mardi 28 mai 2013

VERS LE TEMPS QUE NOUS VOULONS



VERS LE TEMPS QUE NOUS VOULONS



Et l’azur a une couleur
Que patine la ville
Sur ses toits  bleus
Comme en futur
Au cœur proche

Mais – d’Ici –
Que sourde la douleur :
Intranquilles sont ces temps
Qui hurlent en nos mains
Touchant le désir
Qui s’inspire
A l’eau lourde
Du destin

Reste qu’avec le bleu dans l’ardent
Nous brûlerons tous les conciles
Où s’échafaude notre
Propre avenir

Et le monde battant de l’aile
Pourra nous surprendre
De son vide capital –
Nous élevons
Les signes que
Nous voulons
Dans les grandes lignes
D’hirondelles qui accompagnent
Tous les exils

Désarçonnant tout arsenal de guerre
Dans nos poèmes –
Nous sèmerons
La paix fertile
Où se gagne
La lumière

Voici venir la nuit :
Ce pagne de l’instant
Qui réchauffe les galops
De la présence en
Court-circuitant
Les arènes d’ombres
Par ses feux permanents
Qui font loucher la pensée
Vers les bruits de
Compagnie

Parole enlacée
A l’eau jaillissante des fontaines –
Mon encre la boit :
Cette énergie qui circule
Pour tant de gens
Aux différences
Embrassées

Et toute vitesse pénètre
Les cœurs qui palpitent et
Traversent tous
Les palabres –
Oublié : leur transit :
Lentement s’installent les songes
Au prurit de l’écoute –

Douces rumeurs
Qui flottent dans
L’air enrubanné par
La paix :
Je vous hume
En pièces soudées
Par une errance ciblée –
Et c’est la mienne
Que je renvoie
Au ciel de
Paris sans étoiles :
Ce qui – au grand filet
De lumière de la tour Eiffel –
Lance l’éclaircie dans
Le comble de l’obscur
Et fait sauter tous
Les murs

Bridée : mon avancée
S’installe au creux de
Ma pensée avec
Le gouvernail
De ma voix

Achevé : le chant de mes oracles –
Glisse au-milieu des
Péroraisons
Anonymes –
Pleine – ma boîte de Pandore
S’ouvre à tous les amours
Qui – Ici – résonnent
Sans fin

Et c’est ma nuit qui m’appelle
Pour délivrer de la joie
Au grand désert
De l’ennui
Qui guette … Guette
Tout poème –
La ville a assez soufflé le lointain
Et mes accents le relèvent
Dans la verticale
Du proche
Qui fabrique
De l’éternité
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