir nous appartient
C'est en amenant tous les liens
De l'humaine nature à vivre
Selon ce miroir que lui livrent
Mille fleurs de l'égalité
En un bouquet pour liberté

Ne renonçant donc plus jamais
Même si nous devons ramer
A prendre de Paris l'esquif
Pour voyage Ici décisif
Vers la vie de tous les damnés
Que la misère a condamnés
A peiner en pauvre survie …
Avec eux nous serons ravis

samedi 16 janvier 2016

LE FEU SOUS-TERRAIN DE LA JOIE



LE FEU SOUS-TERRAIN DE LA JOIE



Dans les cendres d'un feu ancien
Où couve encore l'incendie
De promesses bien mal éteintes :

Ce seul bonheur auquel tu tiens
Souffle les flammes que tu dis
Lever de sources non atteintes

Et notre terre en ses dessous
Fulmine au corps d'être blessée
Par tant d'outrages à la nature

Tu le sais – ne voulant deux sous
Pour ses ressources ramasser... :
Seule ta voix est au futur

L'entendre ce feu remonter
De son fond en respiration
A l'air libre de tout volcan

Toi ! Poète sors du Léthé
Avec ta forte aspiration
A aller toucher le toucan

Là où la forêt se resserre
Dans cette Amazonie poumon
De notre terre en mouvement

On voudrait que se desserrent
Les pinces de tout feu démon
Pour saisir le chant des amants

O Terre ! Terre ! Emporte-nous
Dans toutes tes révolutions
Et que notre temps t'accompagne !

Même si ce voyage noue
La moindre de nos vraies passions
Au feu pour Pays de Cocagne !

jeudi 14 janvier 2016

PETIT MATIN DE PLUIE HIVERNALE A PARIS Digestion du Temps de la Paix Mais Ingestion de celui de l'Espoir Au p'tit matin la pluie rissole Sur le marbre phosphorescent Comme en un miroir où se collent Des feux et phares incessants Les automobiles filent – tonnent Leur temps lourdement se repaît De digérer tout ce qui sonne Comme vive annonce de paix Mais les revenus de la nuit Sous le auvent claquant – chuchotent Démontrant que le bruit qui luit Ce sont chaînes de Don Quichottes Car si vitesse qui rugit Entame le fin son de l'âme C'est vers quelles fins que surgit Au p'tit matin toute sa trame Bonjour à tous les alanguis Qui respirent dans de beaux rêves De quoi ne pas rester aigris Devant ce qui remue sans trêve Mais la ville profonde attend De toutes ces ondes précoces Que se réveille le bon temps D'un autre printemps de ses noces Là avec foules rencontrées Avec tout Homme qui se lève Aguiché par ses beaux attraits Pour y prendre toute sa sève ... Dans tous ses arbres qui somnolent Et sur le sol de ses ruelles Et dans l'eau noire des rigoles Jusqu'à nous paraître si belle





PETIT MATIN DE PLUIE HIVERNALE A PARIS

Digestion du Temps de la Paix Mais Ingestion de celui de l'Espoir



Au p'tit matin la pluie rissole
Sur le marbre phosphorescent
Comme en un miroir où se collent
Des feux et phares incessants

Les automobiles filent – tonnent
Leur temps lourdement se repaît
De digérer tout ce qui sonne
Comme vive annonce de paix

Mais les revenus de la nuit
Sous  l'auvent cliquetant – chuchotent
Démontrant que le bruit qui luit
Ce sont chaînes de Don Quichottes

Car si vitesse qui rugit
Entame le fin son de l'âme
C'est vers quelles fins que surgit
Au p'tit matin toute sa trame

Bonjour à tous les alanguis
Qui respirent dans de beaux rêves
De quoi ne pas rester aigris
Devant ce qui remue sans trêve

Mais la ville profonde attend
De toutes ces ondes précoces
Que se réveille le bon temps
D'un autre printemps de ses noces

Là avec foules rencontrées
Avec tout Homme qui se lève
Aguiché par ses beaux attraits
Pour y prendre toute sa sève ...

Dans tous ses arbres qui somnolent
Et sur le sol de ses ruelles
Et dans l'eau noire des rigoles
Jusqu'à nous paraître si belle