mercredi 25 février 2015

TÊTE ET CORPS DANS UNE VILLE POUR L'ART QUI RELIE


TÊTE ET CORPS DANS UNE VILLE POUR L'ART QUI RELIE



Que ce soit la fête - encore - dans ton regard
Oui si tu gardes tête au corps - dans l'art …

Bien que ton écoute soit au fanal du jour …
Installe tes parcours sur le front lumineux de l'amour !
Tu le sais instruit par les plis des vagues
De pluie et de soleil quand tu divagues
En les embrayant sur celles sonores
De la circulation .. Qui te dévore

Tu les mêles à ta vive passion
Mais elles te chahutent pour l'action
Te percutent à travers mille appels
Tohu-bohu triomphant de toute aile
De la nuit tricotée avec les nuées ...
Tes rêves étrillés par la ruée

Vertige qui te tire à la vitesse -
Ton vague à l'âme s'en va sans tristesse
Visiter le vide et … Embrigadé
Par Ville en mille drames en bordée -
Te voilà pris par le ravivement
Au plein sens en éveil de moult amants -

C'est leur signature pour toutes paroles -
Elle assure le multiple sur ton sol
Contre un repli sans chair dans le chaos
Pour qu'à son vide se substitue l'écho
D'arts qui ne s'achètent que pour nourrir
Tête et corps de vertu et de désirs

Se remontera en toi l'accord-fête
Du hasard sorti de pensées défaites …
Tendre danse sur traverses nouvelles
Où l'intense reversé aux appels
Couronne de notes et de poèmes
Paris qui saute - détonne - s'essaime
Jusqu'à la misère qu'elle semble oublier -

Tremble en tes bras serrés pour relier
O Notre ville ! Tu souffles - transpires
Tes nuits sous tes yeux brillants qui attirent -
Prends au sérieux ceux qui - au prix d'un chant -
N'ont souffert que de te savoir séchant
Tes larmes contre toute ta mémoire
En ton âme perdue dans les déboires
De tant de tes frères qui t'ont quitté
Pour moins de misère -– moins de beauté -

Toi donc - O Ville aux accents défunts
Demeure bien ouverte à tous parfums
De tous cœurs et de toutes origines
Afin de sentir le neuf qui t'affine
Au grand art et à toute poésie !
Alors si la ville-vigie qui joue à la muse
Te parle! O Humain qui t'uses
A courber le dos contre tout oubli
Ainsi ! Ville ! Tu rentres dans les plis
De la beauté qui revient se déploie
Avec ta voix - O Humain qui ne ploie
Ton corps sous l'ombre tracée de Misère
Mais les relève ensemble à la lumière

C'est ta chair - c'est ta sève dans le partage
O Ville ! Le slameur de tous les âges
Claque les portes partout où il passe
Avec sa voix qui s'emporte et repasse
Son art pour tous les arts de la parole
Et peu importe qu'aboient les puissants
Si toi – l'anonyme tu viens puiser
Contre la trime des rimes osées
Pour que tête et corps entrent en accord
Pour une âme libre dans le décor
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