jeudi 29 octobre 2015

SOUS LE SOURIRE LE TEMPS RESPIRE POUR TOI




SOUS LE SOURIRE LE TEMPS RESPIRE POUR TOI



Sourire … Sourire...
Le temps respire des choses :
La corne de la terre
Et attire l'automne
Et ses métamorphoses
Sur le sang
Des arbres

Et comme de noir marbre
La résistance aspire
L'essence des
Voix
Vers le verbe terrien
Où s'enfle
Aérienne : la fleur
Du lien souffleur
Pour vers de
Bon aloi

Je ne siffle mes guerres
Au hachoir de
La ville
Et je ne croise le fer
Que pour ces
Vers codicilles
Où dans
L'instant – il m'échoit
Dans cet îlot
De choix -
De tenter des bonds
Au silo du verbe
Pour hanter
Un peu
L'herbe sauvage

Qu'ils soient bons et sages
Ces liens de
Tout charme
Je m'applique
A saisir en musique
Des petits riens d'âme
Dans des vagues d »amour
Qui s'étirent et
Enchantent
Tout autour

Alors qui se targue de tenir
Les remous flambants
Du désir
S'ébroue tremblant
Devant la saison
Incendiée
Où les cendres
Prennent corps
De braises
Qui accordent les baisers
Alliés à un futur
De glaise
Que modèlent les mains
En se brûlant
De tendresse
Au tulle d'azur
Par les appels d'une
Raison pour
Les plus intimes
Et proximes
Lendemains de la promesse

Demeure ! O Sourire
A la corne des choses
Pour faire disparaître
La maudite nécrose
Et creuse ton désir
Au-delà de la terre
Du sempiternel paraître
Que tous les mots dits
Ne meurent dans
Les serres de
L'être

Ah ! S'envoler au plus fin des hasards
Pour dévoiler le destin de l'art
Aux désarmés par l'amour
Quand s'étiole
Le toujours !

Si la fantaisie urbaine
Ressaisit toute fontaine
Au milieu du lointain
Elle ne fauche
Le proche
Qui déteint sur notre nu savoir
Annulant le destin
En un riche et
Rouge savoir
Pour une distance qui s'éteint
Et se fiche aux bouches
De la présence qui vient

Les lumières grillent les soupirs
Quand la terre en ville brille et attire
Le sans-souci de brume
Dont jouit ici Pierrot
La lune
Attirant les regards stellaires
Qui éclairent
Le pâle air

Enfoui sous l'oracle des choses
S'épanouit le miracle de sa rose
Et l'on dessine un beau destin
Où l'on fulmine en mutin
De la beauté orphique
Avec la liberté de
La musique
Sans que tombe en un enfer
Celle qui en Cythère
Abonde en si chers
Sentiments
Pour l'amant si sincère
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